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 Silva R. Shinjitsu [95%]

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MessageSujet: Silva R. Shinjitsu [95%]   Jeu 3 Mai - 18:51


Silva R. Shinjitsu
Qui est-ce ? – Comment est-il ?




Nom : R. Shinjitsu (“R.” pour rouge ou rubicond, “Shinjitsu” pour Vérité, en Japonais).
Prénom : Silva
Surnom : « Le diablotin rubicond »
Age : Quarante-six années.
Nature : Homo Sapiens.
Lieu de Naissance : Île inconnue.

Camp : Baroque Works pour le moment (anciennement, membre du Cipher Pol n°9).
Grade souhaité : Leader de Baroque Works. Si impossible (niveau RP non requis), je serais associé au leader (sans vraiment de grade au sein de BW).
Armes/Capacités Spéciales : Comme arme, couteaux de lancers, poignards et dagues ; Kenbun-Shoku : La Couleur de l'Observation
Spécificité du Personnage : Fume énormément, initié à une foule de sports de combat (dont spécialiste ceinture noire Aikido, Boxe Thaïlandaise et Karaté) ; spécialisé comme espion (au sein de Baroque Works), des connaissances en médecine (niveau poisons notamment).
But et/ou Rêves : Renverser le Gouvernement totalitaire pour pouvoir faire parler la voix du peuple.







Vous voici donc, vous qui lisez la biographie – je ne vous le fait pas dire, utiliser le mot biographie à côté du déterminant « la », ça sonne faux. Mais … faux c’qui faux –. Je vous avertis tout de suite : cette partie est la plus insupportable de mon autobiographie. Franchement, qui aime lire les descriptions d’un personnage ? D’un lieu, je ne dis pas. Je suis du genre à penser qu’une représentation écrite d’un bâtiment, ou simplement du paysage nous aide à concevoir le scénario ; qu’elle permet de nous identifier à l’histoire. Mais d’un personnage. Où allons-nous ? Un roman n’est-il pas fait pour se confondre à l’acteur principal ? Je pars sur cette optique-là. Mais je ne vais pas faire mon revêche pour autant ; j’ai tout à y perdre. Ceci étant, ne refermez pas de suite cette page, juste à cause de l’ignoble description qui suivra. Passez votre chemin jusqu’au prochain message, lire mon histoire … Mais voici.

Commençons simplement par le moral, si vous le voulez bien. Même pas si vous le voulez-bien d’ailleurs, on le fera quand même, ne serais-ce que pour… Bien, bien, c’est bon. Le premier adjectif me venant à l’esprit pour qualifier mon personnage est « intelligent ». On pourrait aussi aisément parler de science infuse, mais on sort du cadre adjectival. Soyons sérieux. Silva R. Shiriew est loin de l’idiotie. En toute situation, il apparait comme une personne normale, certes ; mais derrière ces traits naturels d’homme se cache une immense perspicacité. Capable de retourner n’importe quelle situation à son avantage, il jongle entre ses capacités d’analyses immesurables, sa capacité de discernement incroyable, son adroite maîtrise de diverses stratégies et sa logique incommensurable. A ceci près ; il ne fait jamais usage de cette effarante mémoire en public. En effet, il souffre – comme toute être intelligent – d’une société repliée sur son ignorance. Shiriew, au lieu de devenir un de ces génies méprisés par la populace préfère jouer avec l’idiotie. Il apparait alors aux yeux des autres comme une personne ‘normale’, à la limite du crétinisme.
On pourrait dans ce cas rajouter à son esprit éveillé un grand amour à la manipulation. C’est une grande partie de son côté sombre ; il manie avec brio les sentiments, émotions de son entourages. On peut notamment revenir sur le fait qu’il trompe depuis toujours le monde, en ne révélant guère son intelligence. Mais ce n’est pas non plus le seul exemple ; je ne vais pas tous les citer, mais sachez qu’il vit la plupart du temps grâce à la manipulation. Restons dans le côté sombre de la force. Un point négatif qui, malheureusement, ne peut se lire sur le visage – contrairement à la croyance – ; il a un gout prononcé pour le sang. Depuis un certain évènement (écrit dans l’autobiographie, pour les curieux), ce défaut s’est installé en lui. Cependant, je souhaite le dire maintenant ; il n’est pas un tueur instable. Il tue avec envie les cibles de ses contrats. Tout ceci est bien entendu combiné avec une planification poussée de ses meurtres – vous aurez compris, grâce à son intelligence –. Parallèlement, il est complètement apathique. On pourrait le qualifier de « psychopathe » au sens large – comprenez « dénué d’émotions » – ; effectivement, il ne ressentira rien. Est-ce à cause de son passé brumeux ? Ou alors est-ce simplement une intériorisation de ses sentiments ? C’est vrai, peut-être qu’il éprouve au final des sensations, mais ne les exprime pas, les garde pour lui. On ne sera jamais ; chacun peut croire ce qu’il veut.
Revenons dans un côté plus gentillet. Notre ami Silva est calme. Il n’est pas continuellement un tueur ; et même dans ces moments de folies, il restera imperturbable. On peut également associer à son comportement, si j’ose dire inébranlable, un autre trait de sa personnalité : le silence. Ce n’est pas le genre de personne à parler pour ne rien dire. On ne peut pas cependant rapprocher cette état d’esprit à de la timidité ; il ne parle pas simplement car la compagnie des hommes ne l’intéresse pas, j’imagine – mais nous ne sommes pas là pour débattre sur son caractè… Ah bah si. –. C’est un fait : il est particulièrement barbant d’avoir la compagnie d’un silencieux. Mais voyez-y un certain avantage : il ne révèlera pas les divers secrets que vous lui confierez – si, bien entendu, secret vous lui confiez –.

Bon. On ne va pas épiloguer. Pour les flegmatiques ayant évité les petites lignes de mon caractère, je vais vous donner les traits de caractère qui me définissent.



Maintenant, poursuivons. J’ai parlé durant ces quelques maigres lignes de la mentalité de mon petit personnage, aussi exécrable soit-elle ; maintenant que vous l’avez cerné psychologiquement, autant continuer sur cette lancée en le décrivant physiquement. Ceci étant, avons-nous vraiment besoin de détailler plus que cela ? C’est vrai, vous avez juste à fixer vos lorgnons sur votre nez et regarder la photo – ou image, ‘fin vous avez compris – ci-dessus … Comme qui dirait, un dessin vaut mieux que mille explications. Surtout qu’au final, il n’y a pas grand-chose à dire. Si, je vois une seule chose. « Je suis de stature moyenne ». C’est la phrase fétiche pour commencer une description physique – qui au final est barbante pour la plupart des personnes –. Et bien mon personne est de taille moyenne. C’est vrai : il n’est ni trop grand, ni trop petit. Peut-être est-il un brin plus petit que la norme – mais en définitive, si cela est vrai, ce n’est guère visible pour l’observateur –. Ceci dit, je ne vais pas vous donner un chiffre précis. C’est tellement barbant, et puis c’est véritablement une futilité. Mais j’imagine que vous ne voulez pas disserter sur ma taille, alors continuons. Pour le poids, c’est sensiblement la même chose. Je n’y attache guère d’importance. Il est, sous son costar, doté d’une musculature impressionnante. Oubliez cependant les physiques impossibles des culturistes ; Silva est juste une personne très athlétique. Beaucoup plus que la plupart des personnes. Bien évidemment, « athlétique » suggère également une très bonne condition physique ; et bien c’est vrai, Silva dispose de grandes capacités.
Que dire de plus ? On a parlé durant ce – petit – paragraphe du physique de Shinjitsu. Bon. Maintenant, tant qu’à faire, autant enchainer sur l’habit, hein. Il est vêtu d’un costume noir. Travail, classe et charme oblige, au-dessus de la cravate – noire également – se forge une superbe barbe saillante. Ah bah non. Il a pas de barbe ; ceci dit, il la porte assez régulièrement – là, il a sûrement du la raser pour les besoins d’une filature ou d’une autre tâche ingrate –.

Bien. Nous en avons terminé, non ?





Dernière édition par Silva R. Shinjitsu le Jeu 10 Mai - 19:12, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Silva R. Shinjitsu [95%]   Jeu 3 Mai - 18:54


Silva R. Shinjitsu
~ Biographie d'un Héros ~







Info : Par souci de cohérence dans mon récit, prenez en compte l’âge de Anasolva Sehrafïna (leader actuel de Baroque Works). Elle aura 35 ans en 1856 (soit à l’époque actuelle), née en 1821. Prendra la tête de BW a 33 ans, en 1854, cela ne change pas.


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Le temps. Utopie – qui au final est plutôt un fait avéré, même si impalpable – qui rythme notre vie. Celle-ci est cadencé à la manière d’un métronome par les unités temporelles secondes, mois ou encore années – créées en somme par et pour l’Homme – ; chaque instant diffère du précédent en tout point. Pourtant, en regardant sur une plus grande distance, on remarque une multitude de similitudes. Nous avons tous eu un enfant qui, au détour d’une rue, se distrayait en frappant gaiement dans une balle ; mais qui, malencontreusement frappa d’un coup sec l’étale du marchand local. Chaque époque possède quelque chose d’inimitable ; un évènement inconcevable, qui ne serait jamais répété. La chute d’un immense royaume, par exemple. Et bien sûr, le seul et unique homme qui s’enorgueillit de son immense réputation, Gold Roger. Pirate incroyable, brigand qui force le respect ; il révolutionna la piraterie. Et Monkey D. Luffy.

Tout ce qui reste de ces deux légendes de la piraterie, ce sont leurs avis de recherche. Ils sont devenus les icônes vivants de tous les forbans, bien que la plupart des habitants du monde considèrent leur vie comme un simple compte d’enfant. Moi, je ne renie pas leur existence, et ce malgré mon appartenance au Gouvernement. Je ne suis pas pro-bandit, je ne renie pas l’existence non plus du Conseil des Cinq étoiles. Mais nous nous égarons, n’est-ce pas ? Le temps coule, les années passent, sont différentes les unes des autres tout en se déroulant avec le même schéma. Et chacun avons notre vie, notre histoire personnelle. Je prends ma plume, je la trempe dans l’encre de chine, et j’écris mon passé.


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23 Janvier 1810 – 23 heures 04
46 ans plus tôt

Su la petite île de Grand Line s’abattait des milliers d’éclairs ; ce petit bout de terre, perdu au beau milieu d’une mer innavigable, scintillait du rayonnement jaunâtre de la foudre. La pluie, déchaînée, décomposait l’éclat de la fulguration lorsque celle-ci traversaient les gouttes d’eau ; cela faisait transparaître la magnifique décomposition de la lumière blanche, semblable à un arc-en-ciel. Puis retenti quelques secondes après la lumière le tonnerre. Ces bruits et lumières à répétition incendiaient le ciel d’une danse assourdissante, si bien que l’île semblait inhabitée. Elle semblait déserte, vide de toute vie. Pour compléter ce ballet, aux moments de silence de la foudre, l’île résonnait des cris et pleurs des nourrissons, effrayés par le terrible tableau du moment. Les villages s’étaient tus.

L’îlot n’était parsemé, en ce temps-là, que de deux villes – Dieu seul sait si cela a changé aujourd’hui –. L’une était située au centre de l’île, l’autre était une simple bourgade de côte. La « petite bourgade » qui jouxtait la grève n’était en réalité qu’une petite dizaine de maisons rassemblées. La véritable métropole se situait au centre de l’île. Il était entouré d’une jungle – ou d’une forêt dense selon le point de vue –, et en partant un peu plus au nord de la ville, on pouvait gravir une petite montagne. Cette métropole – qui est aussi à proprement parler la capitale de l’îlot – était ce soir de 23 janvier vide, notamment à cause du temps orageux. Seulement, ce n’était pas la seule raison. Je vous invite à vous diriger au nord de la métropole, et monter quelque peu sur la montagne. Dans cette direction se trouve une baraque en pierre. A l’intérieur, toute la ville était là ; le marchand de légumes, le prêtre, le maire, le médecin. Ils peuplaient la salle à manger, et ce jusqu’à la chambre à coucher. Vous vous demandez sûrement « Mais pourquoi s’étaient-ils réunis, qui plus est le soir ?! ». Je vais vous le dire, dans ce cas. Autant ne pas faire durer le suspense plus longtemps. Ce soir, un vingt-trois janvier mille huit cent dix, à vingt-trois heures zéro quatre exactement, ma mère était allongé sur son lit. Ce soir-là, j’étais né.

Soit, j’étais né. M’enfin, cela n’était pas si important que cela, si ? Le médecin, je conçois qu’il soit présent. Les autres, à part s’immiscer directement dans mon espace privé, étaient totalement inutiles. Mais le hasard de la vie avait fait que je m’étais retrouvé dans une famille très importante de la région. Et oui, mes géniteurs étaient les plus importants propriétaires de terres de la région. Ils avaient amassé un certains magot durant toute leur jeunesse ; en prime, mes grands-parents avaient eu également une vie bourgeoise, si bien que la fortune emplissait les comptes familiaux déjà à ma naissance. Tous s’émerveillèrent devant ma petite bouille de bébé. Seulement un personnage restait de marbre, tout en beuglant qu’un enfant n’était pas un cadeau. Cette personne était le souverain de l’île. De tout son égoïsme et son narcissisme, il réussit à rendre le jour de ma naissance infâme. Puis ce fut au tour des spectateurs ébahis de s'insurger ; sans doute le pouvoir d’un seigneur aussi individualiste que cruel faisait émerger un sentiment de peur dans le cœur des curieux. La puissance et le pouvoir avaient eu raison du plus beau jour de la vie de mes parents, et du mien également. Les badauds étaient sortis la minute suivante, laissant ma mère pleurer et mon père fielleux. Et là, ma vie devint un cauchemar.


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Janvier, 23 du mois – 1820
– 36 ans plus tôt

Le temps était sombre. D’immenses nuages noirs hantaient le ciel, et ce chaque vingt-trois janvier depuis dix ans. Le tonnerre jouait une symphonie nouvelle, tandis que les éclairs semblaient lui répondre en éclairant le dôme céleste obscurci de leur lumière. Personne n’était dehors, et l’atmosphère résonnait des cris des nourrissons nés la veille. Comme depuis dix ans. Il n’y avait qu’un seul inconscient qui se promenait dans la rue : moi. Je zigzaguais entre les baraques en bois, passais dans les artères principales de la ville. J’essayais de passer devant les fenêtres des maisons, pour récolter autre chose que de la malveillance. En effet. Depuis ma naissance, ma situation avait périclité.

Pendant quelques secondes après être sorti du ventre de ma mère, j’étais aimé et choyé. Comme n’importe quel enfant, mes parents m’adoraient, et souhaitaient vivre et commencer une vie comme les milliards de personnes avant moi. Mais dès lors que le seigneur avait donné son avis personnel sur les « chiards », comme il aimait les appeler, ma vie fut un enfer. Tout d’abord, ma famille fut peu à peu écartée des Hautes Instances du Royaume – auparavant, ma mère et mon père siégeaient auprès du seigneur pour les décisions importantes – ; si bien qu’en cinq ans, pour le jour de mes cinq ans, elle n’eut plus aucun pouvoir de décision. Bien entendu, ils ne perdaient rien à leur pouvoir économique : ma famille gardait la majorité de leurs terres. Pour ma mère, la perte du pouvoir décisionnel n’était pas un grand changement de vie ; elle aimait le pouvoir, certes, mais elle ne cessait de répéter que la puissance ne faisait pas le bonheur. Elle avait sûrement raison. Mais dans un couple à cette époque, la femme n’avait pas le droit à la parole – et ce fut encore plus vrai dans les familles bourgeoises, « de la Haute » –. Mon père était contre. Il souffrait beaucoup de son exclusion du conseil. Il se sentait rejeté de son souverain, sacrifié sur l’autel du déshonneur. Et il me mettait toute son infamie sur le dos ; il me considérait comme un déchet, la honte de sa vie depuis mes cinq ans. Si mon père me détestait et que ma mère restait indifférente face aux actes de son mari, qu’adviendrait-il du reste de la plèbe ? Tout le village me détestait aussi. Bien entendu, ils ne le montraient guère. Je passais à leurs yeux pour « l’enfant qui abattit la honte sur le village ». Il est vrai que le manque de puissance économique de mes parents donnait à l’île une réputation minable. Mais était-ce réellement de ma faute ? Moi, j’étais persuadé que c’était le déroulement hasardeux des choses – et je le suis toujours, d’ailleurs –. Quoi qu’il en soit, les habitants montraient du mépris envers ma personne. Ils ne disaient rien, mais leurs yeux parlaient pour eux ; ne dit-on pas que « l’œil est le reflet de l’âme » ? Leur âme était pervertie au plus haut point par les déclarations du seigneur à ma naissance, et ne s’était guère arrangé au fil des années. Ils ne me parlaient pas, me dévisageaient de toute part. J’étais comme la bête de foire de l’île. Quelque fois cependant, ils montraient – sûrement inconsciemment, j’en suis persuadé – une once de pitié ; on arrivait aisément à la lire sur leur visage. Mais elle ne durait pas, et ils reprenaient immédiatement leur expression méprisante.

Ce jour-là, nous étions donc le jour de mon dixième anniversaire ; le vingt-trois janvier mille huit cent vingt. Je déambulais dans la rue, cherchant des regards compatissants à mon égard. Mais rien. La plupart m’ignorait, les autres me regardaient durant un temps, avant de faire comme les premiers. Mais je m’attendais bien entendu à ce scénario. Cela fait cinq années que je suis seul les jours de pluie – comme pour les jours de beau temps, soyons clairs – ; pendant ce laps de temps, j’ai eu le temps de comprendre que personne ne me sortirait de cette solitude. J’avais donc traversé la ville, en zigzagant. Je sortais de la bourgade, et m’enfonçais un peu plus dans l’épaisse jungle qui bordait l’île. Cette forêt géante était parsemée d’arbres, d’arbustes et de fleurs en tout genre ; épicéa, palmiers et chênes se côtoyaient, au milieu des plantes utriculaires et odorantes, lys, rose et autre – le climat si changeant de l’île, notamment à cause de son emplacement sur Grand Line, procurait une très grande biodiversité –. Je suivais le petit chemin, croisant quelquefois un ou deux animaux sauvages. Je ne savais pas où aller, au final. J’emprunte toujours ce chemin, et ce depuis ces cinq années. Mais je l’utilise sans vraiment savoir où je vais. Cette forêt luxuriante n’était qu’un moyen pour moi de m’évader ; j’étais, lorsque je marchais entre les troncs, comme enfermé dans une bulle de bonheur. C’était ma seule façon de m’évader de cette vie cruelle. J’écoutais le chant cristallin des moineaux, la voix rauque des pélicans – cette forêt, ou du moins cette partie, était proche de la mer –, et pourquoi pas le hurlement d’un loup, un soir de pleine lune ? Cela me permettait également de m’écarter des habitants, ne serait-ce qu’un petit instants ; la plupart des gens craignent les forêts, et cette île ne dérogeait pas à la règle. Mais cela ne m’empêchait pas de regarder, de temps en temps, derrière mon dos. J’effectuais ce geste de plus en plus souvent. Je me sentais suivi, observé. Je me méfiais. « Ne pénétrez sur mon territoire …», prévenais-je quelque fois à voix haute, entre deux bruit de tonnerre ; mais à chaque fois, le silence. Alors je continuais, toujours, en gardant un œil dans mon dos. J’arrivais enfin à la lisière du bois.

Et puis, deux heures plus tard, je retournais au village. L’orage ne s’était pas calmé ; il s’était d’ailleurs intensifié. C’était à se demander comment une si petite île pouvait résister face à une pluie d’éclairs aussi intense. La colère divine s’abattait sur terre. Mais revenons-en au fait. Je foulais le sol du grand bourg. Ce fut exactement le même accueil qu’à ma sortie de la ville. De l’indifférence, un flot de noirceur ; oubliez la patience et la gentillesse, pour peindre un tel tableau, seuls comptent les sentiments obscurs. Je m’éloignai de la métropole par le nord, pour retourner dans « ma » maison ; retrouver les cris, coups, et les pleurs. Me confronter à mon passé, affronter le présent. J’étais né sous le signe de l’Aquarius, et ce à deux jours près. Est-ce que cela aurait changé quelque chose si j’étais né le vingt-trois février ? Est-ce que les Dieux auraient été cléments, si je fêtais ma naissance sous le mois de Cancer ? Au fond, les dieux m’ont rejeté en me garantissant une enfance misérable. Pourquoi les vénèrerais-je, hein ? Après les cris et tout ce qui s’en suit, j’allais me coucher. Sur mon tas de paille, maudissant les démons divins. Les démons divins … cela sonne bien.


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Janvier, 23 – 1828
– 28 ans plus tôt

Dix-huit ans. Dix-huit ans de haine, de souffrance. Dix-huit ans de pleurs, de cris. Dix-huit ans de solitude. Ma situation a bien changé ; même depuis ces huit années. Rappelons-le ; nous nous situons, depuis très exactement dix-huit ans, sur une île assez vaste. Celle-ci, notamment grâce – ou à cause, suivant les personnes – à sa position géographique, était riche en animaux et végétaux ; ours et loups côtoyaient tigres, lions et autres animaux sauvages. La forêt recouvrait une grande partie de l’îlot ; en son centre, une petite montagne dominait. Au niveau de la politique, c’était un royaume. Elle était donc gouvernée depuis plusieurs centaines d’années par une dynastie de rois, plus narcissiques les uns que les autres – mais personne ne pouvait rien changer : l’Homme ne pense toujours qu’à lui lorsqu’il a du pouvoir. C’est un fait –. Ce vingt-trois janvier était comme les autres : il tonnait à briser les vitres, pleuvait à inonder les caves. Mais cette fois, personne ne me regardait de haut. Personne ne détournait lorsque je passais dans les rues. La métropole était une ville fantôme. Pourquoi ? Mais oui, pourquoi donc avait-on déserté cette petite bourgade ? Vous n’étiez pas là, comment auriez-vous pu le savoir ? Dans ce cas, retournons quelques heures plus tôt, dans cette même ville.

J’arpentais les rues, toujours sous les explosions du tonnerre. Étonnement, cette journée fut la seule durant laquelle je n’étais pas allé dans la forêt, retrouver ma gaieté, me ressourcer entre les arbres. La raison ? J’étais suivi. Depuis huit années, j’avais pris conscience d’une possible filature envers moi ; mais j’avais eu la preuve que j’attendais, il y a un mois. Un papier, dans la jungle hostile qui faisait tant peur aux villageois. Ce fut la preuve que quelqu’un m’en voulait, m’espionnait depuis des années. Mais maintenant, j’attendais de savoir qui osait me filer. Je rentrais donc chez moi, essayer de délier la langue de mes parents, toujours aussi sourds lorsque je leur adressais la parole – ils me reniaient toujours, et encore plus en ce moment –. Je sortais du village, et m’engouffrait sur le petit chemin au nord. Chaque pas me rapprochait de la possible vérité – oui, je n’étais pas forcément sûr de la culpabilité de mes parents –. Mais j’étais troublé. La – ou les – personne(s) qui me suivait(ent) allaient-ils me laisser révéler et comprendre les multiples zones d’ombres de mon existence ? J’avançais d’un pas décidé. La maison commençait à apparaître au loin. Je préparais silencieusement mon discours, tout en continuant de marcher très rapidement. Qu’allais-je demander en premier lieu ? « Vous m’espionniez depuis combien de temps ? » me semblait une bonne entrée en matière, non ? Ou alors, demander directement qui est la personne qui commanditait ces filatures. Oui. J’allais commencer comme ça. Ma maisonnée se trouvait devant moi. La poignée pliait lentement sous le poids de ma main. Je réfléchissais. Avant d’ouvrir la porte, je me posais cette ultime question ; et si tout ce que je vivais depuis ces dix-huit années n’était qu’un rêve ? Et si je n’avais aujourd’hui que quelques années, et que je n’avais rien vécu de ce que je contais ? Les rêves s’arrêtent toujours au moment le plus incroyable ; il serait logique de penser qu’il se stopperait net quand j’ouvrirai la porte. Je ne me fis pas prier. J’ouvrai la porte.

Les gonds grinçaient avec le mouvement rotatif de l’entrée. Elle s’ouvrait bien lentement. J’avais relâché la poignée. Je pensais à présent à ce que j’allais trouver. Lorsque la porte s’ouvrit complètement, je commençais à avancer dans le long corridor menant au salon – où je soupçonnais qu’ils se trouvaient –. Cling !! Swing !! Clang !! Des épées s’entrechoquèrent. Je me figeai au milieu du couloir. Bang ! Bang ! Puis vint le tour de deux coups de feu. Ils étaient tirés avec beaucoup de précision à en juger par le temps d’attente entre eux. Comme pour abattre une cible. Je me précipitai au fond du couloir, puis tournai à gauche pour atteindre le salon. Que vis-je ? Mon père, adossé contre le mur, épée en main. Le sang coulait de ses multiples blessures à l’arme blanche. Ma mère, quant à elle, n’avais eu que deux blessures. Deux traumatismes par balle, un à la poitrine et un autre à la nuque. Exécutée froidement. Je ne me penchai pas plus sur mes parents, tous deux morts. Je courais en direction de la fenêtre, de là où l’assassin était parti. Lorsque j’étais sorti de la maison, j’eus le temps d’apercevoir l’assaillant qui courait en direction du centre de l’île. Je le suivis. Je n’avais pas eu le temps de penser ; en quelques secondes de temps, il s’était passé tant de choses. En ce moment, que ressentais-je ? De la haine envers cette personne que je poursuivais. De la colère contre cet individu. Avant de rentrer chez moi, de pousser la porte, je ne souhaitais qu’une chose : obtenir la vérité sur pour. Pourquoi me reniait-on. Maintenant, je n’avais qu’un seul idéal : découvrir qui, et pourquoi a-t-on tué mes parents.

Le course-poursuite s’arrêtait donc là. Au fin fond de la forêt, au centre parfait de l’île : devant le Château Clair’Lune. C’était la résidence du roi depuis des siècles. C’était une immense bâtisse de marbre sculptée ; l’immensité des murs ne permettait que d’entrevoir le château, lorsque l’on se trouvait à l’extérieur. La grande porte était précédée par le chemin qui menait au village ; cette porte était également encerclée par la forêt. Derrière le château se trouvait la montagne – on pouvait la rejoindre par un chemin à travers la forêt, mais également en passant par le fort –. Moi, j’avais traversé la jungle, depuis ma maison Ma cible avait disparu. Envolée, tout bonnement. Mais je ne pouvais en rester là. Je devais savoir. Une seule personne était apte à dissocier le vrai du faux ; le roi. Celui-là même qui créa une zone d’ombre au début de mon existence par une simple parole. Je devais le rencontrer. Mais tout le monde me reniait ; jamais je ne pourrais obtenir la moindre entrevue avec le souverain de l’île. Il ne restait donc qu’une seule solution : l’infiltration. Tout d’abord, je devais analyser l’environnement. Je n’étais venu qu’une seule fois durant mon enfance ici ; ce fut lorsque j’avais une dizaine d’années. Je m’étais perdu, simplement. J’en avais profité pour scruter la muraille ; je me souvenais avoir vu une entaille dans l’enceinte. Elle aurait sûrement disparu après toutes ses années. Au diable les tergiversions. J’entrai en courant à travers la grande porte. La lumière était peu présente à travers la petite bourgade – en effet, la muraille et le château étaient séparées d’une petite ville –. Il n’y avait personnes, pas même un garde. Ceci faisait que j’atteignis le portail de la citadelle assez aisément. Je dus bien évidemment éviter deux ou trois fois l’affrontement avec les soldats en patrouilles ; en marchant dans l’ombre, j’étais invisible. La grande porte devant moi, je tirais la chevillette, la bobinette eut chu et le portique s’ouvrit.

La chambre du roi était à deux pas. Je le sentais. Enfin j’allais rencontrer ce goret d’autocrate ; il était la seule personne apte à me renseigner sur mon passé. Ô, les Dieux savent que ce tyran vénal est le seul coupable de ma maudite vie, ma misérable existence. Au final, il avait beaucoup de choses à me narrer. Je continuais dans le long couloir, en direction des escaliers. Bom ! Bom ! Bom ! Bom ! Quelqu’un venait dans le corridor. Il y avait un petit placard ; vite, je m’y réfugiais. Les pas se rapprochaient de moi. Puis, ils cessèrent aussi brusquement qu’ils avaient commencé.

- Je sais qu’il y a quelqu’un. Sortez !

Je ne me fis pas prier et sortis. C’était un soldat royal, armé d’une épée et portant une petite armure basique.

- Qu’est-ce que tu fous là, toi ? Hein ? T’es abandonné comme un chien ? Dégage, tout de suite !

Je n’aimais pas que l’on rit de moi. Je ne pouvais le supporter – et techniquement, cela n’a pas changé –. Aussi, je ne pouvais rester de marbre face aux injures délibérées du garde. Je saisi un couteau – depuis que je me sens filé, je gardais toujours une arme sur moi ; là, il se trouvait que je possédais un couteau – placé dans ma botte. Sans qu’il ne puisse réagir, je lui plantais la dague en plein cou. Je ne le regardais même pas après l’avoir tué – ou après l’avoir rendu comateux, je ne sais –. Je continuais mon chemin vers les escaliers. Lorsque j’arrivais en bas des marches, je commençais mon ascension des quelques centaines de marches vers la chambre royale. Là, depuis mon altercation avec le garde, je ne pensais qu’à une seule chose ; apprendre la vérité. Peu importe les conséquences, je tuerais quiconque se mettra sur mon chemin. Je n’avais pour seul but la compréhension de mon passé. Peu importe le prix.

J’ouvrais la porte de la chambre. Celle-ci était luxueuse, le parfait exemple des chambres royales. Le roi était couché sur son lit, avec sa reine entre les bras. J’entrai en trombe dans la mansarde. Lorsque j’arrivai à la hauteur du souverain, je le pris par le col de sa robe de chambre et le plaqua contre le mur de la piaule.

- Mais qu’est-ce qu… ?! gémit-il.

- Ferme-la et écoute moi bien,dis-je en sortant le même couteau que tout-à-l’heure, et en le plaçant sur sa jugulaire. Ce soir, un homme armé a débarqué chez moi. Il a tué mes parents. Est-ce que t’étais impliqué là-dedans ?

- Je… Mais qu’est-ce que ça peut te faire, hein ? Personne ne t’aimait de toute façon !! Tu étais la honte de l’île entière, et ce même de tes parents !! Tu…

- Si tu redis encore une fois cette phrase, je t’égorge et je trainerais ta tête à travers toute l’île. Alors ne me force pas à faire l’impossible : étais-tu impliqué dans cet attentat oui ou non ? prévenais-je une dernière fois.

Il me poussait à bout. Même s’il avait raison, au fond.

- O…Oui ! D’accord, je vais tout te dire ! Ne me tue pas !

- J’aviserais. Parle.

- Oui, c’est moi qui ai commandité l’attentat … Mais ce n’est pas ce que tu crois !! Je devais le faire, pour la survie du roy…

Boum. Son corps sans vie venait de tomber lourdement sur le sol. Depuis le début, je savais que ce lourdaud était responsable. Mais j’essayais de penser le contraire, me dire que non. Mais je ne pouvais me résoudre. Je ne pensais à rien. J’avais eu la preuve que j’attendais : il avait des liens avec le meurtre de mes parents. Il était coupable, et devait mourir. C’est le déroulement normal des choses. On doit tous une mort aux Dieux, c’est un fait. Ceci étant, j’avais quand même tué le roi de mon île. Je devais fuir. Je m’approchai de la fenêtre.
Aaaaaahhhhhhh !!!!! La femme – que je supposais être la reine – venait d’apercevoir le corps sans vie du Roi. Je ne pris pas le temps de regarder la hauteur de sol derrière la fenêtre ; je saute. J’atterris dans un buisson, quelques mètres plus bas. La Dame avait alerté la totalité des gardes ; tous se pressèrent aux côtés du corps. Quelques instants plus tard, la cloche du château sonna – cette cloche avait pour effet de prévenir les villages alentours, notamment la métropole –. Je sortais du bosquet ; je devais me hâter. Les gardes ne tarderaient pas à inspecter le moindre caillou de l’île. L’assassinat d’un roi, même le plus bureaucratique des souverains, ne reste jamais impuni. Avec la chance que j’avais depuis ma naissance, ils enverraient sûrement un ou deux navires du Quartier Général de Marie-joie. Alors autant partir rapidement. Je commençai à courir entre le feuillage des chênes, des palmiers et des hêtres, dans la jungle. Puis, lorsque je fus assuré de l’absence des habitants, je m’aventurais dans la ville. A partir de ce moment, tout devenait plus hostile qu’avant. J’étais jadis la bête de foire de l’île, la honte du village. Maintenant, j’étais la bête noire qu’on chasse. Je me dirigeai vers le port, espérant y trouver un petit navire qui me permettrait de quitter l’île. J’étais arrivé. Il n’y avait pas ce que je recherchais.

- Shinjitsu, c’est cela ? Je t’attendais. Suis-moi, s’exclama une voix derrière moi.

- Qui êtes-vous ?! répondis-je, en dégainant mon couteau.

- Je te le dirais en route. Les soldats vont débarquer, dépêche-toi.

Je le suivis. Après moult virages à travers le port, nous arrivâmes dans une crique. Il y avait une barque qui attendait, sur le sable blanc. Il me pria de monter. Je m’exécutai. Nous commençâmes à ramer, chacun de notre côté du bateau. Il ne parlait pas, moi de même. Nous avançâmes sur l’eau, au gré des vagues. L’orage grondait et la pluie tombait. Nous étions suffisamment loin de la rive de l’île. Je me retournai, une dernière fois. Le spectateur attentif aurait peut-être vu une larme couler sur ma joue ; un autre aurait entendu une ode à mes parents. Que sais-je…


♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫


Quelque part sur Grand Line – 1840
–16 ans plus tôt

« Mais qui était ce vieil homme ? », allez-vous me demander. Peut-être que de multiples scenarii mûrissent à présent dans vos crânes ; ou alors, vous attendez fébrilement le prolongement de mon histoire. Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps. Voici la suite.

Cet homme âgé n’était personne. Il me le dit assez rapidement, dès nous fûmes arrivés sur l’île suivante. En réalité, il me l’énonça autrement. « Je ne peux te le dire pour le moment ; tu es trop jeune. Nous avons tout le temps devant nous, et tu t’en rendras compte tôt ou tard. », m’informa-t-il. Il faut avouer que j’étais un peu réticent à l’idée de voyager aux côtés d’un individu qui n’était pour moi qu’un inconnu. Il faut me comprendre. Accepteriez-vous de monter dans la voiture* d’un inconnu ? Je ne pense pas – ou dans ce cas, vous n’êtes que des enfants inconscients du danger –. Mais je m’abandonnais à cette réflexion : comment mon avenir pourrait être pire que mon passé ? Je pensais avoir vécu tout ce qu’une âme pouvait vivre en plusieurs vies. Et je dois avouer que je n’ai guère changé d’avis à ce sujet. Oui, je vous entends d’ores et déjà ricaner ; certes, cette conception était une idée folle, enfantine. Mais laissez-moi vous dire qu’au moment de faire face à ce dilemme, je n’étais qu’un adolescent sans réelle connaissance du monde. Néanmoins, je n’ai pas à me disculper de mes actes. Ainsi se justifie mon choix. J’étais donc depuis ce moment-là en compagnie de ce vieil homme. Ceci étant, il n’était pas si vieux que cela. Il avait le visage rude, certes ; mais c’était sûrement le soleil et l’air marin qui avait changé son faciès. De plus, il suffisait de le regarder un seul instant pour s’apercevoir qu’il était bâti comme un champion. Et puis sa démarche ne faisait guère penser à un vieillard. Mais il ne se vantait pas. Depuis que je le côtoyais, jamais je ne le vis se porter une seule flatterie ; ni un seul geste louangeur envers sa personne. Il se préoccupait plus de la personne qu’il avait en face de lui : moi. A vrai dire, j’étais tout frêle lorsqu’il m’avait repêché. On aurait à la limite pu se demander comment pouvais-je tenir sur mes jambes. Je me demandais bien évidemment pourquoi, et lui fit remarquer à plusieurs reprises. Mais à toutes mes interrogations succédaient encore et toujours la même réponse : « Un marin chevronné se doit d’apprendre au moussaillon les rudiments du métier. ». Forcément, ce n’était pas clair. Je ne voulais pas devenir marin. Je manquais sûrement de maturité, à cette époque-ci. Quoi qu’il en soit, je le savais : il allait changer mon avenir.

Spoiler:
 

Les années ont passé depuis le temps où il m’a pris sous son aile. Depuis ce jour, ma vie a changé. S’il n’était pas arrivé, peut-être aurais-je finis mendiant, devant les portes du palais. En réalité, je serais sûrement mort, assassiné par la bureaucratie de mon île natale pour avoir moi-même tué un de ses rouages.

J’étais réticent à le suivre, et ce depuis que je fus monté dans sa barque. Mais peu à peu, à mesure que le temps s’enfuyait dans son sablier, ma prudence s’évaporait. Et j’avais eu raison. J’appris de nombreuses choses en sa compagnie. Ce ne fut guère de futiles enseignements qu’il m’eut prodigué, oh que non. La première doctrine – que je me souvienne, je conçois – fut certainement la plus importante à ses yeux. Dieu seul sait combien de fois l’eut-il prononcé ! « L’assiduité à l’exercice est la garantie de survivre lors d’un combat. ». On comprend vite le sens de cette phrase, même lorsque l’on est un adolescent ignare. Ou … non. En réalité, on ne comprend pas réellement. Ce que l’on saisit ne sont que des mots. Il faut l’avoir vécu pour le concevoir. Eh bien, laissez-moi vous dire que j’ai saisi la portée de ce discours.

Nous étions donc en 1840. Le lieu m’était inconnu – mais je me portais bien pour autant –. J’accompagnais ce jour-là le vieil homme – qui avait selon lui besoin de moi pour régler une petite affaire, de routine –. Il avait acquis ma confiance, depuis tout ce temps. Et puis, j’ai beau dire, je n’avais plus dix-huit ans. Trente ans ; douze ans de « vie commune », si j’ose dire. Il était loin, le temps de l’inconscience. Nos relations s’étaient fortifiées. J’avais tendance à le considérer comme un professeur, à nos débuts ; aujourd’hui, j’estime être son égal. Son enseignement était à présent fini, nous étions maintenant amis proches. Nous arrivions : l’île était en vue. Je distinguais les feuillages verdâtres, puis ensuite les bâtiments qui bordaient la côte. A première vue, l’île n’était pas grande. Elle semblait tout ce qu’il y avait de plus banal : arbres, port avec bateaux amarrés, village côtier. Alors que nous arrivions à peine sur le ponton et que j’ancrais la barque, le vieux se précipita sur la terre ferme. « Dépêche-toi, nous n’avons plus beaucoup de temps, je dois te présenter quelqu’un ! ». Sans un mot, je le suivis. Nous marchâmes rapidement, zigzagant dans les petites allées. Nous tournions à chaque croisement, marchions comme pour échapper à un poursuivant. Remarquons également que mon vieil ami se retourna plusieurs fois, pour regarder au loin derrière moi. Je ne le questionnai pas ; j’avais perdu cette habitude enfantine. Ceci étant, j’avais beau rester silencieux, je me posais des milliers de questions ! Durant toute cette vie commune, jamais il ne relâcha son emprise sur moi : jamais il ne me lâcha pour partir régler ses affaires, aussi graves peuvent-être les problèmes d’un vieil homme. Alors que nous continuâmes à zigzaguer entre les baraques en brique, je laissais m’échapper une seule interrogation.

- Qui est cette personne que tu souhaites absolument rencontrer ?

Il s’arrêta promptement. L’atmosphère, sans raison, devint lourde. Il tourna sa tête, et sa mine anxieuse m’apparaissait. Ce fut la première fois que je lui voyais une telle expression ; un mélange de peur, de sentiment que j’empiétais sur sa propriété privée. Mais il se ressaisit, et repris une expression ordinaire, à la limite de la monotonie. Il esquissa un sourire : au fond, il me connaissait et savait quelle perspicacité avais-je acquis, au fil des moments passés en sa compagnie.

- J’ai toujours su que tu avais un don. Je ne m’étais pas trompé. Depuis quand le savais-tu, dis-moi ? Je dirais une année, non ?

J’ai beau vous dire que j’évitais de me mêler de ses affaires, en réalité, je mouillais dedans depuis deux ou trois ans. Durant dix ans, il m’avait enseigné moult choses, à commencer par la sagesse de l’esprit, puis suivit le combat ; toutes les techniques furent accompagnées de multiples engagements idéologiques et théoriques. Lorsqu’il m’eut tout appris, et que nous fûmes d’égal à égal, j’ai commencé à m’entraîner en autodidacte. Ainsi, en plus d’une maitrise excellente du combat et d’un esprit affuté aux stratégies les plus complexes m’entrainais-je à la perception, l’analyse et la discrétion. Aussi m’exerçais-je sans dire un mot, exploitant au possible les théories les plus abracadabrantesques piochées dans les livres et les mettant en pratique après des analyses plus que poussées. Je venais de terminer mon entraînement. J’avais un bagage de furtivité, perception, analyse, combat et stratégie – entre autre – plus qu’imposant. Et durant cet entraînement de deux années, ma principale « mission » - entendons préparation – fut d’espionner mon compagnon. J’eus vite fait ce choix. Lui semblait tout connaître de ma vie : âge, île, passé. Moi, je ne savais même pas son âge. C’est dire. Alors, à vingt-huit ans, j’entrepris d’espionner mon aïeul, et d’essayer d’éclaircir les zones d’ombres de sa biographie. J’avais réussi, en découvrant dans ses affaires une correspondance appuyée avec une personne, signant des initiales « KJ ».

- Deux ans que je t’espionne, Sil – c’était comme cela que je l’appelais depuis notre rencontre, Sil. Cela fait deux ans, et ce depuis que tu m’as dit que tu n’avais plus rien à m’apprendre. J…

- Tout ce temps, alors … Je savais que tu t’entrainais toi-même à cet instant, mais je n’imaginais pas être passé au crible depuis ce moment. Ceci étant, cela ne change rien. Viens avec moi. Ne me pose aucune question jusqu’à notre arrivée, dit-il. Tant qu’à faire, préviens-moi si tu sens une présence étrangère à nous deux. Personne ne dois nous suivre.

Et nous reprîmes notre route. Il était depuis notre discussion moins anxieux ; en effet, il ne regardait plus guère derrière moi. Ce fut sûrement ma révélation de mon « entraînement secret ». Au fond, j’étais certain qu’il connaissait mes secrets. Jamais je ne l’avais vu se battre, mais je savais qu’il possédait une grande force ; si ce n’était pas dans le corps, c’était dans l’esprit. Et ce que Sil m’avait enseigné, c’est que le combat est, avant d’être une question de force, d’endurance ou autre, une question de vigueur d’esprit. Si ce dernier n’était pas éveillé, la défaite est prédéfinie.

Nous serpentâmes encore quelques minutes à travers les maisons de bois et de pierre. Au final, nous avions effectué un petit bout de chemin à pied, depuis que le bateau eût accosté sur le port ; au moins dix kilomètres, à vue de nez. Mais je n’étais pas fatigué pour autant. Sil non plus, a fortiori. Il semblait même en parfaite santé. Nous arrivions au bout du « périple ». Non pas de notre aventure à nous deux, mais de notre marche. Le vieil homme, au bout de quelques instants, rompit le silence des petites ruelles désertes.

- Nous allons arriver. Ne parles pas, s’il te plait, et laisse-moi agir.

J’acquiesçais, tout en jonglant avec les hypothèses pour découvrir le meilleur des scenarii possibles. Puis nous repartîmes. Nous continuâmes sur la même ruelle, jusqu’à notre entrée dans la grande avenue. Nous la traversâmes perpendiculairement, en gênant ainsi la plupart des personnes qui marchait. Après moult contacts avec la société de l’île, Sil et moi atteignîmes un bâtiment de bois, qui ressemblait à une taverne. Je me demandais – silencieusement bien sûr – pourquoi irions-nous dans un bar ; mais je ne dis rien. Nous entrâmes promptement. Qu’y avait-il à l’intérieur ? Le classique d’un attirail de taverne : des tables, des chaises, un zinc (« comptoir », pour ceux ne parlant pas le patois), et puis une table un peu particulière vertes – servant sans doutes à jouer aux cartes et autres jeux d’argent –. Tout cela était entouré d’un décor de bois ; la lumière ne rentrait que par une simple fenêtre La salle était bondée. Derrière le comptoir une femme – ce qui était, pour la condition féminine de l’époque, déjà une prouesse sociale – activait les commandes des clients, qui affluaient en cet après-midi. Celle-ci ne leva pas le bout de son nez pour nous saluer ; cependant, je ne la blâmais guère, vu comment se démenait-elle, seule derrière son comptoir. Sil avança vers la barmaid. Je le suivis, me faufilant parmi la foule d’ivrognes. Soudain, une voix s’élève.

- Papa, Alpha, Romeo, India, Charlie, India*, entonna-t-il en nous regardant.

Spoiler:
 

Puis, Sil se retourna vers moi, et me demanda silencieusement – d’un geste de main – de la suivre. Je fis ce qu’il me demanda. La voix venait, à en croire la direction que nous empruntions, de l’arrière salle de la taverne. Le petit portillon de cette arrière-chambre donnait sur un long couloir ; la lumière ne passait que par ce corridor. Dès lors que nous nous fûmes engouffrés dans la galerie, Sil augmentait le rythme de ses pas ; si bien qu’en un petit instant nous étions arrivés dans une petite salle. A l’intérieur, dix hommes, affairés sur des ordinateurs, des cartes et autres instruments. Ils étaient tous vêtus de costumes noirs.

- Monsieur ! dit un de ces hommes, au garde à vous.

Puis dès qu’il eut dit ça, tout le monde l’imita. Je ne compris pas tout de suite pourquoi. Sil s’arrêta. Il porta sa main à sa tête, et répliqua au salut militaire des hommes en noirs. Et là, je compris. Toute l’histoire, ce pourquoi il m’avait pêché sur mon île, pourquoi il était si silencieux, et également ce pourquoi il m’avait enseigné toutes ces doctrines, avec autant d’assurance.

- Reprenez le travail, répliqua Sil.

Le vieil homme était le chef de la cellule la plus confidentielle du Gouvernement Mondial. Il s’occupait de l’espionnage, et souhaitait faire de moi une de ses recrues – peut-être favorisée – au sein de son unité, le Cipher Pol n°9.


♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫ ♪♫


J’esquissais un sourire. C’est vrai, il faut me comprendre. Depuis douze ans, je m’étais amélioré physiquement et mentalement, j’avais mûri, et je m’étais lié d’amitié avec lui. Et au final, je savais que ce n’étais pas de la gentillesse pure. J’avais appris de mon passé et des livres ; la gentillesse n’existe pas. Ce n’est qu’une chimère, les hommes n’agissent que par avantages ou intérêts. C’est exactement la même chose que l’amitié. Il devait donc agir par intérêt. D’après ses dires – il m’avait parlé du contexte géopolitique actuel – le CP9 et toutes les autres filiales du Gouvernement faiblissaient sous les affronts répétés du Baroque Works. Les recrutements d’agents compétents étaient également gelés. Mais maintenant, ce qui m’étonne le plus, c’est l’obsession du vieil homme pour l’organisation Baroque Works. Il est évident que pour gagner une guerre, il faut glaner le plus d’informations possibles sur l’ennemi ; ce travail était d’autant plus facilité par le fait que Sil était le chef du service de contre-espionnage. Mais même dans ce cas de figure, cela semblait louche. Je me souviens qu’il me parlait de l’histoire du Baroque Works, et de son ancêtre la Révolution. Il avait un engouement si particulier ; il était tellement vivant lorsqu’il me narrait les multiples évènements marquants de cette organisation. Et de l’Aube Blanche, cette fameuse période si bénéfique pour la Révolution. Nous étions en plein dedans, en ce moment. Cela commençait depuis quelques années, m’expliqua-t-il. Le Baroque Works, sous les ordres de Kenzo Jime, conquit plusieurs dizaines d’îles – autrefois qui leur appartenaient – sous le joug du Gouvernement et leur rendit leur liberté. Sil me parlait également beaucoup du mouvement Révolutionnaire commencée par Monkey D. Dragon, l’illustre. Ceci étant, malgré ses discours à n’en plus finir sur cette organisation révolutionnaire, Sil me parlait également du Gouvernement. En bien, comme pour toutes les castes qui parsemaient le monde d’aujourd’hui ; mais je ne pouvais m’empêcher de penser que son engouement spécial pour la Révolution cachait quelque chose. Le bilan de tout cela : j’avais acquis en se compagnie une très grande maitrise de la géopolitique actuelle.

- Tu l’as compris, n’est-ce pas ? me dit Sil. Je suis le supérieur de tous ces hommes, au sein d’une des cellules du Gouvernement.

Puis il se retourna. Il m’expliqua longuement, devant ses hommes – qui tendaient l’oreille peu furtivement d’ailleurs –, une multitude d’informations que j’avais analysé, sans vraiment en comprendre le sens. Ainsi, il entretenait avec ses subordonnés une correspondance écrite depuis qu’il m’avait repêché, étant dans l’impossibilité de les rencontrer. Il agissait à distance, ayant pour fonction formateur de recrues – en l’occurrence moi, qui selon lui était un de ses meilleurs potentiels – et agent de terrain sans mission – qui déjoue les attentats s’il en soupçonne un –. Il termina en m’expliquant le fait de son retour.

- Si je t’ai entrainé, c’est en partie parce que je voulais te préparer au monde, certes, mais pas seulement. Je souhaite que tu reprennes mon flambeau, m’expliqua-t-il. Maintenant, tu m’accompagnera en mission.

Le silence se rompit en un sursaut des individus en costar. Tous, qui écoutaient comme je le disais d’une oreille, se retournèrent d’un bond vers le vieil homme ; un seul osa l’interrompre.

- Mais … Monsieur, ne craignez-vous pas que l’expérience lui manque ? Sans remettre en cause votre autorité, je crains que …

- Jusqu’à preuve du contraire, c’est moi qui ai la plus grande expérience du métier dans cette salle. De même, après douze ans passés avec lui, je peux affirmer qu’il possède une force plus importante que la plupart d’entre vous, sans parler de sa réflexion plus qu’étonnante.

Même si un grand nombre de personnes riait dans leur manche des mots de Sil, l’homme qui avait eu l’audace de remettre en cause son jugement, lui, ne s’esclaffait pas. Moi, j’ébauchais un petit sourire. Sil me demanda de le suivre. Il s’avança jusqu’à une table. Ses hommes étaient toujours plantés ; d’un haussement de voix, il les remit à leur poste. Sur le bureau se trouvait une carte, et plusieurs autres documents papiers.

- Commandant ! s’écria une charmante jeune femme. Le rendez-vous a lieu dans une petite heure, dans un bâtiment tout proche d’ici.

- Bien. Silva, commence à partir, voici les coordonnées. Je te rejoins plus tard.

Lorsqu’il m’eut donné les coordonnées, je déguerpis, en n’oubliant pas de soigneusement saluer mes « nouveaux comparses ». Au fond, j’étais heureux de faire parti d’un groupe. C’était la première fois que quelqu’un portait ne serait-ce qu’un peu d’attention. La première fois que j’avais aussi chaud au cœur. La première fois …


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MessageSujet: Re: Silva R. Shinjitsu [95%]   Ven 1 Juin - 11:11

Finie cette fiche? Ou pas encore tout à fait? Préviens moi quand ce sera le cas! Smile

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MessageSujet: Re: Silva R. Shinjitsu [95%]   Sam 2 Juin - 17:14

Yo ! (:

On peut considérer que j'ai fini. Je prévoyais de faire encore un ou deux évènements, mais je pense aussi à vous, correcteurs : ce serait trop à corriger. Je le sais, j'ai été Administrateur. Donc bon. Je tiens juste à rajouter un détail.
Ma Biographie se termine sur mon acceptation au CP9, certes. Cependant, je reste ancré à l'idée d'être le bras-droit du chef Révolutionnaire. Pour vraiment expliquer, je souhaite raconter tout cela en détail pour mon premier RP. J'ai déjà fait beaucoup trop de mots pour une histoire "passable". Voilà (:

A vos barèmes (: J'écouterais soigneusement vos conseils si diantre en avez-vous.


Bonne journée (:

PS : La note du début d'histoire (réécrite ci-dessous) devrait figurer sur le sujet des PNJ. Cela éviterait d'avoir des anachronismes prononcés lorsque l'on utilise un PNJ Wink

Note - âge d'Anasolva:
 
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MessageSujet: Re: Silva R. Shinjitsu [95%]   Dim 3 Juin - 23:45

Description : [13/20]
Spoiler:
 

Histoire : [24/30]
Spoiler:
 

Général : [41/50]
Spoiler:
 

Total : [78/5] : [15.6/20] soit un niveau 32 auquel j'ajoute 4 points bonus, ce qui te monte au niveau 36!

Bon, tu prenais un handicap de départ avec une description telle que celle-la, mais je peux comprendre que ce soit quelque chose de rébarbatif dans une présentation, mais je ne pouvais faire autrement que te pénaliser. Pour ce qui est de l'histoire, j'ai beaucoup aimé ton style d'écriture d'abord, puis la trame était réellement intéressante, et dans l'ensemble assez originale (enfin un qui tient ses parents jusqu'à sa majorité dites donc!).

Bref, j'aime beaucoup ton personnage, sa vie et je suivrais tes aventures futures d'un oeil attentif Wink

Sinon, tu ne peux pas devenir leader du BW (grade inaccessible à la présentation), et il requiert le niveau 40, donc encore un peu hors de ta portée! Toutefois, tu pourras le devenir en RP, donc garde courage Wink
Tu possède donc le grade de deputy, et je te laisse décider de tes relations avec la Leader (même si tu devrais éviter de trop te rapprocher d'elle, tu ne contrôle pas l'organisation!).

Bon jeu sur One Piece New Genesis!

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MessageSujet: Re: Silva R. Shinjitsu [95%]   

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Silva R. Shinjitsu [95%]

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