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 Elya Paradise [100%]

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MessageSujet: Elya Paradise [100%]   Mer 11 Avr - 18:00










Elya Paradise

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Nom : Paradise
Prénom : Elya
Surnom : Stormy
Age : 25
Sexe : Féminin (namého)
But(s) et/ou Rêve(s) : L’argent, le pouvoir, la liberté.
Camp et Grade désirés : Capitaine pirate - Aérien
Armes/Capacités Spéciales : Kuki Kuki no mi – Logia de l’air
Lieu de Naissance : South Blue
Nature : Humaine
Dieu/Statut : Athée / Jemenfoutiste
Equipage/Tribu/Parti désirés: A venir
Spécificité : Spécificité physique ou mentale du personnage
"Je certifie avoir lu le règlement, l’accepter et assumer tout acte allant à son encontre..."
Signature : Inscrire ici votre pseudo

Marcher dans la rue alors que tout le monde se retourne sur votre passage, ou encore faire converger tous les regards dans un lieu public, c’est rare n’est-ce pas ? Attirer autant l’attention, on trouve cela gênant, mais un sentiment de fierté nous habite parfois dans ces moments, le sentiment de se sentir supérieurs à ceux qui vous entourent… Pour Elya, ce n’est pas si rare que cela. Les hommes comme les femmes dévient leurs regards derrière ses pas, les femmes sont outrées, jalouses d’un simple passage, et reprennent leurs maris dont la bave arrive aux lèvres à peu de choses près. Des pensées peu catholiques traversent l’esprit de nombres d’entre eux, aussitôt réprimée par peur que cela ne s’affiche sur leur visage. Et pourtant, il y a de quoi :

La chose la plus visible chez la jeune femme, celle qui devrait attirer leur regard dans un premier temps (et qui pourtant ne le fait que peu, d’autres parties de son corps sont visiblement plus attrayantes) ce sont ses cheveux. Longue cascade d’une couleur jamais certaine, paraissant parfois blonde pâle, et à d’autres moments blanc comme la neige fraîche, les teintes variant selon l’éclairage, et la position de la pirate… Certains se sont essayés à dire qu’ils reflétaient l’humeur générale d’Elya, mais rien n’est plus faux. Leur longueur est impressionnante puisqu’ils se finissent au niveau des cuisses de la jeune femme, balayant l’arrière de celles-ci lors de chacun de ses pas. Ces même filament encadrent un visage très spécial, et marquant : quand on l’a une fois, on s’en souvient, et longtemps. Les yeux de la pirate sont d'une couleur variante, verts, bleus ou blancs, parfois tirant sur le gris... Mais toujours si purs qu’ils en paraissent brillant, même si l’effet peut paraître quelque peu malsain, ou bizarre, et les rayons de soleils venant se noyer dans ces pupilles aux airs magiques sont reflétés si parfaitement que le regard de la fille unique des Paradise est insoutenable.

Lorsque les hommes comme les femmes ont fini de s’émerveiller de l’étrangeté de ses iris, ils remarquent qu’à travers ses longs cheveux dépassent des oreilles d’une longueur bien inhabituelle chez une humaine… Leur bout est effilé, les lobes inexistants (chose difficile à distinguer au milieu de la masse capillaire de la jeune femme) et leur air général plus étiré que les appendices humains. Revenons à son visage en lui-même : Il est lourdement marqué par un tatouage sous chaque œil, représentant quelque chose qui n’est pas réel, juste un signe d’une signification inconnue pour tous si ce n’est la pirate. Le nez d’Elya est très fin, et d’une perfection que l’on accorde à peu de personne, renforçant l’impression de grâce générale que dégage la pirate pour ceux qui l’observent. Un délicat clou orné d’un diamant perce sa narine droite, reflétant à son tour le soleil qui éclaire le visage de la jeune femme, filtrant à travers les quelques mèches qui retombent sur son visage. Ses pommettes sont plates, et ses joues creuses, ce qui contribue à donner à son visage une impression de finesse inhumaine, et une beauté qu’on qualifierait d’irréelle dans d’autres circonstances. Sa bouche possède des lèvres plus que pulpeuses, d’une couleur pourpre en permanence, dont on ne sait guère si c’est dû à un quelconque artifice de maquillage subtile ou à la réalité.

Pour parachever ce visage aux airs inhumains, une sorte de saphir taillé pour avoir la forme d’une lune encore en croissant repose sur son front, se balançant doucement en fonction des mouvements de la tête et de la chevelure de la jeune femme, mais ne la quittant jamais. La chaîne qui le maintien en place est d’argent pur, aussi l’éclat du bijou se reflète parfois tout autour de la tête d’Elya. Son teint sombre change radicalement par rapport à tous ses apparats qui couvrent sa face, offrant un contraste qui, bien que fort, n’en est pas pour autant brutal au point d’être laid.

Le cou de la jeune femme est celui que toute rêveraient d’avoir, un cou où l’on souhaiterait déposer de multiples baiser, le marquer par son passage… Mais ce n’est pas possible malheureusement, ce serait trop facile après tout… Et Elya est un petit plus compliquée à marquer que cela. Ce même cou est orné d’un collier , d’argent massif encore une fois… Une fine chaîne à maillons enserre la gorge de la belle, et un motif à tribales aux inscriptions connues de la famille Paradise seule orne l’avant de l’objet, qui n’arbore aucune rayure ni imperfection.
Ce cou donc, repose sur les épaules quelque peu fluettes de la pirate, qui, on peut le dire, n’est pas vraiment large, ni imposante. Son corps est tout en finesse, sans muscles proéminents ou quoi que ce soit qui pourrait heurter le regard. Elancée, la jeune femme mesure un mètre soixante-douze, ce qui la fait entrer dans la moyenne, et ne marque rien de spécial, ajoutant à l’incertitude qui pèse quant à son âge, son expérience de la vie…

Elya n’est pas du genre à se vêtir excessivement pour protéger sa pudeur, et bien des personnes en profitent : Elle est en permanence avec quelque chose que l’on pourrait appeler un soutien-gorge d’une couleur entre le violet et le noir, mais qui est un peu plus solide que l’objet sus-mentionné en réalité… Orné de fer forgé représentant des arabesques sans significations particulière, et renforcé d’une fine couche de cuir, celui-ci est presque aussi solide qu’une armure de cuir légère… Même si sa vocation principale n’est pas de parer les coups. Lorsqu’elle sort, la jeune femme revêt en général un lourd manteau noir aux larges manches , qui vole derrière elle dans le vent, ne servant qu’à couvrir ses épaules. Le manteau en lui-même est d’un tissu chaud, mais pas spécialement épais, il ne peut donc réellement servir à se protéger du froid. Les épaulières de ce manteau sont larges, et ornées de crânes gravés dans l’acier, ainsi que de pointes largement proéminentes. Quelques plumes viennent donner un air de légèreté au tout, mais l’effet produit n’est toutefois pas rassurant.

Sa taille est enserrée d’une fine ceinture de tissu également, à laquelle pend sa bourse remplie de quelques pièces d’or en général. Une chaîne presque invisible sous le long caban de la jeune femme en ferme les lèvres, pour éviter qu’un habile voleur ne puisse s’en emparer… Il aurait bien plus tôt fait de perdre sa main finalement. Enfin, ses jambes sont couvertes d’un pantalon moulant d’un violet foncé, en cuir. Solide sans être gênant, il convient parfaitement à la pirate, et elle l’a fait faire elle-même, sur mesure et avec quelques conseils pour l’artisan, pour parer à tout défaut qu’elle souhaiterait éviter. Le bas de ses jambes est couvert d’une paire de bottes noire ornées de quelques filigranes dorés, l’ensemble des vêtements de la jeune femme finissant, au total, à un coût très élevé. Ces habits plaisent à Elya car ils sont souples, et n’entravent pas ses mouvements, mais aussi parce qu’une fois cachée les dorures, elle peut se montrer aussi discrète qu’une ombre, ce qui peut bien l’arranger dans certains moments, lors d’une fuite ou d’une infiltration par exemple.

La première fois qu’on aperçoit ce capitaine pirate, on ne se doute que rarement qu’il s’agit d’une personne exerçant un tel métier, on pense plutôt à une riche héritière ou une haute dignitaire… L’air froid de la fille unique des Paradise vient renforcer cet effet, les pirates étant en général connus pour afficher un petit peu plus leurs émotions, par des gestes ou des mimiques. Ainsi, on l’admire, on l’observe, mais l’approcher pour faire sa connaissance, cela est bien plus rare… Excepté peut-être les soulards dans une taverne des bas-fonds d’une cité quelconque. L’air jovial, Elya est bien loin de l’avoir, et le feu glacé qui vit dans ses yeux décourage quiconque de tenir une longue conversation en sa compagnie… Ou alors, il faut bien la connaître, et ce genre de personnes ne sont pas légion, bien loin de là. Cette impression est vite renforcée par la façon de se déplacer la jeune femme : même si la grâce imprègne chacun de ses mouvements, on sent la froideur sous-jacente, la dureté de son caractère. Cette attitude ne change qu’en de rares occasions : Lorsqu’elle est totalement seule, ou elle s’effondre rapidement, épuisée de jouer ce rôle ; quand elle est passablement éméchée à l’alcool ou enfin lorsqu’elle souhaite séduire un homme (ce qui est plutôt fréquent, son charme l’aidant énormément auprès de la gente masculine). Son visage, même avec sa beauté, est toujours fermé, peu accueillant, et ses yeux ont l’air perdu dans le vague, ailleurs.
Ses longues foulées lui permettent de tenir la vitesse de n’importe qui, et lorsqu’elle court, la fille Paradise n’est jamais la dernière à arriver. Pour les plus lents qu’elle, tant pis, ils n’ont qu’à presser le pas un peu plus, pour les plus rapide, ils n’ont qu’à l’attendre… Si tant est qu’ils veulent continuer avec elle. L’orgueil de la pirate transparaît souvent dans ces gestes, sa façon d’être générale d’ailleurs, parfois blessant les autres, mais cela importe bien peu à Elya.


Depuis le début de la civilisation, les femmes ont été considérées comme inférieures aux hommes, et il n’y a que depuis peu que ces inégalités tendent à être réparées. On a aimé les membres du sexe féminin pour leur corps, leur beauté, et leur utilité… Un statut qui n’est guère flatteur pour les femmes n’est-ce pas ? Certes, et il ne faut surtout pas oublier que les femmes ont un esprit, un caractère, un mental, et c’est celui-ci que nous allons observer maintenant.
On qualifie régulièrement les femmes avec un corps aussi soigné que celui d’Elya, et aussi ouvertement affiché de « femmes de petite vertu », voire de « putains », tout simplement… Mais ce n’est certes pas le style de la pirate, qui aime pourtant donner cette impression, qui peut lui servir en quelques occasions.

En premier lieu, on ne qualifiera jamais la fille Paradise de « bon enfant », ou « d’exemple » pour les jeunes, ou les autres personnes. Elle n’est ni sympathique, ni respectueuse, elle ne montre ni déférence ni pitié envers son prochain, et encore moins de la bonté. Elle pourrait certes se donner ce masque en faisant quelques efforts, mais ce n’est pas le cas, et ne le sera probablement jamais… C’est une méchante fille, de l’avis de tous ou presque. Les lois, la bienséance ou toute autre forme de normalité, elle les rejette… S’aventurer hors des sentiers battus a toujours été une grande joie pour elle, et presque même une façon de vivre finalement. Les seuls moments où la jeune femme montre un tant soit peu d’humilité, c’est lorsqu’elle se frotte à quelqu’un qu’elle respecte profondément, ou qu’elle sait bien au-dessus de son propre niveau, ce qui, il faut l’admettre, est bien souvent lié à ses yeux. Sa langue est acérée, ses mots durs, et pareils à des flèches, fais pour blesser l’interlocuteur en général, ou tout au moins le mettre mal à l’aise, voir même imposer sa domination sur la conversation. Ironie, cynisme ou sarcasme, ce sont autant de moyens que Elya utilise pour s’amuser, plomber l’ambiance ou tout autre objectif que j’ai déjà cité (sinon, ça fait répèt’, et c’est moche).

Ensuite, la pirate accorde une certaine importance aux choses matérielles comme l’argent ou les possessions physiques, mais sans toutefois se montrer pingre, avare de ses possessions… Certes, la richesse est l’un des buts de sa vie, mais si elle perd sa fortune, elle pense que, même si c’est un pas en arrière, et que c’est bien dommage, il faut qu’elle continue, qu’elle amasse à nouveau cet argent et même encore plus. Beaucoup beaucoup plus en fait. Jamais la jeune femme n’envisagerai qu’on lui serve quelque chose déjà prêt, que tout vas lui tomber dans le bec sans plus d’effort ; elle sait bien qu’il faut se battre pour la moindre petite miette ici-bas, et que parfois, la bataille est rude, mais ce n’est pas son genre de se laisser balloter par la vie. Notre héroïne accorde toutefois un intérêt tout particulier à quelques objets bien spécifiques pour elle, des objets qui marquent certains changements dans sa vie, parfois radicaux. Il s’agit notamment du pendentif en forme de croissant de lune qu’elle porte sur e front, et du collier finement décoré qui orne son cou. Leur signification est toute symbolique pour la jeune femme, et elle tient comme à la prunelle de ses yeux, aussi ne vous avisez pas d’en approcher, au risque de la faire entrer dans une colère noire. Et, enfin, Elya est une pirate, elle ne se soucie guère des lois et de ce qu’on peut penser de ses actes, même si on les condamne : elle prend ce qu’elle veut quand elle le souhaite, de force s’il le faut, mais ne vous avisez pas de vous mettre en travers de son chemin, sa puissance est redoutable.

En parlant de se mettre en travers de son chemin, on peut mentionner le caractère plus que têtu de la jeune femme : si elle veut quelque chose, elle l’aura, coûte que coûte, et tant pis si le jeu n’en vaut pas la chandelle, le simple fait d’avoir accompli sa tâche lui suffira amplement. Et, au même titre qu’elle est parfois légèrement étroite d’esprit, et opposée à toute négociation, on peut certifier que la fille Paradise est courageuse, et pas qu’un peu. Certes, elle n’est pas suicidaire (qui l’est réellement de toute façon ?) mais elle n’est clairement pas du genre à abandonner un combat, même si l’issue en est incertaine, ou les chances contre elle… Elle se battra jusqu’à ce qu’il n’y ai réellement plus aucune possibilité de victoire, et alors seulement elle acceptera de fuir, mais pas avant. Jamais.
Parfois, la jeune femme est un peu trop sûre d’elle, aussi fonce-t-elle dans des pièges qu’avec un peu de réflexion elle aurait pu éviter, mais cela ne l’empêche guère de recommencer : la plupart du temps, ses ambitions s’accomplissent. Pas de secret miracle la dedans, elle y met suffisamment de moyen et est assez persévérante pour parvenir à ses fins, au bout du compte.
Une facette d’Elya que peu de personnes ont réellement eu l’occasion de voir est la version d’elle-même furieuse. Certes, il est bien rare qu’elle devienne à ce point irritée, mais lorsque cela arrive… Il vaut mieux se tenir hors de son chemin. Déjà que son mal de tête continu (causé par sa capacité spéciale) la rend facilement irritable, alors en ces cas là… Elle se montre vulgaire, parfois violente (et bien trop évidemment)… Peu de personnes sont encore là pour en parler, s’ils n’ont pas défendu leur vie bravement tout du moins.

Elya est également très orgueilleuse (et j’oserai même ajouter que c’est un euphémisme), et sa parole, à son sens, prévaut toujours sur le reste, qu’importe les arguments que vous lui opposez. Elle se pense presque toujours dans le vrai, et estime qu’elle doit vivre sa vie comme elle l’entend, et ne n’accorder que peu d’attention aux autres, les laisser se débrouiller seuls… Si ils peuvent servir ses plans, alors seulement elle daignera leur accorder un petit peu d’importance, et même peut-être les satisfaire (dans la mesure du possible bien entendu).
Elle se rend tout à fait compte qu’elle est d’une puissance rarement égalée, et cela lui monte à la tête parfois, bien que finalement elle ne se surestime que légèrement. Toutefois, elle arrive à reconnaître qu’il existe plusieurs personnes dont la force dépasse la sienne (bien qu’elle ait une excuse : leur fruit du démon est plus puissant que le sien, ou leur sabre possède un pouvoir supérieur à ce qu’elle peut donner… C’est facile à dire, et ça tiens à peu près la route, aussi ne cherche-t-elle guère plus loin de ce côté-là), et elle peut accepter de s’incliner face à celles-là.

On peut dire que la jeune femme est très curieuse également : elle veut toujours apprendre, peu importe la manière dont le savoir lui est transmis ; qu’il soit légal ou non n’est pas non plus un grand sujet de préoccupation pour elle. Les livres, les contes, les légendes, les journaux, les lettres… Vraiment tout est bon à prendre. Depuis toute petite elle se nourrit de cela, et ce n’est pas près de finir. Elle a déjà eu à faire des choses à l’encontre de la morale pour satisfaire cette soif constante d’apprentissage, et elle regrette fortement de ne pas avoir pu faire des études plus prolongées, pour en avoir découvert plus sur les mystères de l’univers que ce qu’elle en sait actuellement (même si, avec toute les connaissance qu’elle a pu engranger au fil de ses pérégrination, elle a probablement comblé et dépassé largement ce « retard » qu’elle aurait pu prendre). On dit qu’elle a déjà essayé plusieurs fois de faire appel à des spécialistes des arts occultes pour en apprendre plus sur son avenir et sa mort, voir même qu’elle se serait adonnée à des rituels impie, mais rien ne le dit, et elle change toujours de sujet lorsque celui-ci est abordé dans la conversation… Ou bien elle vous fixe de son regard brillant insoutenable jusqu’à ce que vous vous sentiez suffisamment mal à l’aise pour passer à autre chose de vous-même.

Ensuite, Elya est une adepte des plaisirs quelque peu interdits, des douceurs d’un fruit défendu si vous voyez ce que je veux dire… Enfin, c’est une grande consommatrice d’alcool en tout genre (qu’elle tient très bien d’ailleurs, personne ne l’a jamais vu un tant soit peu éméchée, et le bruit court qu’une telle chose serait tout bonnement impossible, car elle est trop entraînée à la beuverie). La pirate apprécie les fêtes bien arrosées, et où les substances illicites peuvent circuler… Comme par exemple la drogue. Et, cette fois-ci, contrairement à l’alcool, il n’est pas si rare de voir la fille Paradise quelque peu… Allumée ? Enfin, vous me comprenez : on voit bien qu’elle ressent certains effets liés aux psychotropes qu’elle a pu consommer.
Enfin, c’est une adepte du sexe, sans réelle préférence pour le genre de son/sa partenaire. Elle utilise cette activité pour se calmer, se défouler et prendre du plaisir principalement, et ce depuis un bout de temps déjà. Elle déteste qu’on puisse l’appeler dévergondée, aussi cache-t-elle autant que possible cet aspect de sa personnalité répugnant, le seul dont elle a honte.

Enfin, malgré le fait qu’elle soit une pirate, et ses choix de vie discutable, malgré son orgueil et tous ses autres défauts, Elya a le sens de l’honneur. Certes, ce n’est pas celui auquel on pense dès que quelqu’un mentionne ce mot, mais c’est tout de même une façon de vivre tout à fait respectable. La jeune femme suit un code de conduite, un chemin pour sa vie qui lui est dictée par des préceptes très stricts qu’elle s’applique à elle-même, et aux autres autant qu’elle peut. Ce code, depuis qu’elle l’a adopté il y a déjà quelques années de cela, elle ne l’a jamais divulguée à personne, et elle continue d’agir comme s’il n’existait pas, pour que personne ne soupçonne même son existence, mais ses actions sont toujours guidée, ou tout au moins influencée par celui-ci.
Certes, cette « voie de vivre » limite ses actions au domaine de l’honorable en général (quoiqu’elle ait déjà eu à faire des entorses en certaines situations exceptionnelles) mais en rien elle n’entrave ses ambitions. Tant qu’elle se considère encore comme une personne dont la respectabilité n’est pas entachée de fautes graves, elle peut faire quelques incartades, et continuer son chemin, même s’il la rapproche de plus en plus des limites accordées par ce texte qu’elle tient secret.



Voilà, il y a longtemps que j’hésitai, mais je me suis finalement décidé : je vais écrire ma vie. Loin de moi l’idée de faire cela pour mieux m’en souvenir ou quoique ce soit dans ce genre-là, j’ai besoin de me confier au papier, de m’épancher au moins une fois, et ensuite je jetterai tout ceci au feu, je ne veux garder aucune trace des expériences que j’ai pu subir durant mon existence, du moins pas en un même endroit comme ça le serait si je conservai ce document. Il serait trop facile de me le voler, puis d’essayer de l’exploiter pour prendre l’ascendant sur moi, ce que je ne souhaite pas. Bien, maintenant que mes résolutions sont sur papier pour m’empêcher de faire quoique ce soit d’autre, voici mon histoire :

Je suis née une nuit comme les autres, du ventre d’une mère tout à fait normale… Bref, tout était classique, à quelques mois prêts. J’étais prématurée de près de deux mois m’a-t-on raconté par la suite, et personne ne me donnait la moindre petite chance de survie sur le long terme… Mes parents étaient désespérés… Pour tous, j’étais un enfant mort-née. Je fus placée dans une chambre, et quasiment oubliée, on se donnait la peine de me porter de la nourriture, mais guère plus… Ah, si, on alimentait le feu à mes côtés, une chaleur bienvenue pour ce petit corps faible que j’étais… Mais, comme je suis là encore aujourd’hui, il est évident que je survécu à cela. Par je ne sais quel miracle, je résistais aux assauts du monde extérieur, finissant mon développement dans cette chambre isolée de la planète entière.

Quelques trois mois plus tard, j’étais ramenée chez moi par mes parents, tout heureux que j’eus survécu à cet évènement, qui devait pourtant avoir des conséquences sur ma vie plus tard, voir même une influence importante. La suite de ma petite enfance ne fut pas particulièrement intéressante si l’on peut dire, c’est celui d’une jeune fille plutôt normal, même si je savais parler avant de savoir marcher, on ne peut pas dire que j’étais particulièrement choquante pour mon âge. Mes parents firent en sorte que je sois la mieux éduquée possible, aussi mes études commencèrent tôt. J’adorais les matières scientifiques, un peu moins les littéraires, mais tout ce qui rejoignait la pensée et la réflexion me fascinaient. Comme tout enfant un peu fier se doit, je pensais tout savoir sur tout, mais ce n’était bien évidemment pas le cas, et même loin de la… Rien de choquant de ce côté là non plus.

En revanche, matière que je détestais, et pour laquelle je me sentais loin d’être faite, c’était le sport. J’étais quelque peu faible depuis ma naissance prématurée, aussi c’était une douleur pour moi de courir, et j’avais même quelques soucis de respiration, ce qui compliquait mon développement physique, et inquiétait un peu tout mon entourage… Mais au final, on se faisait à tout, et avec un peu d’entraînement, je me maintenait au niveau d’un enfant peu sportif.
Mes parents étaient assez peu présents, et parfois quelque peu froid également, étant marchand ils n’avaient qu’un temps très limité à accorder à leur progéniture, et l’enthousiasme de celle-ci se heurtait régulièrement à la froideur imposée par le travail sans relâche que devaient fournir les deux personnages. Ils étaient à la tête d’une compagnie de commerce qui avait un domaine d’activité très large, notamment depuis la construction de Tunnel roads, qui avait grandement facilité les échanges, et avait à la fois augmenté brusquement la charge de travail qui reposait sur les épaules des deux personnages. Surtout que les pirates possédant les nouvelles technologies qui foisonnaient en ce moment, il devenait de plus en plus dur de les stopper à moindre coût, et ils devenaient de plus en plus hardis.

Toutefois, ma famille gagnait très bien sa vie, aussi nous n’avions aucuns soucis pour pallier à ces quelques déconvenues. Toujours plus riche signifiait également toujours plus seule pour moi, mes parents n’étant dorénavant plus jamais la pour passer du temps ensemble, et leur niveau social m’éloignant toujours plus des quelques enfants qui habitaient sur l’île, sur un village en contrebas de la butte où était située notre maison. Mes seuls véritables compagnons devinrent alors des livres que je dévorais avec assiduité toute la journée, et parfois même la nuit durant… Et même si ma croissance continuait, j’étais toujours plus faible suite à ma naissance qui avait été quelque peu mouvementée et on ne peut guère dire que j’étais une violente, c’était même tout à fait l’inverse.
Mais, en manque certain d’affection, et même si je vouais pratiquement un culte à mes deux géniteurs, présent ou non, je me liai alors avec mon professeur, vieil homme à barbe longue de presque un mètre, qui marchait toujours courbé sous le poids de celle-ci. Homme de science depuis des années, il put répondre à toutes ces questions, questions qui se posaient presque en permanence à mon esprit… Et, j’arrivais même parfois à lui mettre des colles, au plus grand désarroi de celui-ci, et même si j’étais un peu triste de ne pas avoir eu de réponse, on peut dire que j’avais au moins la fierté d’avoir pensé à quelque chose qui n’avait visiblement jamais suscité l’intérêt du personnage.

Au fil du temps, je grandissais, prenant centimètres sur centimètres, et toujours plus curieuse du monde qui m’entourait… Surtout les étoiles, le ciel… C’était ce qui me passionnait, comment se créaient les astres lumineux, comment ils mourraient, ou bien la réaction chimique qui leur permettait d’émettre autant de lumière… Bientôt désintéressée des autres sujets, je passais tout mon temps à les observer, à me renseigner sur leur nom, leur position, leur signification dans diverses légendes de peuples primitifs ou non… Et, également, comment me repérer par rapport à elle, même à l’œil nu. Mais, même si l’existence de notre famille était profondément pacifiste, puisque nous vivions de commerce et de science, ce n’était pas quelque chose que tous acceptaient. Surtout pour le mode de vie pacifiste finalement. Durant l’année de mes huit ans, je me suis trouvée à faire face à un évènement auquel je ne m’attendais pas, bien au contraire même… Et, qui plus est, un évènement qui allait totalement bouleverser ma vie, en bien ou en mal, je n’en suis pas encore vraiment sûre finalement.

Alors que j’étai partie deux jours avec mon professeur, pour observer les étoiles à l’aide d’un télescope qui appartenait à sa collection, depuis un plateau se situant à quelques 50 kilomètres de la maison de ma famille, une tribu nommé « Minas », jusque-là inconnue de l’île, perpétra un carnage comme on n’en voit que dans des sociétés primaires. Très primaires en fait, puisque les cadavres furent laissés dans un état qu’on peut qualifier facilement d’abominable, peut-être à cause des diverses meurtrissures qui parsemaient leur corps… Ou bien encore à cause des traces de dent que l’on pouvait trouver sur des morceaux de chair arrachée aux cadavres, démontrant visiblement que quelques membres si ce n’est tous de l’expédition étaient cannibales, à peut-être différents niveaux… Mais il faut avouer que jamais cela ne me vint à l’esprit lorsque je retournais là-bas… Quelle petite fille y aurait pensé en fait ? Je ne sais pas, et je crois même ne pas vouloir savoir finalement. Toujours est-il que, lorsque j’eus pénétré dans la grande maison silencieuse, je compris que tout n’était pas normal… Il y avait toujours une servante pour faire le ménage, une musique qui s’échappait de l’une ou l’autre des portes qui parsemaient le couloir de l’étage, ou encore le bruit de la vaisselle qu’on range dans le grand buffet qui trônait dans notre salle à manger… Mais là, rien… Juste un silence de mort, pesant, total, et irrémédiable.

Je criais alors le nom de ma mère, puis celui de mon père… Je repensais ensuite à celui de ma nounou, du cuisinier, de la femme de ménage… Puis celui de mon professeur qui était en train de s’éloigner sur l’allée au milieu de nos jardins… Celui-ci ne m’entendit pas, et continua son chemin je suppose, mes pensées n’étaient pas tournées vers lui ce jour-là, tout du moins depuis quelques secondes. Habitée du mauvais pressentiment qui allait s’avérer finalement fort approprié, je montais les marches quatre à quatre pour pouvoir voir si mon père et ma mère continuaient de travailler… Mais, à peine avais-je posé un pied sur le palier que l’horreur m’assaillit : du sang tapissait les murs autrefois couverts de cadres, et plusieurs corps démembrés gisaient sur le sol, dans un tableau macabre que personne ne pourrait réellement imaginer, encore moins une petite fille. Mais, malgré ma soudaine peur et mon choc, je n’oubliais pas pourquoi j’étais venue me confronter à cette horreur, et je tentais alors d’enjamber les deux cadavres de domestique pour apprendre ce qui était arrivé à mes parents, mais le sang avait rendu glissant le sol de bois, et je m’étalais alors de tout mon long dans le liquide rouge, m’en couvrant des pieds à la tête. Alors que je me relevais, des larmes se mirent à couler le long de mes joues, immédiatement rougies par le liquide vital qui couvrait mon visage… Et, même si je n’y voyais plus clair, je continuais d’avancer dans la maison jusqu’à la porte du bureau de mon père, pour y découvrir un spectacle toujours plus macabre… Son corps gisait en travers de la porte, mais sa tête était posée sur son bureau… Il lui manquait un bras, que je ne vis plus jamais par ailleurs, et son torse était ouvert, révélant les organes qu’il contenait… Prise soudain d’un haut le cœur, je tombais à genoux, et vomissait tout ce qui me remplissait l’estomac jusqu’à ce qu’il soit totalement vide… Puis, je continuais avec ma bile, compliquant ma respiration… La gorge en feu, tremblante et sans énergie ni volonté, je me relevais, pensant que tout ceci était un rêve, que j’allais me réveiller… Sans comprendre le monde qui m’entourait… Et mes larmes continuaient de couler pendant que j’explorais ma maison, trouvant au fur et à mesure plus de cadavres, celui de ma mère, puis celui du jardinier… Le cuisinier était là également, ses ustensiles plantés au hasard dans son corps…

Comme un fantôme, une ombre qui passe sans qu’on la voie vraiment, je sortais de ma maison, et même si on peut se dire que rien ne pouvait arriver pire, c’est toujours possible. Dans le cas présent, le vieil adage « Ça pourrait être pire, il pourrait pleuvoir ! » pris tout son sens puisqu’en effet il se mit à tomber des cordes, et même si cela eut pour effet de me laver un petit peu, ce n’est pas pour autant que j’étais joyeuse de cet état de fait. Je ne pouvais plus être réellement joyeuse d’ailleurs, ce carnage c’était autant celui de ma famille que celui de ma vie, de mes sentiments… Je venais de tout perdre d’un coup, comme ça, d’un claquement de doigts… Je pleurais toute les larmes de mon corps sous cette pluie, l’eau des unes se mélangeant à celle de la seconde… Plus rien n’avait de sens désormais… Comment pouvais-je continuer ma vie alors que toute celles-ci s’étaient arrêtés ? C’était tout bonnement impossible…

Je marchai sur l’allée pour sortir de chez moi… Je ne savais pas où j’allais, mais il fallait que je sorte de cet endroit, que je me libère d’une façon ou d’une autre de ces fantômes qui venaient brusquement me hanter, me chuchotant que j’aurai dû être-là, j’aurais dû être l’un d’entre eux, être accueillie par la mort avec tous les autres… C’est facile disaient-ils, ça ne fera même pas mal, et ce sera rapide… Mais pourquoi continues-tu ta route ? Ta place est chez toi, auprès de ta famille, au milieu des cadavres… Ne fuit pas ton destin petite, tu ne pourras y échapper quoiqu’il arrive… Plus je m’éloignais de la demeure qui n’était plus habitée que par des esprits, plus leurs voix se faisaient pesante, insistantes, malsaines… Et, sans vraiment me prévenir, à quelques centaines de mètres de ma maison, près de la moitié du chemin qui menait à la ville, mon corps m’abandonna. Je tombais au sol sans pouvoir contrôler quoique ce soit, et je n’arrivais plus à me relever… Et, quelques secondes plus tard, je perdais connaissance sur ce petit chemin. Mon esprit semblait se détacher de mon corps, je volais au milieu des nuages chargés d’humidités avec tous les esprits accusateurs de la maisonnée, me pointant du doigt comme on désigne un coupable, comme si j’étais la responsable de ce charnier, que je n’avais pas fait mon devoir…

Quelques heures plus tard (je suppose puisque le soleil était couché, et que je n’avais guère de moyen de me repérer dans le temps), je me réveillais, dans un lieu inconnu, entouré par des gens inconnus… Le temps que je reprenne connaissance, ils s’étaient tous retournés vers moi avec un sourire carnassier, malsain… Moi, je ne comprenais toujours rien à rien, tout ce que je savais c’est que je ne connaissais pas ces gens, et que je n’avais rien à faire la… Mais lorsque je tentais de me lever, je me rendis compte qu’un de mes pieds était attaché à un poteau, à l’aide d’une corde visiblement très solide… Pour la tester, je tirais tout de même plusieurs fois dessus, avec l’espoir que tout se passerait bien, qu’elle lâcherait, que ce n’était qu’une blague grossière… Mais non, elle était belle et bien fixée, je ne pouvais pas fuir. En revanche, si ce n’était pas drôle pour moi, ça l’était visiblement pour eux puisqu’ils éclatèrent de rire lorsqu’ils me virent tenter de m’échapper sous leurs yeux. L’un parmi les plus grands d’entre eux s’avança, et m’envoya une baffe monumentale qui me fit tomber à nouveau à terre, avec la douleur en plus… La suite est un peu floue pour moi… Pendant près de trois semaines je suis restée là-bas, subissant tout de la part de mes geôliers, ce que vous pouvez vous imaginer facilement tout comme ce dont vous ne pouvez même pas vous douter. A la fin de cette période de temps, je pense que je les avais lassés, même si à cette époque-là je ne me rendais pas vraiment compte.

Coup de chance, peut-être ou non, d’ailleurs, au bout de ces semaines de maltraitances physiques diverses, je suis arrivée à me libérer… L’un de mes «kidnappeurs » si je pouvais me permettre de les appeler ainsi s’était endormi à quelques centimètres de moi, ne faisant visiblement pas attention… Etant à peu près douée de cerveau à cette époque-là, je fus prompte à ramper à ses côtés le plus discrètement du monde, pour lui voler la dague qui était accrochée à sa ceinture. Une fois l’arme en main, je me mis en devoir de me libérer, sciant mes liens avec ce qu’il pouvait encore me rester de force… Et, une fois à nouveau maître de mes mouvements, sans vraiment savoir ce qu’il me prenait, j’égorgeais simplement l’homme, qui s’effondra en un râle… Et, comme les larmes recommençaient à couler le long de mes joues, libérant du sang ma face, mais dévoilant cicatrices et blessures le long de celle-ci, je me fis en devoir de percer le cadavre d’autant de trous que je le pouvais… Un, puis deux, puis trois, puis quatre… Je levais et abaissait frénétiquement les bras, dans une tentative d’expier la douleur qui résonnait dans mes tempes, et qui me hantais depuis la mort de mes deux géniteurs… Il fallait que je trouve quelqu’un sur lequel je pouvais me défouler de toute cette tension, de cette folie qui m’habitait depuis cette date fatidique… Et, manque de bol pour lui, l’homme que j’avais sous la main faisait la cible parfaite. Une fois que je fus totalement repeinte en rouge, et lui plus troué qu’un vêtement dans une armoire infestée de mites, je revins à la raison, cessant de voir rouge pour une fois, et reprenant mes esprits… La haine était en moi, partout, elle habitait chacun de mes gestes, de mes pensées, mais je ne ressentais plus ce besoin impérieux de l’exprimer sous la forme de violence physique. En revanche, je percevais clairement qu’il me fallait fuir pour survivre, aussi je pris mes jambes à mon cou, jusqu’à ce que je ne puisse plus être portée par celle-ci, c’est-à-dire pas vraiment loin… Une fois effondrée au sol, je pris la peine de me déplacer jusque à un petit espace entre deux buissons, ce qui m’isolait complètement de l’extérieur, et il fallait savoir que j’étais là pour venir m’y chercher.

Je pris la peine de faire l’état de mes blessures… Couvertes d’estafilades, et d’une blessure plus profonde au côté, ma constitution faible le supportait, mais difficilement… Mes jambes me faisaient souffrir le martyr, surtout à un endroit que je ne prendrais pas la peine d’énoncer ici mais qui avait été forcé plusieurs fois, laissant du sang sur tout le pourtour et les côtés. Alors que j’attaquais l’état de mon torse, mon cerveau n’en pu plus d’avantage, et je sombrais dans une inconscience qui m’apparaissait en définitive comme un moyen de libération de toute cette horreur. Plus de morts, de massacres ou de captivités, c’était le noir complet… Et, aucun rêve ne traversa mon esprit malade et entaché de la folie des actes humains pendant les heures qui suivirent. Plusieurs heures ou même journées plus tard, j’ouvris les yeux pour découvrir le branchage d’un pin au-dessus de moi, et un matelas d’épines sous mon dos… J’étais enfin libre… Je pouvais essayer de passer à autre chose, oublier tout ma misère et continuer vers l’avant.

Je me relevais donc, et pris le chemin de la ville. Pour les quelques mois qui suivirent, j’appris à me nourrir de rapine, et de pigeons que j’arrivais à attraper grâce à une certaine agilité que je développais. Mon corps s’assécha, j’étais maigrichonne, mais mes muscles étaient suffisamment développés pour que je n’aie pas la peau sur les os… Ils me permettaient également de survivre dans la jungle qu’est la vie pour les enfants des rues. Mais, je grandissais, malgré tout. Et, même si plusieurs gangs sévissaient dans les quartiers que j’écumais en temps normaux, jamais je n’avais cherché à m’approcher de l’un d’entre eux… Les chefs étaient des escrocs notoires, pas question d’accepter cela… Et, qui plus est, ils traitaient les « employés » si on peut les appeler comme tel à l’instar d’esclaves sous leur domination. Mais, malgré cette vie des rues, je survivais, grandissant et me renforçant. Je mettais les pieds dans la cour des grands, accomplissant ici et là quelques actes mafieux qui me permettaient maintenant d’avoir mon propre logement au lieu de dormir dans la rue… Et, avec la nourriture vinrent les formes : mon corps pris la silhouette qu’il a encore aujourd’hui, et même si ce n’était certes pas la fin de la croissance, je pense qu’on pourrait aisément me reconnaître en cette jeune fille de l’époque…

Toujours guidée par ma curiosité, et mon envie de liberté sans aucun doute, je me suis engagée sur un navire marchand, en tant que mousse. Comme les filles n’étaient guères portées dans les cœurs des marins, il fallut passer un bandage autour de ma poitrine qui grossissait régulièrement pour que personne ne découvre que j’appartenais en réalité au beau sexe.
Une fois à bord toutefois, et même si la vie était dure, l’ambiance était bonne. Les marins étaient soudés parle dur labeur qu’ils accomplissaient tous chaque jours, et une certaine forme de solidarité régnait dans l’équipage, même pour le plus misérable des mousses –c’est-à-dire moi. J’ai parcouru les quatre mers sur ce navire, et plus j’apprenais à connaître les flots, et considérait même de plus en plus le navire comme un membre de notre équipage. C’était la belle vie, et je pouvais donner libre cours à mes envies de liberté, et qui plus est ma curiosité était pleinement satisfaite par l’exploration de long en large de ce monde. Certes nous n’allions ni sur Grandline, ni à proximité de Calm Belt, mais c’était aussi bien comme cela… Et, après des années, je trouvais encore moyen de m’émerveiller de tout cela.

Le temps passait vite sur la petite caravelle, et du jour au lendemain me sembla-t-il, j’étais devenue lieutenant sur le petit bateau… Mais, mon véritable sexe n’était toujours pas révélé, et comme j’avais entendu certains hommes parler des malheurs qu’une femme pouvait apporter sur un navire par pure superstition, je n’avais pas réellement trouvé bon de les informer de tout cela. Mais, je grandissais, et mon corps aussi, et bientôt je ne pouvais plus réellement cacher la forme rebondie de ma poitrine, aussi décidai-je d’en informer le capitaine…
J’entrais donc avec circonspection dans sa cabine, et il m’accueilli avec le sourire, comme d’habitude. Il tenait encore une fois l’un de ces cigares à la bouche, et la fumée en empuantissait la pièce, mais l’habitude aidant, je n’étais guère gênée par cela. Je prenais alors la parole d’une façon hésitante :

« -Capitaine… Il faut que je vous avoue quelque chose qui pourrait avoir son importance, commençai-je
-Eh bien vas-y, ça ne peut pas être réellement grave
-Hum. C’est un peu compliqué, mais en réalité, je suis une femme. »

Là, il écarquilla les yeux, avant de se redresser brusquement sur sa chaise… Son air enjoué s’était envolé, pour laisser place à une mine furieuse… Je n’avais jamais remarqué cet aspect de sa personnalité, mais le capitaine était raciste, et quelque peu sexiste par extension. Aussi, lorsqu’il appela les matelots, je compris que je n’avais pas fait le bon choix en lui révélant mon identité. Fronçant les sourcils et les dents, il éructa :

« -Les gars, le lieutenant est en fait une femme, et une menteuse de premier ordre qui plus est. Foutez-moi ça aux fers, que je décide ce qu’il doit lui arriver. Je ne supporte pas qu’on se foute de ma gueule ! »

Tous les hommes se regardèrent avec l’air ahuri… Que se passait-il donc ? Pourquoi tant de haine pour cela ? Mais, le chef reprit la parole en hurlant cette fois :

« -TOUT DE SUITE ! »

Et je fus brutalement saisie dans le dos, mes deux bras immédiatement immobilisés. J’essayais bien de me débattre, mais rien n’y fit, je ne pouvais me dégager, et même en gesticulant tout mon possible et en trainant les pieds autant que je le pouvais, je fus emmenée dans la cale, et enchaînée à l’aide de menottes de fer accrochée à la coque. Après plusieurs heures passées à ruminer, je m’endormis, sans avoir plus d’idée de l’heure qu’il était. J’avais 16 ans, et c’était la deuxième fois que je me retrouvais ainsi prisonnière… Et mon cerveau encore malade me rappela tout ce qu’il m’était arrivé la fois précédente, avec force de détails, sous la forme d’un cauchemar tellement réalistes que, lorsque je me réveillai, j’avais les poignets en sang d’avoir trop forcé pour me libérer.

Sur le pont, j’entendais des bruits de pas au rythme de course, et les chocs entre ce qui semblait être deux objets métalliques, mais partout au-dessus de moi… Des chocs sourds venaient également ponctuer cette sarabande de son qui était le seul moyen pour moi de comprendre ce qui s’était joué pendant mon sommeil. Je ne fus guère longue à m’en rendre compte d’ailleurs, puisque deux hommes inconnus avec des sabres à la main entrèrent dans la cale où j’étais enfermée, aveuglant mes yeux avec leurs torches. L’un d’entre eux cria vers le haut :

« -Eh, y’a une prisonnière ici ! »

Et, ils s’approchèrent de moi, qui ne pouvais que les regarder faire. Pas de défense possible lorsqu’ils me renvoyèrent dans l’inconscience à l’aide d’une frappe violente derrière le crâne.

Je me réveillais plusieurs heures plus tard dans une chambre que ne possédait pas le navire sur lequel je voguais depuis des années, sans aucun doute possible. Je n’étais plus attachée, et sur la table de chevet qui était à côté de la couchette sur laquelle je reposais, je trouvais une lettre, rédigée d’une écriture fine, avec force d’enluminures et décorations. L’écrivain de ceci était un homme de goût. Elle disait ceci :

« - Bien le bonjour chère dame. Je tiens d’abord à m’excuser de la violence dont mes hommes ont fait preuve sur vous, mais ils sont quelques peu rustre si vous me comprenez. Pour me faire pardonner, vous êtes invitées à me rejoindre pour dîner, à 19 heures précises, une horloge se trouve sur la commode près de vous. Vous trouverez également dans ses tiroirs le moyen de vous habiller convenablement.
Cordialement »

Je restais bouche bée devant cette invitation, et après quelques secondes de stupéfaction, je jetais un œil à la pendule qui égrenait lentement les secondes. Il était à peine seize heures passé… J’avais tout mon temps pour faire ma toilette.
Mais, toutefois, l’hésitation me pris… J’étais sur un vaisseau probablement ennemi, dont les hommes m’avaient traînée de force à l’endroit auquel je me trouvais… Endroit dont j’ignorais par ailleurs toute forme de position géographique. Mais, après quelques minutes supplémentaires de réflexion, je me rendis compte que, quoiqu’il en soit, j’étais prisonnières sur ce bateau, aussi m’était-il impossible de réellement refuser l’offre… Ainsi donc me fallait-il aller de mon plein gré à un dîner qui prenait de plus en plus des airs d’abattoir dans mon cerveau, même si je me demandais pourquoi avoir attendu autant.

Et, en conséquence, il me fallait revêtir les atours qui m’étaient offerts. J’ouvris le tiroir de la commode pour trouver une magnifique robe de dentelles blanche et noire, dont les entrelacs dessinaient de fines volutes autour du buste du vêtement. Elle était accompagnée d’un corset à la vieille mode, et de chaussures tout aussi élégante que le reste, et assortie, preuve que la tenue n’était pas confiée à mes soins au hasard.

Je la revêtais donc en faisant bien attention de ne pas l’abimer… Pas question de déchirer un vêtement tel que celui-ci, le plus beau que je revêtais de ma vie… J’avais déjà vu de telles robes, mais lorsque j’étais encore avec ma famille, petite, et mes souvenirs étaient un peu flous… Et, j’étais très loin d’être en âge de les porter.
Les préparatifs –comprenant mon maquillage- me prirent près d’une heure pour finaliser le tout, et je pense que lorsque ce fut totalement fini, j’avais retrouvé la gloire qui était celle de ma famille si vite décédée. Je m’asseyais alors sur le lit, attendant l’heure fatidique du dîner… Et, perdue dans mes pensées, je ne vis pas vraiment le temps passer, jusqu’à ce qu’un jeune homme timide passe la tête par l’entrebâillement de la porte avant d’écarquiller les yeux en me voyant. D’une voix quelque peu tremblante, il m’annonça :

«-Le capitaine vous attend dans sa cabine madame, si vous voulez bien me suivre… »

Et, moi de me lever sans un mot, pour le rejoindre, puis le suivre jusqu’à une autre porte sur le château arrière du grand navire. Je toquais alors, mais ne fit guère de bruit, mes avants bras étaient couverts de long gants de soie. Toutefois, cela sembla assez pour que la porte s’ouvre en apparence seule. Je fis quelque pas dans la salle, et le battant se referma derrière moi, sûrement clos par un homme d’équipage j’espérais.
Et, là, le capitaine du vaisseau apparut enfin à ma vue : c’était un jeune homme châtain d’une trentaine d’année qui étais revêtu comme un noble, avec fanfreluches et tricorne. Il s’approcha de moi, puis posa un genou à terre pour baiser ma main, dans le plus grand respect des traditions de galanterie.

Je m’asseyais ensuite dans le plus grand silence face à lui, et commençait à manger… L’ambiance était bien froide en ce début de soirée, pas une parole durant tout le repas, où je me montrais aussi raffinée que lui. Mes yeux couraient d’un objet à l’autre de la cabine, objets qui traduisaient une curiosité et un esprit débordant. Ici une mappemonde, et là-bas des livres de poèmes que je pouvais reconnaître pour les avoir déjà aperçus chez moi. Quelques ouvrages sur la science parsemaient également la pièce, prouvant la culture du personnage.

Le premier mot de la soirée franchit les lèvres du jeune homme après que nous eussions finit tous les plats et desserts, sous la forme d’une question :

« -Bien chère amie, je me posais une question simple : qu’est-ce qu’une créature aussi ravissante que vous faisait dans la cale de ce navire miteux, et attachée qui plus est ? »

Il me parlait comme si nous nous connaissions depuis une éternité, et que nous étions égaux alors que j’étais clairement sa prisonnière. Les mots franchirent ma bouche avec un certain retard, et pour éviter de passer pour une abrutie finit, et tenter de gagner des points auprès de l’homme, j’inventais l’histoire d’une riche héritière en quête de liberté qui avait fui, et s’était fait rattrapée par des hommes envoyés par son père. Cela tenait à peu près la route, et me correspondait finalement à peu près. Il ne parla de mon récit, mais hochait parfois la tête, ou émettait quelques sons approbateurs pour m’encourager à continuer.

Lorsque j’eus clos le récit, un sourire étira ses lèvres, et il dit alors :

« - Je sais que vous m’avez menti à certains moments, mais je sais que vous pouvez vouloir me cacher des choses. Toutefois, je suis un gentilhomme, et je vous déposerai sur la prochaine île sur laquelle je ferais escale. »

La soirée se finit en discutant de sujets plus triviaux, jamais sérieusement, et je dois avouer que cela devait être la soirée la plus plaisante que je passais depuis des années, car même si l’équipage de l’ancien vaisseau m’étais sympathique, je n’avais vraiment l’envie de me lier avec aucun d’entre eux.


Et, sitôt dit, sitôt fait : trois jours plus tard, je fus débarquée sur une île de South Blue, avec mes anciennes affaires et la robe que j’avais portée au dîner, ainsi que quelques autres. Ma valise était au final bien remplie, et je remerciais plusieurs fois l’homme avant de partir sur mon chemin.

Les quelques péripéties des années suivante sont à la fois trop fraîche et trop ancienne dans ma mémoire pour que je puisse réellement vous les raconter, mais suite à une circonstance assez particulière qui m’obligea à tuer plusieurs hommes, je me retrouvais engagée dans une guilde spécialisée dans l’assassinat. Je faisais des merveilles avec un stylet et une dague, aussi pris-je rapidement de l’importance dans l’organisation au fur et à mesure que je perdais toute morale. Plus de pitié pour personne, il n’y avait que peu d’humains qui méritaient réellement de vivre en ce monde, et ce n’était pas ceux qui étaient désignés comme mes cibles… Ceux-là étaient plutôt des pourris, résidus d’un système obsolète et complètement injuste que je me faisais un plaisir d’étriper, ne serait-ce que pour ma conscience personnelle.

Mais, le passé vous rattrape, irrémédiablement, tant que tous ses restes ne sont pas éradiqués. Cette fois-ci, la manifestation prenait la forme d’une vieille tribu qui avait hanté mes rêves des années durant, et parfois encore aujourd’hui. Les Minas. Ceux qui avaient fait de ma vie un enfer pendant des années, qui avaient finalement tout gâché jusqu’à m’amener à ce statut d’assassin que j’apprécie pourtant, mais lorsque je me dis que j’aurai pu finir scientifique ou commerçante, sans aucun rapport avec une quelconque forme de violence… Il aurait bien mieux valut pour moi. Mais, on ne fait pas marche arrière, jamais. C’est impossible. Tout ce que l’on peut accomplir, c’est nettoyer les restes du passé.

La tribu meurtrière avait une fois de plus perpétré un carnage, et il fallut me rendre jusqu’à North Blue pour retrouver ces fils de chien. Revêtue d’une tenue de cuir moulante, je me suis rendue aux abords de leur campement de jour, les espionnant pour chercher où se trouvait la hutte du chef, et ce jusqu’à la nuit tombée. Une fois l’obscurité tombée, aux alentours de minuit, je me suis laissée tomber de mon perchoir pour atterrir dans la neige en contrebas, et me suis avancée jusqu’aux habitations primaires peuplée par ces barbares assoiffés de sang. Sans le moindre bruit, je me suis approchée de la hutte de leur chef, organisateur de toutes les tueries qui avaient pu ruiner la vie de dizaines ou de centaines d’enfants comme moi… J’ai écarté ce qui faisait office de porte avant d’avancer jusqu’à la couche du personnage. Sortant ma dague et la lui posant sur la gorge pendant qu’une de mes mains couvrait sa bouche, je le réveillais… Celui-ci ouvrit les yeux brusquement, et parut étonné de me voir, mais sans me reconnaître. Alors qu’il vivait ses dernières secondes, je lui faisais un clin d’œil, en chuchotant un petit :

« -Sans rancune alors ? »

Avant de trancher brutalement sa jugulaire, le faisant périr dans un flot de sang. Je ressortais de l’habitation satisfaite, et libérée plus que jamais de mon passée, même si je n’étais pas plus soulagée qu’avant face à celui-ci… Et, à peine avais-je posé un pied dehors que je vis une silhouette dans la neige… Celle-ci allait de tente en tente, et je reconnaissais au bruit le massacre des habitants… Je ne pus me retenir de penser

*Toi aussi les Minas t’irritent ?*

Mais, sans m’attarder, je continuais à avancer sans me faire repérer, du moins le croyais-je, jusqu’à sortir du village, et me perdre dans la nuit…

Les années suivantes sont peuplée par la routine, mais pas n’importe laquelle : celle d’un assassin. Pas de famille ni d’amis, juste l’argent, les contrats, et le sexe, car j’avais besoin d’un moyen d’expression autre que la violence, et s’il me procurait du plaisir, c’était toujours mieux. Tout me paraissait ridiculement facile, à l’exception près de quelques gros contrats que j’avais effectués avec la plus grande prudence… Jusqu’au jour où je fus chargée d’un contrat qui allait changer ma façon de vivre, encore une fois. Ici, la cible n’était pas infime : c’était un contre-amiral de la marine.

Pas de coéquipier cette fois, je devais l’attraper alors qu’il était en voyage pour livrer un colis important donc le contenu n’était pas donné. Il devait passer dans une base de la marine, et je devais l’assassiner, et rapporter son colis. La récompense était à la hauteur du risque, mais encore fallait-il être encore en vie pour la toucher au final.

Mais, je m’ennuyais comme je l’ai dit, aussi ai-je accepté sans hésitation, et je me suis introduit dans la base de la marine quelques jours plus tard, avec l’objectif bien décidé d’accomplir cette mission dans les règles de l’art. Pour éviter de me faire attraper, j’attendais le point du jour, l’heure où tout le monde dort, et où les sentinelles ne font guère attention… Et, je le poignardais, encore et encore, le réveillant du premier coup, et le tuant du troisième, avant qu’il puisse crier. Maintenant, en revanche, il allait me falloir trouver le colis. Je cherchais dans la chambre jusqu’à trouver un coffret dont je défonçais le couvercle pour trouver à l’intérieur un fruit du démon. Etonnée, je l’étais, mais l’urgence de la situation m’obligeait à faire vite, et à ignorer l’importance de la chose. Je sortais du camp en trombe, repérée par à peu près toute les sentinelles je pense, mais attrapée par aucune d’entre elle… Et, pour la semaine suivante, avant d’aller rendre mon contrat, je me cachais dans l’une de mes planques habituelles, pour me faire un peu oublier. Un peu.

Réfléchissant à ce que je venais d’accomplir, je me dis que tout l’argent que pourrait me donner le commanditaire ne vaudrait pas le fruit du démon. Aussi, je le mangeais, en conscience de tout ce que cela encourait : je ne pourrais plus approcher ma « guilde » (si je peux lui donner ce nom) d’assassin, et je serais plus que surement pourchassée par eux… Mais je m’en foutais. Avec mes économies, je me payais un trajet jusqu’à Bhuejerba, où je commandais la construction d’un bateau volant –qui finalement allait finir d’épuiser mes dernières ressources.

J’étais cherchée par le gouvernement, et mon ancienne « guilde » d’assassin, mais ce n’était plus vraiment important, j’étais libre.

Histoire d’Elya Paradise – 1854








Après avoir clos la dernière ligne de ce récit, Elya se leva, et, fidèle à sa parole, jeta les feuilles au feu… Avant d’elle-même se dissiper dans un souffle d’air, fuyant par la fenêtre ouverte… Il ne restait rien d’elle dans cette pièce si ce n’est un encrier et une plume, encore imbibée du liquide noir.

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Dernière édition par Elya Paradise le Mar 19 Fév - 19:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Elya Paradise [100%]   Jeu 12 Avr - 8:41

Description :
Spoiler:
 

Un personnage original et complet, très détaillé, malheureusement quelques répétitions et des étourderies en orthographe font baisser ta note. Je mets tout de même la moyenne sur ces critères parce que vu comment c’est placé, ça ne peut qu’être des fautes d’innatention.

Histoire :
Spoiler:
 

Une histoire qui commençait mal de mon point de vue (Première personne, c’est le mal (okay, c’est mon point de vue)), mais tu tombes pas dans le piège de parler de toi-même tout le temps, et ça c’est un bon point. Niveau Français, c’est largement supérieur à ta description, quelques fautes subsistent, mais rien d’aussi lourd que ci-dessus. Niveau récit, alors j’me suis pas emmerdé une fois, et t’as largement satisfait mon goût pour les carnages et petits massacres, le passage où elle découvre sa famille mutilée est juste magnifiquement écrit.


Général :
Spoiler:
 

Une excellente présentation selon moi, par contre gaffe aux fautes, tu te laisses aller !

Total : [17.3/20]
J’arrondis à 17, 5, ce qui donne un niveau 35 auquel je donne quatre niveaux en plus, parce que j’ai vraiment apprécié le détail du carnage. Te voilà donc Capitaine Pirate avec ton fruit.
Je t’accorde une prime (comme tu me l’as demandé) de 25 Millions de Berries, car malgré une fiche de qualité sur les plans du personnage et de son background, les fautes que t’as fait sont le gros cheveux dans la soupe quoi. Sur le plan IRP, tu peux l’incomber au fait qu’un assassin est dangereux, mais silencieux.

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Elya Paradise [100%]

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