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 Dæmon Flinch [Finie]

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Espion C.P. 9
Dæmon Flinch
Espion C.P. 9
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35/100  (35/100)
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Equipage: Aucun

MessageSujet: Dæmon Flinch [Finie]   Mar 27 Déc - 13:19


Dæmon Flinch



Nom : Flinch

Prénom : Dæmon

Surnom : Le démon / L'impitoyable

Age : 24

Race : Homme (ou alors démon, cela dépend du point de vue)

Lieu de Naissance :

But(s) et/ou Rêve(s) : L'argent, le pouvoir, le plaisir... Vivre sa vie comme il l'entend, et dans la débauche la plus totale en fait.

Camp et Grade : CP9

Equipage/Tribu/Parti : /

Armes/Capacités Spéciales :Oo wazamono / Pistolet + Haki des rois + Rokushiki

Dieu/Statut : Gemini / Croyant
"Je certifie avoir lu le règlement, l’accepter et assumer tout acte allant à son encontre..."

DESCRIPTION

Daemon – Démon. Vous aussi vous avez noté la ressemblance ? Ce n’est pas forcément pour rien… Même si cela est une coïncidence pure et simple sur la base. Ce jeune homme –âgé de 24 années- pourrait en effet passer pour un ange au premier abord… Mais enfin, il travaille au CP9, l’espionnage est son métier, et la première chose à apprendre dans ce métier c’est la discrétion, la tromperie… Et un ange, ce n’est vraiment pas l’adjectif qu’on pourrait lui coller une fois qu’on le connaît un peu. Mais, tout d’abord, commençons par son apparence, la partie émergée de l’iceberg si j’ose dire…

Au premier abord, Daemon est un personnage tout ce qu’il y a de plus banal… Au premier abord. C’est un jeune homme qu’on donnerait âgé d’une vingtaine d’années, même s’il en a quatre supplémentaire, il a une apparence générale qui donne l’impression qu’il est particulièrement jeune, presque enfantin en fait. Premièrement, ses cheveux sont coupés assez courts, et tombent en mèches désordonnées sur ses yeux, sur ses épaules, cachant en partie son visage au gré de ses mouvements. Ils sont d’une couleur assez particulière, et qui attire particulièrement l’attention : bleus. C’est un choix assez étrange, surtout quand on travaille dans l’espionnage, mais nous expliquerons cela plus tard. Ses cheveux, disais-je, retombe devant ses yeux, couvrant au passage la partie haute de son visage… Et parfois ses joues. Lesdites joues sont quant à elle plutôt effacée, ce n’est pas vraiment la partie qu’on note sur son visage. Par contre, son nez est un peu plus voyant, même s’il est fin et ne démarque pas vraiment du reste du personnage… Mais son atout principal, ce sont ses yeux… C’est ce qui attire le regard immédiatement, quel que soit l’interlocuteur, et qui le force à discuter les yeux dans les yeux. Pour Daemon, c’est presque une arme, et il les maîtrise à merveille… Autant, par habitude, il se donne un air joueur, et ses yeux reflètent ceux qu’il aurait pu avoir enfant, mais lorsqu’il est sérieux… Son regard est un véritable harpon, qui vous pénètre jusqu’au plus profond de l’âme. Lorsqu’il s’énerve, bien qu’il ne le montre pas ouvertement, son regard devient plus perçant, et on passe du bleu turquoise au bleu-gris d’un ciel d’hiver.

Il a un cou qu’on qualifierai dans la moyenne de longueur… Il rejoint des épaules qui ne sont pas vraiment larges, effectivement le jeune homme n’est pas vraiment imposant. Sa carrure elle-même est plutôt fluette, et il mesure à peine 1 mètre 60, ce qui le rend assez petit… Ou alors accentue l’apparente impression de jeunesse. Il est souvent vêtu d’une chemise noire qui est en partie déboutonnée sur le devant, laissant entrevoir des pectoraux bien formés. Le vêtement ne lui colle pas au corps, aussi ne voit-on rien de ce qui se cache sous celui-ci, mais une fois torse-nu, les abdominaux de Daemon sont magnifiquement sculptés, et ressortent clairement… Il n’y a presque pas de graisse sur sa personne, car il l’exècre. Sa chemise se finit au niveau des poignets de façon assez banale… Ses mains, quant à elles, sont fines, celle d’un artiste –d’un voleur en fait- dirait-on. A sa ceinture, accrochée à une ceinture fine de la même couleur noire que l’habit qui couvre son torse, se trouve le sabre de Daemon. L’un des 50 Ryuu-wazamono. Son fourreau, assorti au reste de sa personne, est noir comme la nuit… Il faut dire que le personnage n’est pas vraiment un gai luron, mais qu’il aime bien se sentir élégant et raffiné dans ses vêtements… Il porte du noir tout simplement parce que l’effet est « classe ». A cette même ceinture est accroché un holster, qui contient le revolver que le jeune homme a l’habitude d’utiliser en même temps que son sabre… L’étui est noir –encore me direz-vous- mais la crosse de l’arme est d’ivoire, et le reste en bois agrémenté de fines dorure… C’est l’autre arme qui accompagne le quotidien de Daemon, alors celui-ci s’est permis de la personnaliser un peu plus.

Ses jambes, parties les plus courtes de sa personne puisque ce sont elles qui sont responsables de sa petite taille, sont vêtues à leur tour d’un pantalon noir, à l’instar d’un smoking de nos jours. L’ensemble donne l’impression d’un jeune homme assez décontracté –ou alors qui ne se préoccupe que peu de son apparence. Ses chaussures sont à peu près semblables aux tennis de nos jours, souples et dotées de petits « crampons » sous la semelle, elle permette une grande liberté de mouvement, et un confort plus que respectable.
Venons-en enfin à l’air général… Tout d’abord, vous remarquerez (si vous ne le connaissez pas bien) que Daemon est une personne plutôt joviale, quoiqu’un petit peu orgueilleuse… C’est une image qu’il travaille, celle du jeune homme toujours énergique et plein d’entrain, qui veut aider son prochain… Bref, le gentil niais. Sa posture reflète cela : il n’est pas raide –bon, pas avachi non plus- mais plutôt souple… Il se laisse aller en somme. Lors des discussions qu’il entretient avec ses supérieurs, par contre, il est raide, et digne, comme il se doit de l’être en fait. Une fois en privé –avec une personne qu’il apprécie, ou seul- il se laisse complètement aller… Ce n’est pas un grand travailleur, il ne fournit jamais un effort de trop en somme. Sa devise est de déléguer, si les subordonnés peuvent le faire eux-mêmes, alors ils s’en chargent, sinon ils ne servent à rien. Dans l’ensemble, sa foulée est plutôt longue, malgré sa taille, et il refuse de se laisser aller à courir à côté d’une personne plus rapide que lui… Il la suivra à son rythme, tant pis pour celle-ci si elle refuse de ralentir. Eh bien oui, il est un peu orgueilleux, et cela paraît quel que soit l’attitude qu’il adopte.

Particularité intéressante –et peu discrète en fait- lorsqu’il se met particulièrement en colère, Dæmon change… C’est un peu spécial : Les anges ont des ailes… Eh bien, lui, ce sont des flammèches et une queue qui « apparaissent » (elles ne sont pas vraiment tangibles). Ces « particularités » comme il les appelle sont d’un bleu profond, et se meuvent comme si elles étaient rattachées à son être, malgré leur immatérialité. Il ne peut frapper avec ni les utiliser, c’est seulement un effet de style plus qu’inutile… Mais cela donne des combats spectaculaires (et occasionne certaines opinions sur son humanité également).

Enfin, passons à son mental… Ah, le mental d’un homme, on dit souvent qu’une personne peut être définie uniquement par celui-ci, que le corps n’est rien de plus qu’une enveloppe qui protège l’important. Le mental est donc supérieur au corps me direz-vous, ceux qui affirment le contraire sont souvent affublés de l’étiquette « superficiel » au passage… Eh bien, parfois, certaines personnes peuvent être conditionnées autant par leur physique que par leur manière de penser, surtout quand ledit physique est à l’origine de toute la philosophie du personnage.

En premier lieu, Daemon n’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un « bon garçon », dans tous les sens du terme… Il ne l’est pas profondément, et extérieurement… Il ne le montre pas. Il reste dans les sentiers battus uniquement quand la nécessité s’en fait sentir, mais dans l’ensemble… Il est plutôt aventureux en fait. La politesse lui est totalement inconnue, et il ne s’en sert pour ainsi dire jamais –ou alors aux personnes qui l’impressionnent, et ne pensez pas que ce sont ses supérieurs. Sa verve est pour ainsi dire légendaire, haut gradé, subordonné, ennemi, ami… N’importe qui est susceptible d’y goûter, quel que soit la situation en fait. Le seul égal à ceci est son humour noir… Dans toute les situations, désespérée comme joyeuses, il est capable de plomber l’ambiance en une phrase qui n’est pas drôle, mais qui est cynique au possible. Ses préférées parlent de la nature profonde des hommes, de leur égoïsme, et de la façade qui couvre tout cela, mais il est capable de sortir quelque chose du genre quel que soit le sujet abordé à la base.
Sa vision de l’homme est noire… Et c’est un euphémisme. Il ne pense pas l’homme capable de bonté, de générosité, que tout est intéressé… Chaque individu œuvrant pour sa propre existence, lorsque quelqu’un se met en travers de sa route, il ne mérite que de mourir… Logique en somme. Il est très cynique, et ses remarques lorsqu’on lui vante les prétendues « qualités humaines » sont cinglantes… De là il tire un certain gout du meurtre… C’est quelque chose qu’il apprécie finalement : voir un dernier frisson parcourir sa victime, ou son visage se figer sous l’impact de la balle… Ou encore la peur avant de porter le coup final… Ayant décidé de savourer pleinement sa vie, il se consacre à cette partie de son existence régulièrement (il faut dire que son travail l’y aide un peu.)

Ce qu’il faut savoir également, c’est que son égoïsme n’a de limite que sa santé propre. Ainsi, donc, il se montre arrogant en toute circonstance… Sauf s’il n’en a pas l’occasion. Il trouverait le moyen d’être fier en fauteuil roulant, ou dans un lit d’hôpital… Mais forcément, si on ne peut pas parler, ni remuer… C’est un peu plus compliqué. Ceci vient de son cynisme en fait : Sachant que tout homme œuvre pour sa propre pomme, il ne va pas s’embêter à considérer les autres comme ses égaux… Ce sont tout au mieux des obstacles, sinon des choses utiles, des objets en quelque sorte… Enfin, des objets avec un amour propre, mais quand on est passé maître dans l’art du double jeu et de la manipulation, ce n’est pas trop difficile de le contourner.

L’argent est l’une de ses principales préoccupations, en gagner est l’un des buts de sa vie… Pour ensuite s’en servir sans compter. Il le recherche par tous les moyens (même les moins catholiques, ne nous voilons pas la face), pour pouvoir tout faire par la suite. Au vu de son histoire, il en connaît la valeur, mais ce n’est pas pour autant qu’il est du genre avare. Même s’il n’est absolument pas généreux… Ou peut-être en pots de vin, si l’intérêt s’en fait sentir. Pour le reste… Il est attaché à quelques affaires (ses vêtements habituels en fait, ainsi que ses armes) mais n’est pas non plus hyper possessif.

Dæmon est par contre très (trop ?) attaché aux plaisirs de la chair… Il en a fait le but principal de sa vie, et c’est son objectif ultime. Pour les énumérer, par ordre croissant de préférence pour notre personnage : L’alcool, la drogue, et enfin, le sexe. Alors, on pourra rapidement dire que c’est un débauché –ce qui en soit est vrai- mais il ne laisse pas paraître cela à ses collègues… Il garde cette partie de son existence un petit peu plus secrète, il ne la partage qu’avec ses partenaires parmi ces diverses activités.

Il est étrange de penser qu'une personne qui a aussi peu foi en l'humanité et en son prochain puisse croire à un quelconque dieu n'est-ce pas? Vous pensiez qu'il considérait cela comme un ramassis d'idioties? Étonnement non. Il croit en Gemini car il pense que le savoir donne le pouvoir, mais que trop de savoir est également dangereux... Le jeune homme croit donc en ce dieux, pensant que celui ci pourra l'aider dans la route qu'il a choisis de suivre. Encore une fois, ce n'est pas par foi pure, c'est sa vision du monde qui le porte à croire à cela... Et peut-être quelques restes de son enfance également.

Dæmon par contre, malgré son intelligence et son côté froid et calculateur, a quelque chose qu'on peut qualifier de ridicule : Il complexe violemment sur sa petite taille. Il déteste qu'on le lui fasse remarquer, voir prend cela pour une agression personnelle, et cela le pousse parfois à se montrer violent... Il n'a jamais dit par lui même qu'il était petit, et préfère ne même pas y penser... Mais il ne se voile pas la face, il sait qu'il n'a pas la taille moyenne d'une personne de son âge... Même si ça ne l'empêchera pas de continuer à corriger tous ceux qui ont l'audace de le lui faire remarquer.

Il se sert de ses talents d’acteurs pour montrer une personnalité joviale à tous ceux qu’il cherche à tromper (à priori, tous ceux qui n’appartiennent pas au gouvernement mondial… Et encore, parmi ceux-ci, il montre la même chose à ceux qui ne le connaissent pas.) Alors, forcément, ça n’attire pas les foules, il n’as donc pas d’amis… Après tout, il considère qu’il n’en a pas besoin, donc finalement, peu importe. Cela donne quelqu’un d’assez solitaire dans sa façon de vivre, qui ne cherche pas vraiment à se lier, mais qui pense ne pas en avoir besoin. Tout au fond de lui, dans la partie qu’il refoule car elle contient ses sentiments, il souffre de cela, mais ne se l’avouera jamais… Il a décidé de la vie qu’il mène, pense que c’est le bon choix, et la mènera jusqu’au bout.



HISTOIRE


Journal de Daemon Flinch :
Ecrit en ce premier jour de l’année 1854

Cher journal… Pff, encore une connerie oui… C’est tellement cliché… « Cher journal, patati, patata »… Ce que ça peut être con ! Et quand on pense que les gosses sont tous comme ça… Ça m’donne envie de gerber. Ah, et ça assoit ma résolution de jamais faire de gamin… Les mioches, c’est un boulet qu’il faut se traîner, aucun doute possible là-dessus. Enfin, revenons-en à ce journal donc :

Voilà, on pourrait penser que je suis pas du genre à écrire ma vie… Finalement, si, je veux pouvoir me rappeler tranquillement mes bons moments –et examiner les mauvais- en lisant ces pages… Pas envie de me creuser le cerveau à chaque fois. Alors je vais écrire ma vie… Si quelqu’un tombe la dessus, j’pense que ça va vite le faire chier, mais enfin… Ça vous est pas destiné, bande de connards ! Et maintenant, j’ai l’impression de parler tout seul… Tout va bien. Enfin, je m’y mets sérieusement, sinon ça va vraiment commencer à me les briser… Voilà donc ma vie :

Comme tout enfant (saleté de mioches, encore) qui se respecte, j’ai oublié les trois premières années de ma vie… Et les trois suivantes sont on ne peut plus floue aussi d’ailleurs… Mais bon, je peux me baser sur ce qu’on m’a raconté après coup… Même si c’est déformé en partie :

Je suis donc né dans un lieu… Inconnu. Ça commence bien hein ? Enfin, bon, j’y peux pas grand-chose, personne n’a jamais su… Et finalement je m’en fous totalement. C’est pas comme si c’était intéressant. Ce que je sais par contre, c’est qu’on m’a recueilli à Skypiea quelques jours (ou semaines, ou mois… Du coup je connais même pas mon âge exact) après ma naissance. Un bonhomme pas bien intelligent, et surtout un peu naïf, a eu pitié de moi, et m’a recueilli. Il avait une femme, âgée d’une trentaine d’année comme lui, qui m’a accueillie à bras ouvert ce soir-là… Car oui, c’était un soir. Dans la rue, j’étais dans un petit berceau m’a-t-elle racontée, enveloppé dans une couverture simple… Et abandonné à moi-même. C’est quand Maria (note à moi-même : c’est le nom de la jeune femme. Ça m’étonnerait que je l’oubli, mais on est jamais trop prudent) m’a sorti du berceau pour me bercer doucement dans ses bras (encore un cliché tiens… Mais enfin, il faut croire que certains sont véridiques…) qu’ils se sont rendus compte que je n’avais pas d’aile. Chose étrange dans le coin, effectivement. Mais, ma trogne toute mimi les a attendri apparemment, surtout que je m’étais endormi, la chaleur du feu qui crépitait ce soir-là ayant sans doute aidé, et un bébé qui dort c’est tellement mignon… Je sais, c’est à pleurer, mais que voulez-vous…

Ils ont donc décidé de me garder (mon dieu, quelle surprise n’est-il pas ?) et de m’élever comme leur propre enfant… Ce dont je dois leur être reconnaissant j’imagine… Peut-être. Enfin, bref, ils m’ont nourris et logé, et aimé comme si j’étais leur fils –chose que j’étais persuadé d’être à l’époque, c’est con un mioche. J’ai parlé assez vite semble-t-il, et à 3 ans j’étais un véritable moulin à parole, avec un vocabulaire déjà bien étendu. J’ai marché rapidement aussi, avec un goût prononcé pour les acrobaties, et toutes sortes de positions qu’on pourrait qualifier de casse-gueule. D’ailleurs, je me suis fait un joli bleu en tombant d’un fauteuil, et j’ai foutu une sacré frousse à Maria et James par la même occasion… Ah, oui, James, c’est « papa » (bon dieu, qu’est-ce que c’est con de l’appeler comme ça… Ce que c’est niais comme histoire…). Enfin, bref, tout ça pour dire que j’étais hyperactif, plein de vie, et bavard. Sauf que j’avais pas d’ailes, sans doute un crime pour quiconque à Skypiea… Mes parents d’adoption s’en foutaient royalement… J’crois encore les entendre « on t’aime malgré tes défauts »… Comme si c’était un défaut de manquer de ces appendices à la con…

Bref, avant de m’énerver vraiment, j’vais enchaîner : Maria était un poil trop protectrice je pense, aussi je n’avais pas le droit de quitter la maison et de jouer avec les autres gamins de mon âge (ce qui n’est peut-être pas plus mal maintenant que j’y pense) donc… Je me faisais chier tout seul. C’est ce qui m’a amené à apprendre à lire très rapidement… A l’âge de quatre ans je déchiffrais, et 3 mois plus tard je pouvais lire des gros bouquins sans problème… Une véritable passion. Comme tout gamin qui se respecte, j’ai commencé avec des trucs tout con du style les trois petit cochons… J’ai envie de me faire un rôti tiens… Puis j’ai continué, avançant peu à peu vers des bouquins un peu plus intelligents. Fiers de moi, mes parents m’y ont encouragé, du coup j’ai enchaîné tranquillement… J’ai été fasciné par les histoires de pirates… J’ai lu l’épopée de Roger, puis celle de Luffy… J’avoue que c’était intéressant. Et donc, ça m’a poussé sur la voie des mers… Non, j’ai pas piqué un bateau et suis parti à l’aventure (d’abord ce serait con et inconscient, surtout que j’y gagne rien, donc pas mon genre… Ensuite, à Skypiea, c’est pas vraiment pratique pour faire ça…) mais j’ai lu des bouquins de navigation… J’ai dû commencer vers neuf ou dix ans je suppose… J’ai pas vraiment la notion du temps.

Pendant ce temps-là, James et Maria continuaient à me surprotéger, mais mes livres me laissaient quand même un moyen d’évasion, donc je l’ai pas trop mal vécu. Ce qui m’a fait du mal à cette époque-là par contre, ç’a été les rares moments où j’ai pu sortir de ce nid douillet… Comme quoi les mères n’ont pas toujours tort : J’ai accompagné « maman » (je l’appelais comme ça à l’époque, ça fait loin… Et un peu con) au marché plusieurs fois… La première, j’étais une curiosité… Les suivantes, un monstre. Bien sûr : je n’avais pas d’ailes, aussi, j’étais différent… Et la différence se paie cher dans le monde des enfants… Les mioches sont cruels, on le dit souvent, eh bien je l’affirme aussi. J’en suis la preuve vivante même. Donc, j’étais une bête de foire… On me lançait des cailloux, me traitait de monstre, même si je ne réagissais pas sur le coup, faisant mon dur, j’étais totalement brisé intérieurement… Maria m’a bien réconforté, mais à cet âge-là, c’est compliqué… J’ai cru à leurs conneries, et j’ai eu des envies de suicide… Même si je savais pas ce que c’était. Enfin, tout ça pour dire que je me suis retrouvé totalement isolé du monde par la suite, un peu autiste sur les bords peut-être… Enfin, bien chamboulé en tout cas. Donc je me suis encore plus plongés dans mon trip lecture, pour avoir un monde à moi, un monde tranquille où j’étais seul, sans plus de problèmes… Je me suis attaqué à des choses plus techniques après la navigation : la constitution des navires, les méthodes de construction… Le ciel m’avait toujours fasciné, et les navires volants bien plus, forcément… Mais j’étais pas destiné à rester un enfant sage… La vie de rêve s’est poursuivie pendant quelques années, recevant l’amour de Maria et James…

Jusqu’à mes 14 ans. A cet âge-là, on est un peu con sans doute, et immature surtout, mais surtout pas prêt à encaisser un choc… L’adolescence, ça sape vos bases, tout ce que vous pensiez réel s’effondre, c’est la fin du cocon de l’enfance… Bref, c’était pas le moment mais alors VRAIMENT pas le moment de m’annoncer que j’étais un enfant trouvé. Pourtant, ils l’ont fait, occasionnant un grand trouble chez moi (mon dieu, j’ai pleuré, crié, frappé les murs et autres joyeusetés… J’en pouvais vraiment plus je pense… Ça a vraiment changé ma vision du monde sur ce coup-là. Vous savez, l’être innocent et pur qu’est censé être tout gosse ? Ouai, joyeux, les papillons, les ptit zoziaux, tout ça… Balayé. Pfuit, parti. J’me suis enfermé plusieurs jours dans ma chambre, sans laisser entrer personne… J’ai vraiment été perturbé… J’étais con à cet âge-là… Un peu moins que la moyenne, certes, mais quand même quoi… Et donc, après plusieurs jours de réflexion intense dans cette petite pièce encombrée de bouquins de toute sorte qu’était ma chambre, je suis parti. Simple à dire, n’est-ce pas ? Moins à faire. J’ai hésité longtemps, et finalement, j’ai attrapé un baluchon, trois fringues, un petit peu d’oseille, et d’la bouffe, et j’suis parti à l’aventure. La meilleure et la pire décision de ma vie si vous voulez tout savoir… Enfin, bref, j’étais vraiment pas bien…

J’avançais tranquillement, les yeux levé sur les étoiles, ces même étoiles qui se reflétaient dans les perles d’eau salée qui coulaient abondamment sur mes joues (mon dieu, j’deviens poète…) Désespéré, sans abri, et sans famille j’étais. Enfin, bref, j’ai foutu le camp. Et donc, je suis parti vers les bas-fond de la ville, les quartiers pauvres et mal famés (même si avec leurs foutues ailes, on dirait que tout le monde est sympa, c’est pas vrai). J’pensai trouver de quoi survivre là-bas. Bonne idée d’ailleurs, en faisant des corvées de ménage, de vaisselle et de cuisine pour rien à part le gîte et le couvert, j’ai tenu près d’un an. Mais, et c’est mon problème de toujours, j’crois que j’ai la folie des grandeurs… Je voulais pas finir ma vie comme boniche (enfin, ça se comprend…) donc j’me suis à nouveau cassé de la famille chez qui je logeais, et j’suis retourné dans la rue… L’aventure, tout ça… J’voulais devenir pirate. Mais, bon, les rêves ne se réalisent pas tous hein ?

J’me suis retrouvé affamé dans la rue, sous la pluie (ouai, il tombait des cordes, j’ai tout cumulé ce jour-là) puis finalement pris pour cible par une bande de gamins des rues… Entre 15 et 18 ans, plusieurs baraqués comme au moins cinq fois moi… Vous voyez le style ? Donc, ils m’ont lancé des cailloux, insultés, se sont moqués… Et j’ai subi sans rien dire, me faisan la promesse silencieuse qu’ils paieraient. Et c’est ce qui est arrivé, car je tiens toujours mes promesses (ce qui explique peut-être le fait que j’en fasse jamais). Il y a eu le mot de trop, finalement… Et j’leur suis tombé dessus. Alors, j’avais faim et froid, du coup j’me suis fait défoncer la gueule violemment… A chaque goutte tombant du ciel je prenais un pain… Ils m’ont laissé la tête à moitié arrachée, le nez en sang et les jambes si douloureuses que je pensais les avoir brisées sous la pluie. Mais j’me suis relevé, j’suis une sacrée tête de mule…. Et j’ai établi un plan. Ca j’suis fort pour les plans. Mais il fallait que je me venge absolument… J’les ai suivi aussi discrètement que possible… Comme ils faisaient pas attention, ça a été du gâteau…

Ils se sont dispersés, et j’ai décidé de suivre un mec qui avait à peu près ma carrure… Donc fin et rapide, quoiqu’un peu fluet… Il avait un chapeau noir qui lui couvrait en partie le visage, masquant une bonne moitié de ses traits… On ne voyait que le bas de sa tête… J’voulais me faire passer pour lui en fait. Il est entré dans une maison qui n’était visiblement pas la sienne, puis est ressorti avec un sac bien rempli, plusieurs dizaines de minutes plus tard… Moi j’me les gelais encore sous la pluie… Et donc, le type s’est remis en marche, scrutant les environs, il avait peur qu’on le voie apparemment… J’ai pensé cambriolage, ce qui était effectivement le cas… Enfin, bref, il ne s’adonnait pas à des activités très honnêtes. Il s’est rendu à un entrepôt, a ouvert une porte dérobée avant de se glisser à l’intérieur… Je pouvais plus le suivre à ce moment-là, sinon j’allais me faire repérer, sur. Donc j’ai fait de la grimpette jusqu’à me retrouver sur le toit du bâtiment. Là j’me suis laissé pendre, pour voir par les vitres qui cerclaient le haut de l’édifice. Je l’ai vu amener son butin près d’un type, qui a jeté un œil dans le sac, a souri, puis lui a dit de s’en aller… Ce que le cambrioleur a fait aussitôt. Le fruit de sa rapine, quant à lui, est resté sur place, avec l’inconnu à l’intérieur… Celui-ci a commencé à le sortir du sac, triant visiblement les objets selon leur valeur… Et le manège s’est poursuivi ainsi toute la nuit : plusieurs autres personnages sont venu lui confier leur butin… Du coup, j’ai réfléchi, et j’ai pensé que c’était le chef de la bande… C’était un gang organisé, et c’était lui qui récupérait tout, et qui le redistribuait équitablement je pense, en en gardant un gros bout pour lui… C’était décidé, il me fallait sa place… J’me suis couché sur le toit en réfléchissant à un stratagème pour lui piquer son statut… Et finalement je me suis endormi. J’étais crevé, ça se comprend. Quand je me suis réveillé le lendemain, j’ai un peu grogné, j’étais pas vraiment fier de moi, m’être endormi comme ça, sans faire attention… Bof. Je me suis suspendu à nouveau, avec des crampes dans les bras suite à mes acrobaties de la veille. Et aussi suite au passage à tabac en fait. Enfin, bref, ce que j’ai vu, c’est le gang au grand complet, et j’ai cru avoir une idée de génie : J’allais poutrer la gueule au grand chef pour montrer qui était le plus fort, et après ils allaient tous m’obéir… Bah, oui, c’est simpliste, mais comme dit plus tôt… On est con à cet âge-là (et un peu ambitieux aussi d’ailleurs). Je suis donc descendu du toit rapidement, avec l’envie d’en finir au plus vite, pour me la couler douce.

Je suis entré comme une furie dans l’entrepôt, et tous les yeux se sont tournés vers moi… J’ai failli stopper net, mais décidant que j’allais perdre toute crédibilité, j’ai continué. J’ai crié un « écartez-vous » à l’assemblée, et un chemin s’est ouvert de moi jusqu’au chef de la bande qui me regardais d’un air narquois… Il a posé sa main sur une épée qu’il portait au côté, et que j’avais pas vue jusqu’alors… J’me suis dit Merde ! Mais finalement pas trop : il l’a tirée… Moi j’en ai pris une à la ceinture d’un gars qui a pas bronché… Et j’ai porté un maladroit coup d’estoc… Il l’a dévié d’un bref mouvement du poignet, presque insultant tellement il trouvait ça facile… J’ai enchaîné les attaques, les unes après les autres… Et lui il parait, parait, et parait encore… Même pas envie d’attaquer. Il se foutait de ma gueule maintenant que j’y repense… « Trop facile, je te tue pas, je te ridiculise juste » semblaient dire chacun de ses mouvements… Ce qui m’a un peu perturbé, c’est la fine fumée qui suivait chacune de ses parades… Comme si l’épée était faite de nuage, et perdait un peu de sa substance à chaque fois qu’elle bougeait… Sauf qu’elle restait entière et intacte. Enfin, je commençais à penser qu’il n’y avait plus d’espoir quand il a trébuché. Oui, trébuché… Il s’est pris les pieds dans je sais pas trop quoi, un morceau de son trésor sans doute, et il est tombé en avant avec un air surpris… Moi j’en ai profité, et j’lui ai enfoncé mon épée dans la carotide… Fallait pas rater une chose pareille. Après coup, je remercie ma bonne étoile, j’serais probablement mort ce jour-là sans ça. Bref, j’ai récupéré son arme parce que je trouvais ça trop cool de pouvoir faire de la fumée avec un sabre (oui, je l’ai déjà dit, j’étais particulièrement intelligent) et j’me suis assis à sa place… Ses copains m’ont regardé avec un regard qui reflétait l’intelligence qu’on pourrait s’attendre à trouver chez un bovin… Et puis ils sont partis. Je les ai regardés faire avec un air de profonde incompréhension… Pourquoi ils foutaient le camp ? J’attendais qu’ils me servent moi ! Assis sur mon « trône » (une chaise miteuse), j’me suis creusé les méninges… Si ça ratait comme ça, il allait falloir que je trouve autre chose… Et puis je me suis rendormi. Oui, je sais, j’ai tendance à m’endormir quand je réfléchis… Enfin, quand je me suis réveillé, y’avais un mec qui m’apportais un sac… Je l’ai regardé avec de grands yeux, sans vraiment comprendre, jusqu’à ce qu’il m’en montre le contenu… Une vieille horloge pleine de dorure, quelques pièces, un vase visiblement précieux… Le fruit d’un cambriolage. Apparemment, il voulait me servir comme le type précédent… Moi j’étais heureux, j’allais pouvoir ne rien foutre… Et je croyais pas si bien dire. Tout le reste de la journée, des mecs sont venus, m’ont montré ça, et comme ils voyaient que j’étais content, ils sont repartis sans un mot… J’avais pris la place de l’autre guignol au sens de l’équilibre sous-développé un peu par hasard, même si c’était mon but premier. Fier de ma performance, j’ai décidé de jouer au petit roi… En même temps, dirigeant d’un gang, c’est un job plutôt rentable, et pas si risqué que ça finalement… On tape sur vos subordonnés plutôt que sur vous-même…

Pendant les six années qui suivirent, il s’est pas passé des choses franchement intéressante… Enfin, pas d’évènement particulièrement marquant en fait… J’ai grandi (un peu) jusqu’à atteindre une taille tout à fait raisonnable d’un mètre soixante, ce qui n’est pas trop mal pour mon âge. Ah, surtout, j’ai pris le contrôle des trois quart des malfrats de la ville… j’étais le parrain de la pègre locale si vous voulez… Enfin, pas si facile que ça à convaincre les bandits, il a fallu que j’en tue plus d’un, et je compte même pas le nombre de cul que j’ai botté sur cette période… Ce qui m’a fait m’améliorer à l’épée soit dit en passant, donc ce n’était pas vraiment un mal… Et, je ne faisais plus que « jouer » au petit roi, j’étais devenu l’une des personnes les plus importantes de Skypiea… Non que je m’en plaigne d’ailleurs… La belle vie, tout ça… Le blé, les femmes, le confort… Ouai, on peut dire que j’étais bien. Vous voyez le stéréotype du mec friqué un peu louche, une femme dans chaque bras et au milieu d’un manoir ? Ouai ? Bah, je me suis fondu dans le personnage. Et donc, six années comme ça, à me la couler douce entre deux bagarres… Riche et respecté, je crois que j’aimais bien cette vie-là… J’pense même que ça a été une des meilleures périodes de ma vie.

Question problèmes interne, ça allait, j’en ai jamais eu beaucoup… Les gars me cherchaient pas de noises… Disons que, assez étrangement, j’arrivais à les faire changer d’avis facilement… Plutôt à les manipuler… Je sais pas si c’est mon charisme fou, mon intelligente incommensurable, ou plus simplement un talent inné de dirigeant qui fait ça mais enfin… Non, plus sérieusement, c’est à ce moment-là que j’ai découvert que je pouvais avoir une grande influence sur les gens… Pas les diriger contre leur volonté, bien sûr, mais plutôt les pousser dans une voie à laquelle ils n’avaient pas pensé… Guider leurs décisions en quelques sortes… C’est un don un peu étrange… Bref, avec cela, j’arrive à avoir largement assez d’autorité sur tout le monde pour tuer toute idée de mutinerie avant même qu’elle naisse… Sauf pour quelques fortes têtes. J’ai remercié Gemini de m’avoir accordé ce don, même si je ne le comprenais pas complètement… Je dirigeais donc mon monde d’une main de maître, avec l’aide de ce talent inné.

Mais, si j’en étais resté là, il y aurait bien peu à raconter, et rien de vraiment intéressant, si ? Donc, tout ne devait pas continuer aussi bien éternellement… J’ai jamais compris la totalité des faits, même en regardant en arrière maintenant, tout ce que je sais, c’est que ça m’a à nouveau poussé sur les routes… Donc : Environ 6 ans après ma prise de pouvoir (chanceuse, oui) j’étais riche et respecté, on ne me consultait que pour les affaires de grande importance, et je ponctionnais pas mal sur les rapines de mes « employés ». Mais, lesdits employés ont commencé à disparaître, sans jamais laisser de traces… Au début, ce n’était pas grand-chose… Des rapports d’absence, ils n’étaient pas venus remettre leur butin (ce qui déchaînait des représailles terrible en général, donc tous venaient, sauf empêchement majeur dans le style de… La mort du mec.) Je ne me suis pas trop trop inquiété en premier lieu, peu de chance qu’il y ait trop de cas dans le genre… Mais, si, ça progressait… J’avais de moins en moins d’hommes sous mes ordres, les butins se faisaient plus rares… Mon organisation se délitait… Bien que les autres malfrats me restent fidèles. J’ai donc commencé à me renseigner, pour voir si une bande rivale n’aurait pas pu organiser tout ça… Je suis revenu sur le terrain, plus actif que jamais, décidé à prouver au reste du monde qu’on ne s’en prenait pas aussi facilement à des hommes à moi, et surtout à ma source de revenu…
En plus de mes bandits et malfrats, j’avais monté un certain réseau d’espionnage pour savoir ce qui se passait, et les risques potentiels de réactions de la part des autorités (qui m’avaient laissé tranquille après que j’ai tué plusieurs des leurs lors d’actions contre ma petite bande). J’ai donc déployé tous les moyens possibles pour apprendre de quoi il retournait concernant ces disparitions… Mais rien. Pas une seule information valable… Les bandes rivales subissaient les même cas, et aucune n’y échappait… C’était donc des nouveaux dans le business. Ce qui ne me plaisait pas du tout… Les nouveaux sont imprévisibles, donc dangereux. Pendant tout le temps qu’on prise ces recherches, les disparitions continuaient… Je me suis finalement retrouvé à la tête d’une simple bande d’une dizaine d’hommes, aucune des autres bandes rivales n’avait survécu… Plus un seul malfrat en vie sur Skypiea, à part nous dix… Et les auteurs de ces enlèvements, ou meurtres, on ne savait toujours pas, semblaient invincible… Nous nous sommes rassemblés dans un entrepôt désaffecté, différent de celui qui avait vu le début de mon « règne ». Et ils nous sont tombés dessus… C’était la nuit, la lune brillait… Moi j’étais juché sur un tas de caisse, perdu dans mes pensées… Deux gros balourds faisaient un bras de fer sur une boîte en bois… Un guetteur à l’intérieur, à côté de la porte principale, sachant que personne ne voulait sortir seul, et un autre à la porte arrière… Trois autres hommes jouaient au Tonk –un jeu de carte- et le dernier aiguisait ses couteaux, visiblement nerveux… On était dans une merde noire, et on le savait… Mon épée reposait à mes côtés, très légèrement dégainée, laissant la lune danser sur le bout de sa lame dégagé, projetant des éclairs d’argent dans toute la pièce à intervalles réguliers. Et ils nous sont tombés dessus… Je n’arrive toujours pas à bien réaliser... Nous n’avions allumé aucune lumière, on se faisait discret, seule la lune et les étoiles nous éclairaient… Le ciel était particulièrement clair… Mais, soudainement, un noir d’encre… On y voyait pas à 30 centimètres à cause de l’obscurité ambiante… Quelqu’un a crié quelque chose du style « -Mais c’est quoi ce bordel ?! »… Je n’y ai pas fait attention… J’attendais un bruit qui confirmerait ce que je redoutais… Et je l’ai entendu… Un petit gargouillis… Ils venaient d’égorger le guetteur de la porte arrière, et maintenant, ils étaient parmi nous. J’ai saisi mon épée brusquement, l’ai totalement dégainée… Mais on n’y voyait goutte. Je l’ai agitée devant moi désespérément, voulant toucher quelque chose coûte que coûte… Mais rien. Je n’ai frappé que le vide… J’ai sauté à bas de mon perchoir, et me suis reculé vers l’entrée principale… J’ai entendu des crissements de lame, et des bruits si légers que ce ne pouvaient être que des sabres fendant l’air. Une fois parvenu à cette sortie « de secours », j’ai averti le guetteur que c’était moi… Alors que je lui annonçais cela, un cri étranglé a retentit derrière moi… Bordel, mais c’était quoi ?! Rien qu’à m’en souvenir, je suis encore glacé d’effroi… Finalement, dans ma hâte de m’en sortir, j’ai planté mon épée dans le bide du gars qui devait garder cette entrée, me suis rué dehors, puis j’ai couru. J’ai couru comme jamais, comme si j’avais une armée aux fesses, comme si ma vie en dépendait… Et c’était plus que probablement le cas. Quoiqu’était cette ou ces choses, j’ai réussi à la ou les semer… J’ai couru jusqu’aux Docks, où plusieurs navires volants étaient amarrés… C’était les seuls bâtiments de ce genre à Skypiea, et ils servaient essentiellement pour le commerce, notre lien avec la terre ferme en quelques sortes. J’ai sauté à bord, les jambes tremblantes et le cœur battant la chamade, et me suis planqué dans un coin… J’ai peut-être eu une chance folle, ou alors avaient-ils atteins leur objectif… En tout cas, ceux qui avaient nettoyé la ville de ses bandits ne m’ont pas retrouvé avant l’aube… L’aube salvatrice, car les marins ont levé l’ancre à ce moment-là, ayant déjà fait le commerce qu’ils étaient venus accomplir ici… Et moi je remerciais ma bonne étoile autant que possible… Enfin, non, j’ai remercié Gemini de m’avoir donné le bon sens de fuir de ce carnage… En attendant, j’ai jamais cherché à retourner à Skypiea… J’étais complètement terrifié –et choqué- par ce qu’il s’était passé… Et j’espérais n’avoir plus jamais affaire à cela. Mais le destin n’avait pas fini de jouer avec moi il faut croire…

Une fois débarqué à terre (toujours à l’insu des marins, j’ai vraiment réussi à me faire très discret), je me suis demandé ce que je pouvais bien faire pour la suite… Ma vie de malandrin, puis de parrain de la mafia m’avait bien plu… Mais ne connaissant rien ici-bas, qu’est-ce que je pouvais bien faire ? Alors que j’allais m’enfoncer dans les ruelles de la nouvelle ville, je me suis retourné pour contempler le port… Il y a quelques semaines encore, je pouvais voir la même scène à Skypiea, avec la certitude que la cargaison de chacun de ces navires me rapporterait un joli pactole… J’étais tombé de très haut, très très vite. Mais je n’étais pas encore totalement dépourvu… J’avais encore pas mal de monnaie dans les poches, de quoi survivre pendant un bout de temps. J’ai tout dépensé en deux semaines. Deux semaines où je me suis beurré la gueule pour oublier, oublier le luxe… Mais pas les filles par contre. J’ai toujours eu un certain succès auprès de la gente féminine, même sans les payer… Du coup… Deux semaines de débauches diverse quoi. Mais je vais pas m’en plaindre, c’est pas mon genre, surtout que j’en ai profité à fond. Par contre, voir ma tête au commencement de la troisième semaine, ça devait être pas mal drôle… Plus un rond, dépenaillé, sentant l’alcool… J’avais l’air d’un clodo qui a miraculeusement trouvé tout un stock de whisky, qui se l’est enfilé, et qui est retourné écluser dans la rue. La comparaison n’est pas vraiment flatteuse, mais les faits sont là… J’étais pas frais. Pas question de me chercher un emploi honnête dans cet état-là, personne n’aurait voulu de moi… Et je suis même pas sûr que moi-même je voulais un emploi banal… Je voulais –et veux encore- vivre ma vie à fond et en profiter autant que possible… Et j’ai décidé de commencer une carrière de chasseur de prime. Pas vraiment honnête, moyen de se faire pas mal de pognon, et de la violence à souhait… J’allais me plaire.

Mais, comme j’avais pas de bateau, et pas les moyens de payer une traversée, j’ai pas pu aller bien loin… Il me fallait quelque chose d’où partir… Alors j’ai cambriolé. Oui, je ne savais pas faire grand-chose dans la vie, alors j’ai commencé par quelque chose que je connaissais à peu près… J’ai assemblé pas mal, luttant contre la petite voix en moi qui me disait de tout dépenser en alcool, histoire de revivre les deux semaines précédentes… Et je me suis laissé aller. Une fois bien bourré, je crois que je me suis laissé aller, et j’ai parlé de l’endroit où provenait mon argent… Qu’est-ce que je fais pas une fois bien imbibé… Enfin, maintenant, j’arrive à peu près à me contenir, je ne révèle plus rien… Mais ça n’a aucun rapport… Revenons à ce journal. Bref, je me suis fait cueillir par ces gentils soldats de la marine un peu plus tard… Je suis tellement doué quand je le veux… Bref, collé en cellule pour vol, et effraction, j’étais un peu dans la merde. Surtout que le gouverneur du coin était pas vraiment sympa. Je vous passe les détails… Enfin, non en fait. Donc : je me suis évadé. Voilà comment ça s’est passé : un mec est venu me donner à bouffer… Je l’ai matraqué violemment, jusqu’à ce qu’il implore pitié… Ensuite, je me suis rué dans le couloir pour récupérer mon arme, qui n’y était pas (forcément) du coup… Bah, je pensai courir et sortir de la base en vitesse… Mais non, pas sans mon sabre… J’y étais attaché à cet objet là… J’ai mis cap sur la pièce la plus proche, en sortant du couloir qui menait aux cellules… J’étais repérés, et y’avais une dose de marines qui menaçaient de me tomber dessus à tout moment… Forcément, la pièce était fermée… Je l’ai éclatée à coup de pied, et, miracle (ou coup de chance), j’ai trouvé l’endroit où ils stockaient les armes des prisonniers. J’ai choppé la mienne, puis fait de grands moulinet pour dispenser de la brume dans la pièce… Ces imbéciles de soldats sont entrés, j’ai sauté au milieu d’eux, pour semer le chaos (ce qui a remarquablement réussi) puis m’en suis sorti grâce à ma tail… Ma souplesse. Une fois dehors, je me suis carapaté aussi vite que possible, j’ai esquivé deux soldats puis je suis sorti par les portes de l’endroit, grandes ouvertes. J’ai couru comme un dératé dans les rues de l’endroit, jusqu’à ce que mes poumons menacent de prendre feu d’eux même. Mais au moins ça a payé : ils m’ont pas rattrapé.

La nuit même, je recommençais un cambriolage, et j’ai réussi à garder l’argent et l’information pour moi ce coup-ci, même s’il ne faisait aucun doute sur qui était le coupable à ce moment-là… Donc je devais m’en aller au plus vite, pour pas me faire attraper une fois de plus… Ce serait con quand même… J’ai payé ma traversée sur le premier navire en partance, sans savoir où il m’emmènerait. Enfin, je suis arrivé sur une île inconnue (comme toutes ici-bas finalement) et… Voyant que je ne savais absolument pas où commencer mon job de chasseur de prime, je me suis engagé dans la marine. Oui, exactement, j’ai pris l’option la meilleure qui s’offrait à moi, et puis je faisais un pied de nez à mes anciens potes qui m’avaient enfermé. Pourquoi pas après tout ? Je suis passé des « méchants » chez les « gentils » ce jour-là… Je m’en plains pas, ça m’a amené à ma situation actuelle. Par contre, j’ai déploré le QI à ras des pâquerettes des trois quarts des marines du coin… Pas un pour rattraper l’autre… Sauf le commandant peut-être, avec qui j’allais jouer aux échecs régulièrement… J’ai appris assez vite à lui mettre des tannées consécutives… Je crois pas qu’il appréciait vraiment, mais je m’en contrefous. J’me suis fait une place et un nom assez rapidement au milieux de ces bœufs… Ils avaient réellement l’intelligence de bovins… Bref, j’suis monté assez vite en grade, et j’étais pas malheureux. Mais, ce pour quoi je me suis vite fait remarquer surtout, c’est mon talent pour l’infiltration… J’étais bon pour manipuler les gens –le don que Gemini m’avait offert aidait bien je pense-, pour entrer dans leur vie et comprendre leurs secrets… D’ailleurs, j’ai fait carrière avec trois équipages de pirates avant de les envoyer en prison, grâce aux renseignements sur eux surtout. Le premier, ça s’est déroulé peu de temps après mon engagement dans la marine… Disons que, un peu par hasard, j’ai couché avec leur cuisinière… Bon, c’était dans une taverne, un soir, j’étais un poil soûl j’imagine… Du coup, après avoir couché avec, je me suis senti follement amoureux (ah, les joies de l’alcool… Enfin, c’est pas ça qui va m’en dégoûter) et j’ai voulu rentrer dans sa vie. Elle, elle était vraiment attachée à moi, et elle m’a présenté à son capitaine… Du coup, j’ai intégré le navire, encore partiellement défoncé. Le lendemain, je me suis rendu compte de ce que j’avais fait… Et j’avais carrément pas envie de rester avec eux… Ils allaient se faire attraper un jour ou l’autre, sûr. Du coup, je me suis renseigné et intégré… Et à chaque escale, je prévenais les marines de l’avancement de l’équipage… Ouais, une taupe en fait. Et, juste avant qu’ils se décident à partir pour grandline, tout joyeux etc, j’ai fait en sorte qu’ils se fassent attraper. Je me suis un peu foutu de leur gueule, ce que la cuisinière avec qui je couchais régulièrement a très mal pris je crois… Et je les ai laissé pourrir. Le second vient bien plus tard… On avait signalé un équipage dangereux dans le coin, qui n’avait pas été arrêté jusqu’à maintenant… Décidant de faire un coup d’éclat, histoire de me faire bien voir par mes supérieurs, j’ai voulu refaire la même chose. Sauf que y’avais qu’une seule femme à bord, et qu’elle ressemblait plus à une baleine qu’à une humaine. Et non, ce n’était pas une femme poisson. Alors, j’ai dit aux potes de me courser, comme si j’étais un malfrat (bon, là j’ai pas eu trop de mal à reprendre mes vieilles habitudes) et, j’ai réussi à me faire engager, avant qu’on décanille en vitesse pour pas se faire chopper. Avec eux, j’ai passé des mois… Ils étaient vachement hésitant à aller sur grandline alors qu’ils étaient déjà bien calés niveau puissance de feu… Puis, quand finalement ils en ont pris la route, j’ai recommencé le même coup : informé les marines de ce qu’il se passait, de leurs points faibles… Et puis, ils les ont attrapés, j’ai été honoré parce que j’avais fait du bon boulot… Et j’ai pu me foutre de leur gueule, ce qui était passablement jouissif. Le dernier, c’est un poil plus compliqué… Disons que, encore une fois, j’ai couché avec un membre d’équipage… Enfin, une, je suis pas gay. Sauf que là, c’était la capitaine directement (rudement bien foutue au passage). Et, c’était tout réfléchi, j’voulais faire la même chose… Je me faisais bien chier à la base, alors un peu d’aventure ne me ferait pas de mal. J’ai réussi (encore, je suis un dieu de la manipulation !) à me faire engager (ma relation avec la cap’ aidait beaucoup) et je suis resté avec eux… Sauf qu’ils étaient vachement sympa, la capitaine douée au lit, et bien jolie en plus… Je crois que je me suis attaché… Enfin, j’en suis sûr. J’devais être un peu amoureux sur les bords… J’ai arrêté d’informer les marines de la situation de l’équipage pendant un temps, pour me laisser une durée de réflexion… J’hésitais réellement à trahir le gouvernement mondial… Pour une fois, je les ai suivi sur Grandline. Mais, ma résolution de ne pas m’attacher, pour éviter toute faiblesse ou souffrance inutile, m’est revenue… Et, pour être définitivement débarrassé de tous remords, ou tentation, j’ai décidé qu’il me fallait tous les tuer. La décision n’a pas été facile à prendre, mais je l’ai finalement acceptée… Maintenant, il fallait juste que je prépare bien mon coup… Me rater me serait probablement fatal, et ça, j’aimerais éviter autant que possible… J’ai envie de continuer dans ma vie, pour en profiter au maximum moi ! Et, après un combat particulièrement ardu contre les forces de la marine (que j’ai laissé se faire décimer au passage tiens) et auquel je n’ai pris part que dans de moindres proportions, je suis passé à l’action… Premièrement, pour se détendre, la capitaine a couché avec moi immédiatement après… J’en ai profité, un peu comme le dernier repas du condamné… Et, je l’avoue, ça a ébranlé ma conviction… Mais pas bien longtemps… Lorsqu’elle s’est enfin endormir, je lui ai tranché la gorge, sans lui laisser le temps de réagir… Son sang a imbibé nos draps, et m’a fait comprendre que dorénavant, je ne pouvais plus faire marche arrière, sous peine de perdre la vie, ce qui ne me plaisait absolument pas. Je suis descendu à l’entrepont, mon sabre en main, et j’ai massacré le reste des membres de l’équipage… Ils dormaient tous… Ce fut rapide, sale, et surtout silencieux. Pas un cri, rien… J’aurai aussi bien pu n’avoir rien fait, et eux être morts dans leur sommeil… La seule preuve de mon crime était leurs gorges tranchées. Je les ai rassemblés sur le pont, puis j’ai mis cap sur la base de la marine la plus proche, où je leur ai remis mon trophée macabre… Sans avoir oublié de ponctionner une partie de leur or. Il m’a fallu 2 semaines après ça pour me remettre entièrement… C’a été plus dur que ce que j’imaginais… Mais enfin, j’avais décidé de ne pas avoir d’attaches, et j’ai toujours suivi ma ligne de conduite. Bref, quelques mois –ou années, j’arrive pas bien à me rendre compte de la poursuite du temps dans mon histoire- plus tard, je me suis fait contacter par une organisation bizarre qui prétendait être une troupe un peu spéciale, rassemblant des talents un peu spéciaux, au service du gouvernement… En gros, les surdoués, pour devenir agents spéciaux (bon, d’accord, c’est très simplifié et édulcoré). Premier contact avec le CP9. Alors, j’ai rejoint l’équipe, en partie parce que la manipulation m’amusait bien, pour l’autre partie c’était l’envie de pouvoir me lâcher la bride sur la violence et les meurtres… Et on m’avait promis tout cela. Vous trouvez qu’on m’achète vite ? Oui, c’est possible. Une fois dedans, je peux vous dire que j’ai pas été déçu, j’ai reçu tout ce que je souhaitais et bien plus encore… Oubliée la vie de malfrat, je suis un héros du gouvernement maintenant, maître de l’espionnage, de l’infiltration… Ah, et bien payé aussi surtout. Depuis cette période, je compte plus le nombre de mes conquêtes féminines… Bah, oui, je voyage pas mal, du coup, j’en profite… Et j’amasse de l’argent. Je pense que je vais prendre ma retraite assez jeune, et profiter du reste de ma vie tranquillement… Mais, ça, c’est l’avenir… Ce journal raconte mon passé, et pour le moment, je n’ai rien à ajouter.


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Dæmon Flinch [Finie]

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