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 I Make the Impossibru Possibru! || Takiya D. Genji

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Capitaine Pirate
Takiya D. Genji
Capitaine Pirate
Messages : 61


Feuille de personnage
Niveau:
39/100  (39/100)
Expérience:
435/1500  (435/1500)
Equipage: Aucun

MessageSujet: I Make the Impossibru Possibru! || Takiya D. Genji   Mar 10 Avr - 19:18










TAKIYA D. Genji

Dafuq ?

Nom : Takiya D.
Prénom : Genji
Surnom : Mad Dawg, Demon King, The Crow
Age : 24 ans
Sexe : Masculin
But(s) et/ou Rêve(s) : Retrouver son vieux rival Rindaman pour lui latter la gueule, et devenir un puissant pirate.
Camp et Grade désirés : Capitaine Pirate.
Armes/Capacités Spéciales : Goru-Goru no Mi : Logia de la foudre.

Lieu de Naissance : Non spécifié
Nature : Homme
Dieu/Statut : Athée
Equipage/Tribu/Parti désirés: Le nom de l'équipage est à venir
Spécificité : Sado-Masochiste dépendant à la cigarette et à l'alcool, c'est quelqu'un de très loufoque, largement enclin à la violence.
"Je certifie avoir lu le règlement, l’accepter et assumer tout acte allant à son encontre..."
Genji



Genji est un sacré énergumène, et ce rien que par son physique relativement étrange pour un homme, et même par son attitude qui peut déranger plus d’une personne. Si quelqu’un ne le connaissant pas venait à le décrire dans la rue, il dirait sûrement qu’il est bizarre, avant de se faire jeter un regard terrifiant par ce dernier qui l’a entendu. Bien sûr, c’est vrai, mais ce n’est pas une raison pour ne pas analyser précisément son physique. Avant d’aller plus loin, nous allons quelque peu approfondir la description de l’inconnu, afin de savoir quelles seraient les premières impressions qu’on pourrait avoir en le rencontrant. Sa coupe à la rencontre du skinhead et des cheveux longs ainsi que son bouc naissant couplés de sa paire d’yeux en amande laissent penser à un type pas ordinaire, et ce n’est pas sa tenue vestimentaire qui dira le contraire, avec une veste d’uniforme sur un T-shirt accompagné d’un pantalon noir ceinturé blanc avec une petite chaîne pour son portefeuille. L’image qu’il vous donnera de lui dépendra de l’endroit ; puisqu’on peut croiser des personnes bien plus perturbantes dans bien des endroits de ce vaste monde.

Commençons par les pattes, pour changer. Oui, je trouve que décrire en commençant par une partie du corps à laquelle on fait très peu attention dans ce genre de textes, c’est assez fun. Ses péniches de taille 49, sur lesquels on peut admirer une multitude de vaisseaux sanguins ressortant du fait de son hypertension artérielle, sont relativement poilues, mais cela ne se voit pas, car comme toute personne un tant soit peu civilisée, notre personnage porte des chaussures, des crocodiles avec des talonnettes en bois clouté, ce qui est soi-disant non-approprié pour une situation de combat, comme on lui a déjà dit de nombreuses fois, mais finalement, il fait très bien avec, voire même mieux que bien d’autres. Il lui arrive parfois de marcher pieds nus, ce qui révèle ainsi les détails décrits ci-dessus au grand jour, montrant au monde les pieds d’argile de notre grand personnage.

Remontons de quelque peu, pour admirer ses jambes toutes aussi velues, avantageusement grandes, et superbement sculptées, qu’il recouvre d’un pantalon noir, ancien uniforme de l’endroit où il a fait ses études, qu’il porte toujours, en souvenir du bon vieux temps, et d’une certaine personne. Toutefois, il faut noter qu’il a un curieux symbole tatoué sur la cuisse gauche, et seule une infime poignée de personnes dans le monde entier savent ce que cela représente en réalité, uniquement quatre : c’est un symbole d’appartenance à la famille de Minas.
Nous pouvons donc parler de son corps désormais, bordé de larges épaules grâce à une ossature imposante, il est magnifiquement mis en relief par des pectoraux que l’on dirait taillés dans la roche, ainsi que des plaquettes de chocolat ressortant remarquablement bien. Il a le torse relativement poilu, c’est notoire, mais cela rappelle Chuck Norris. Son dos, mystérieusement recouvert de cicatrices de toutes sortes (elles semblent avoir été infligées par des choses différentes), est lui aussi relativement musclé, et si on regarde attentivement -ce qui est théoriquement impossible car il vous frapperait d’un coup de pied, face plantaire, si déjà vous avez l’énorme chance de le voir dénudé de son haut- lesdites blessures dorsales, on pourrait croire qu’elles évoquent, un sinistre oiseau épieur, toujours là à vous regarder malgré tous vos efforts pour le faire partir, tel un agaçant corbeau... Toujours revêtu de sa vieille veste d’uniforme qu’il laisse ouverte, souvenir de ses années d’études –à l’instar de son pantalon-, qui furent mouvementées. En dessous se trouve un T-shirt des plus quelconques qui soit, il fait avec ce qu’il a sous la main, ce qui veut dire qu’il peut lui arriver d’être nu sous son gakuran s’il n’a rien à sa disposition, mais c’est très rare. Le passage sur ses bras sera épisodique, car ils ne sont que le prolongement de la carrure, et il n’y a quasiment rien à dire dessus hormis qu’ils sont robustes et puissants, aussi velus que ses jambes, et que ses poignets sont ornés de divers bracelets, dont une montre ordinaire qui n’est jamais à l’heure, ce qu’il utilise comme prétexte pour toujours être en retard.

Passons à son visage, qui est le sommet de la tour que représente son large cou. Ses yeux bridés sont d’un noir de jais, tandis que sa bouche légèrement tombante n’est surmontée d’aucune moustache, mais précédée d’un léger bouc noir, et ses cheveux raides, rasés sur le côté avec quelques rayures stylistiques et plaqués sur le haut et l’arrière du crâne grâce à du blanc d’œuf qu’il met dans des pots, sont exactement de la même couleur. Par ailleurs, ses oreilles relativement normales sont parfois cachées par quelques mèches tombant du sommet de sa tête, puisque quand il combat, ses cheveux ne restent pas forcément en place. Ses sourcils aussi épais que la lame de la plus fine des rapières bordent neutralement ses globes oculaires, par ailleurs, son front assez proéminent est parfois déformé lorsqu’il les fronce, ce qui a le don de faire rire son rival de toujours. Sa mâchoire n’est pas très fine, mais elle n’est pas au comble de la largeur non plus, et cela est bien contrasté par des joues assez creuses. Son nez légèrement bourbonien s’aligne parfaitement avec son menton saillant, et sa dentition permet de valoriser son sourire puisqu’elle est totalement blanche, mais lorsqu’on remarque que la canine inférieure gauche est une couronne en or (ce qui peut prendre plusieurs secondes selon votre vue), on est un peu plus perturbé par la personne qu’avant.

Il n’est également pas rare d’observer Genji avec une cigarette plantée dans son bec ou entre les doigts, en effet c’est un grand consommateur de tabac, et même d’autres substances plus ou moins illicites, cela depuis ses années passées au lycée de Suzuran. De cette manière, il a dans la poche de sa veste -ou bien de son pantalon, la finalité est la même- toujours un paquet (qui ne dure jamais plus de deux jours, cela va de soi), ou alors quelques feuilles à rouler ainsi que des herbes variées, cela accompagné d’un briquet à gaz dans lequel est gravé l’image d’un oiseau solitaire. Ainsi, c’est intéressant de dire qu’il aime beaucoup jouer sur son image avec cette mauvaise habitude censée détruire ses poumons.

Aussi, il possède une stature très largement au-dessus de la moyenne, avec ses deux mètres et sept centimètres de hauteur, et ses quatre-vingt-dix-huit kilos beaucoup répartis sur ses muscles, Genji n’est pas le genre d’homme qui se laissera donner un coup d’épaule par celui qui vient de vous passer devant. En fait, c’est tout à fait l’inverse, il est parfaitement le genre de type à vous bousculer sans rien dire, même si cela vous fait tomber par terre. Son allure dépend en fait du moment, de la motivation, et de ses pensées, un mathématicien vous dira que c’est la variable x. Toutefois, x prend la plupart du temps la valeur « marcher les mains dans les poches » avec une intensité de nonchalance allant de un à dix, avec une tendance vers le maximum de cette échelle assez constante. Malgré cette attitude qui pourrait faire penser à quelqu’un de faignant au plus haut point, on constate que son niveau de charisme est totalement bien plus grand que celui d’une huître enrhumée, et cela renforce donc l’image de la personne qu’il vaut mieux avoir de votre côté quand les choses tournent mal ( mais que vous ne présenteriez JAMAIS à votre sœur).

Son expression possède à peu près le même fonctionnement, elle change en fonction de ce qu’il ressent, ainsi la colère lui fera froncer les sourcils dans un regard à glacer le sang (et dressera donc admirablement une grosse ride sur son front, ce qui vous fera rire si vous en avez encore le courage), la tristesse pourrait presque le faire pleurer selon son importance, et la satisfaction lui affichera un sourire. Toutefois, il est nécessaire de mentionner que ce n’est quelque chose qu’il montrera à des personnes qu’il estime, tel que des amis -qu’il compte d’ailleurs sur les doigts d’une main-, ou son rival. Son visage est la plupart du temps neutre, autrement dit, sa face n’est presque jamais surmontée d’autre chose, ce qui parfois lui donne un air de rustre dénué de toute intelligence (cela est, dans certains cas n’est pas totalement faux, mais il est plus approprié de parler de ceci dans la description mentale).

Genji est donc par conséquent la tête qui dépasse des foules, le personnage haut en couleur de la bande, et il attire l’attention sur lui, et possède un don particulier pour s’attirer des foudres de personnes sur lui. D’autant plus que malgré tous ses défauts physique et de l’image peu glorieuse qu’il peut occasionnellement donner de lui, la gente féminine ne semble définitivement pas pouvoir résister à ses charmes, en général ; la fille basique peut donc aisément lui trouver attrait, et que ce soit pour n’importe quelle partie de son corps, et même pour son attitude. Par ailleurs, pour faire le lien avec sa faculté à se procurer des ennuis, il a pour fâcheuse habitude de parler à l’escargophone à très haute voix, en lieu public avec la donzelle qu’il fréquente, ce qui non seulement agace tout le monde, mais énerve encore plus ceux qui sont frustrés de ne pas avoir de succès avec les femmes, et il est encore plus amusant de mentionner que ces derniers sont dans un état de rage absolu quand notre personnage est en relation avec plusieurs demoiselles en même temps (son record fut durant son année de première, il en eut pas moins de huit durant plusieurs mois !) et qu’il les appelle les unes après les autres. Donc, si l’on pourrait trouver un dernier adjectif pour qualifier notre personnage, on pourrait ainsi rajouter le fait que c’est un homme à femme.

Moralement parlant, on peut dire que Genji est de près comme de loin l’un des pires exemples que l’on puisse prendre : rien que de par sa façon d’être, c’est un danger. D’un tempérament amplement belliqueux, le meilleur moyen pour lui de régler un conflit, quel qu’il soit, sera toujours la violence (sa barbarie est d’ailleurs hors-normes, il n’est pas rare de devoir esquiver des pieds de tables assez fréquemment si vous faites partie de son entourage). Et, pas ces conneries de perdant sur l’honneur : un combat pour la victoire ou pour la défaite, un combat pour avoir raison ou avoir tort, un combat de vie ou de mort. Malgré une éthique basée sur la bestialité, ses principes n’incluent pas la bonté, la gentillesse, ni même la méchanceté ou la misanthropie, selon lui, tout est une affaire de dette. Les gens ne lui demandent rien, il ne demande donc rien à personne. Il a donc une dette envers quiconque interagit avec lui, avec bien-sûr une dette de sang à verser pour ceux qu’il prend plaisir à appeler « les emmerdeurs ». Il ne connaît pour l’instant pas l’amitié, mais ces « dû » sont un élément important de sa philosophie, et font partie de ses priorités absolues, et ce quelle que soit la situation. Il est aussi nécessaire de mentionner que quand les choses se gâtent, que tout dérape et devient plus ou moins dangereux, ce n’est pas pour lui déplaire : il possède un goût relativement prononcé pour ce genre de cas de figure, quelque peu par masochisme, aucunement par penchant pour l’aventure ou autres choses du genre, mais ce aussi pour savoir jusqu’où il est capable d’aller.

Je l’ai précisé au-dessus, Genji est masochiste. La douleur, le désespoir, font partie de ses plus grands plaisirs, et c’est l’une des raisons pour laquelle il laisse la nature le soigner : avec des médicaments, du désinfectant, ou n’importe quoi d’autre, la souffrance ne serait plus aussi jouissive. Il s’inflige régulièrement des blessures, mais préfère largement s’en faire infliger, son endroit favori étant le dos. Par ailleurs, c’est une des raisons pour laquelle il attache tant d’importance au combat, même s’il a horreur de perdre, il ne déprimera pas pour une défaite, s’il a bien eu mal. Précisément, ne pas gagner sans connaître une grande peine physique le mettra hors de lui, et voudra montrer au responsable de ceci ce qu’est une « véritable » manière de ne pas être victorieux, même s’il faut le pourchasser jusqu’au trou du cul du monde.

Elevé par un Yakuza, il attache une grande importance sur les valeurs comme l’amitié, mais ne respecte pas n’importe qui. En effet, il est trop attaché à la violence pour pouvoir respecter quelqu’un normalement. Il ne respecte que les rares qui peuvent rivaliser avec lui, ainsi que d’autres qui l’ont déjà laissé à moitié pour mort. Certains d’entre eux sont plus faible que lui, mais ce sont des personnes qui le suivraient jusqu’en enfer. Il ne possède que très peu d’amis, mais ils lui sont fidèles, et c’est quelque chose de très réciproque. Comme mentionné sur le point physique, Genji possède un don véritable pour s’attirer des ennuis. Ceci est peut-être dû à une légère arrogance, ou bien car il a le pouvoir d’énerver les autres par son attitude, mais ce qui est sûr, c’est que si aucune emmerde ne lui tombe dessus pensant plusieurs semaines, c’est qu’il y en a une importante à prévoir !

Il faut également mentionner que notre personnage est un grand obsédé. Adepte de films et/ou revues pornographiques, il doit être l’un des rares pervers au monde à avoir du succès auprès de la gente féminine et en profiter plus qu’amplement : il n’éprouve aucun remord à entretenir plusieurs relations dans le même temps, et cherche toujours à battre son record de huit établi pendant son adolescence, parce que ça le fait bien rire. Il n’est également pas rare qu’il attrape quelques IST de temps à autres, et cela lui a provoqué de grandes douleurs à son engin, ce qui ne fut pas pour lui déplaire, mais le dispensait en fait de toute libido.

Très grand amateur de bonne chère, il a un faible pour la nourriture, (surtout) pour la boisson, c’est un adepte des plaisirs de la table, et sa manière de vivre est en adéquation avec. Les repas sont donc pour lui l’un des moments les plus importants de la journée, de la vie même. « Les emmerdeurs » qui ont exercé leur fonction pendant un de ses pique-nique ne s’en sont jamais sorti indemne. Par ailleurs, il a la réputation d’avoir un appétit gargantuesque, mais aussi et singulièrement un boit-sans-soif de première ! Dépendant à l’alcool, il se débrouille pour ne jamais en être à court. Pour rester dans l’aspect culinaire ou gastronomique de sa personnalité, il possède un péché mignon, pour lequel il ferait n’importe quoi : La terrine de Sanglier. L’idée d’en manger le met dans un état de transe incomparable, et il est capable de tout pour parvenir à en déguster ne serait-ce qu’une tartine. Mis à part une faible poignée d’objets qui lui sont chers tels que sa veste Gakuran et sa montre, les possessions ne représentent quasiment rien pour lui. Le physique n’est pour notre personnage que le jouet de nos esprits, perdre un gros billet ne représentera rien pour lui

Genji ne se définit pas lui-même comme un cœur bon, mais il n’est pas un mauvais samaritain non plus. Son sens de la justice est assez particulier, il n’aidera pas quelqu’un sans courage, ou quelqu’un s’empêchant inconsciemment, de par son mode de vie, de réaliser son but. Il protégera les faibles qui ont au moins la force d’assumer leurs convictions, et les assistera à réaliser ces dernières. Si il y a bien une chose qu’il ne supporte pas, c’est la tyrannie. Il est conscient qu’un chef doit avoir une poigne de fer pour diriger n’importe quoi, mais la liberté d’un individu ne s’arrête-t-elle pas quand elle entrave celle des autres ? De plus, il est le genre de personne très peu attentionnée, qui peut aller jusqu’à tuer pour atteindre son but, et qu’importe qui.




Toute histoire mérite d’être racontée, du début à la fin. Qu’elle soit drôle, triste, sanglante importe certes, mais l’essentiel reste la différence entre le commencement et le terme, entre le prologue et l’épilogue, ce que va apporter le dénouement : les personnages deviendront-ils des mythes ? Chantera-t-on leurs exploits, ou bien seront-ils oubliés comme beaucoup ? La face du monde en sera-t-elle changée ? C’est ce genre de choses qu’il est primordial de retenir dans un récit. Les péripéties ont un faible poids en comparaison aux extrémités de la ligne que représente un conte, mais elles ont tout de même leur signification. Elles sont là pour expliquer cette différence entre, pour donner une raison à la teneur de l’issue. Il convient donc ici de vous raconter une histoire qui prend place avant une autre, celle du passé de Genji.

Vingt-quatre années en arrière, un enfant lourd de présages fut mis à bas : il était né d’une nuit de lune rouge. Le bambin fut donc abandonné à une autre famille après à peine plusieurs semaines de vie. Et, pas n’importe quelle famille : La célèbre lignée Minas, noble généalogie de guerriers sanguinaires vivants reclus du monde, qui doivent tuer leur père en guise de rite pour passer à l’âge adulte. Les géniteurs biologiques de notre personnage avaient volontairement placé le nourrisson dans l’espoir de le voir mourir par l’éducation guerrière plus que barbare que les enfants recevaient dans ce clan. Ce fut une erreur de jugement, puisque la constitution du garnement était supérieure à la moyenne, et il survécut à ses premières années, et était le plus fort des survivants de son âge.

Apportons plus de précisions sur l’ascendance Minas. Descendants de nomades de steppes glacées sur les zones froides de Red Line, ils vivent sur de petites îles aux alentours de la mer de Glace actuellement, en une communauté divisée en deux : un campement sauvage pour les jeunes qui doivent apprendre les arts guerriers jusqu’à dix ans, entouré d’une muraille épaisse infranchissable sinon par une seule issue hautement surveillée. Ce même rempart est entouré de grands bâtiments pour ceux ayants accomplis les rites de passage à l’âge adulte, à savoir tuer son père par n’importe quel moyen. La tradition veut que passés les dix printemps, les bambins soient lâchés en pleine nature pour leur apprendre à vivre par eux-mêmes, jusqu’à ce qu’ils reviennent de même pour accomplir leur macabre action. A proprement parler, c’est une « famille », mais beaucoup d’enfants ne sont pas de la lignée par les liens du sang, une grande partie d’entre eux ne sont que de gamins recueillis car ils étaient indésirables. Sur le plan politique, l’organisation n’est pas d’une extrême complexité : Le héraut dirige le clan tel un homme de fer, et la succession se fait toujours dans le sang. C’est lui qui décide quelles seront les attaques de l’organisation que représente la famille. Ils possèdent par ailleurs une immunité diplomatique leur permettant de piller, tuer et détruire en toute légalité, de par leur statut de nobles, acquis de manière douteuse.

Agé de six ans, le jeune Genji était l’espoir de sa génération. Gagnant épreuve sur épreuve, course sur course et combats sur combats, sa vie était faite de victoires faciles et s’ennuyait grandement. Ses parents biologiques, ayant leurs informateurs là où il avait été placé, furent surpris d’apprendre qu’il était toujours vivant, que le froid et la barbarie n’avaient pas eu raison de lui. Sa mère, prise d’un sentiment de regret, se disant qu’elle n’aurait pas dû abandonner l’enfant sous la pression de son entourage, se mit alors en tête l’idée de le visiter. Voyageant vers l’extrême nord de North Blue, là où les conditions climatiques sont aussi rudes voir pire que sur la mer de glace, et elle retrouva l’île même pas répertoriée où son père l’avait laissé au stade de nourrisson plusieurs années auparavant. Sachant impossible de pénétrer dans la zone où se trouvaient les jeunes en apprentissage de la voie de la brutalité, elle attendit la prochaine corvée de chasse pour demander à un des enfants comment pourrait-elle s’entretenir avec Genji. S’asseyant sur un rocher à l’orée d’une forêt de pins enneigés à proximité des installations de la famille Minas, elle attendit… attendit… Puis se réveilla dans un sursaut qui coupa ses lèvres horriblement gercées. Un robuste petit garçon vêtu de fourrure se tenait devant elle.

« -Qui es-tu ? avança le gosse.
La jeune femme haleta, de la fumée sortant de sa bouche. Elle était congelée.
-Je ne suis qu’une dame, sur son chemin, souffla-t-elle. Et toi, qui es-tu ?
Le chérubin était de marbre.
-Je ne suis qu’un enfant, sur son chemin, tout comme toi. Ou ce chemin compte-t-il te mener ?
-Je cherche un petit garçon, mon fils, dit-elle dans un sourire. Son nom est Genji.
Il fit un pas en arrière, avec un regard surpris.
-Je… je suis ton fils ? »

Elle écarquilla grand les yeux ? Etait-ce réellement son rejeton, là devant lui ? Qu’il était grand, qu’il était beau ! se disait-elle. Elle l’arracha à cette éducation guerrière sans plus attendre, et quitta son père et sa famille tentaculaire dans le même temps, pour s’établir loin de tout, sur la lointaine île céleste, Skycity, plus connue sous le nom de Bhuejerba. La perte d’un des meilleurs espoirs pour les Minas fut désespérante, si bien qu’ils se mirent à saccager sans foi ni loi autour de leur territoire pour le retrouver. Malheureusement, ils avaient beau fouiller toute la terre, c’est dans le ciel qu’il se trouvait.

Genji aimait la ville. Il s’y était habitué très vite, en compagnie de sa maternelle. C’était un endroit où il adorait se promener, la sensation de liberté était aussi grande que le nombre de personnes qui s’y trouvaient en même temps. Ce sentiment de perdition, alors que tout était à sa disposition, était quelque chose de grand, il avait l’impression d’appartenir à un phénomène qui le dépassait. D’infortune, il fût contraint à une chose : la scolarisation. C’était comme une cerise sur le gâteau. Mais une cerise pourrie, ou pas un seul morceau de la chair du fruit n’était mangeable. L’école était si ennuyeuse… apprendre n’était pas du tout son aspiration. Les années passaient, et plus son niveau scolaire augmentait, moins il profitait de la ville. La vacuité devenait de plus en plus importante, son quotidien n’était que vide.

Jusqu’à ce que finalement, quand il eut atteint la douzaine d’années, il se retrouva au collège. Sa première journée se passa comme une journée d’école, jusqu’à la pause déjeuner : des informations inutiles, le début des cours où il ne faisait que dormir. Lorsque vint l’heure du repas, les choses commencèrent à devenir intéressantes. Il sortit son bentô de son sac, et commença à manger sa part de riz quotidienne, lorsqu’un idiot ouvrit la porte de sa classe. C’était un troisième année, habillé comme un yankee. Sa démarche était tout simplement ridicule, avec son pantalon sur le bas des fesses, on aurait dit qu’il s’était déféqué dessus. Genji ne put s’empêcher de rire. Bien entendu, le caïd y réagit tout de suite.

« Héééé, p’tit malin, qu’est-ce qui t’fait marrer ? J’étais venu pour recruter des premières années, qu’est-ce que tu fous ?
-Hahahaha, excuse-moi, pardon… Donc, tu veux recruter certains d’entre-nous. Dans quoi ?
-Le gang du collège bien-sûr. A moins que tu préfèrerais le club de danse classique ?
Deux-trois personnes ricanèrent dans le fond de la classe. Sentant son sang monter comme jamais, il se rappelait ses jeunes années dans les steppes glacées.
-Allez, viens-là, dit-il en se levant.
-Tssss… tu crois que t’as une chance ?
-A toi de voir. Ramène toi, ducon.
-Enfoiré ! Respecte tes senpaï !
-Je respecte uniquement mes amis, et ceux qui arrivent à me surpasser. J’veux vérifier la deuxième condition.
-Pfff. On m’avait ordonné de rien faire aux nouveaux, mais tu m’prends trop la tête, avec tes grands airs. J’vais t’saigner ! »

L’aîné arriva à la charge en donnant un coup de poing vers l’abdomen de notre homme, qu’il bloqua. L’attaquant recula. « Tu te débrouilles pas mal, pour un morveux. J’dois avouer que j’te voyais moins grand, de là-bas, mais c’est pas important. ». Revenant aussi rapidement que la première fois, il enchaînait coup sur coup, et le plus jeune faisait esquive sur esquive. La facilité avec laquelle il menait le balourd l’enchantait, il était hilare de se rendre compte de la différence de niveau entre lui et son adversaire, qui était d’ailleurs stupéfait de ne pouvoir toucher le jeune adolescent. Les quelques élèves qui regardaient autour s’étaient transformés en une foule générale qui restait bouche bée, et s’écartait à chaque fois que l’un des deux combattants s’approchaient d’eux. Il commençait à faire très chaud dans la salle, et que ce soit incombé à l’attroupement massif d’étudiants ou bien à la chaude journée de printemps, notre personnage dût essuyer une goutte de sueur qui perla sur son front. Il regardait son opposant attentivement. Il était en nage, respirait comme un bœuf. Il donnait son maximum dans son combat, alors que Genji, lui, n’avait même pas utilisé le quart de son potentiel. Il reprit son sérieux en laissant tomber le sourire qui illuminait son visage depuis quelques minutes. Il avança, et quand l’autre tenta un coup de poing, il le bloqua avec sa face entière. Son arcade était tout de même ouverte, mais il ne cilla pas. Retirant son bras, son sénior était si stupéfait qu’il ne pouvait dire un mot. Le sang coulait sur la figure de celui venant d’essuyer une attaque. Son ennemi ne vit pas venir le heurt de son pied dans sa mâchoire, qui le mit K.O.
L’audience était stupéfaite. Un nouveau qui bat un des anciens ? Du jamais vu ! La tension était encore grande, et le vainqueur les regardait tous d’un air réprobateur. *Qu’est-ce qu’il y a ? Je l’ai juste battu, j’avais besoin de me battre, de toutes façons*. Gêné par toute cette abondance de personnes, il se remit à sa table pour finir son repas, faisant semblant de ne faire attention à rien ni personne, si bien qu’il ne fit vraiment attention à rien : du sang gouttait de sa blessure faciale dans son riz, et ne s’en rendit compte que lorsqu’il eût finit, lorsque des perles écarlates s’écrasaient sur le fond de sa boîte à bentô. Après avoir demandé un mouchoir à son voisin, celui-ci le conseilla d’aller à l’infirmerie plutôt, chose encore inconnue pour lui, où il se fit panser et renvoyer à domicile quelques minutes plus tard, à cause ou plutôt grâce à sa lésion.

C’était l’aube d’une nouvelle vie pour notre personnage ! Fini l’ennui, fini étudier et s’endormir ! Désormais, il s’était dégoté un nouveau passe-temps : le combat. C’était franchement bête de ne pas y avoir pensé plus tôt, étant donné que son enfance n’avait été remplie que de ce genre d’activités violentes, voire pire. Les jours se transformaient en semaines, les semaines en mois, les mois en années. Il fut bientôt à la place de celui qu’il avait terrassé dès son premier jour dans l’établissement, et se rappeler de cette scène le faisait toujours sourire. Etant devenu le caïd n°1 du collège depuis longtemps, il avait tenté de défier les gangs de la ville, de vrais psychopathes selon les rumeurs. Il ne s’en était pas sorti indemne, un des Yakuzas l’avait kidnappé et lui avait taillé une cicatrice en forme de corbeau dans le dos, alors qu’il était éveillé, lui causant une immense peine physique. Enormément frustré par la défaite essuyée, il avait cependant aimé perdre… aimé souffrir… aimé la douleur… aimé ne plus être au sommet. Il ne manqua pas à tester ce nouveau plaisir de soumission sur le plan sexuel, avec ses petites amies, et développa petit à petit un Masochisme relativement poussé.

La fin du cycle secondaire approchait, et il n’avait aucune idée de l’après. Son dossier scolaire, tâché sur le plan comportemental, ne lui permettait pas d’aller en lycée, et ayant déjà participé à des saccages en ville dans le cadre d’affrontement contre des écoles rivales, aucun commerçant n’accepterait de le prendre en tant qu’apprenti. Sa mère, bien qu’affligée par ce que devenait son fils, ne voulait toujours que son bonheur. Il y avait un pensionnat qui pourrait assurer ses études suivantes, se trouvant néanmoins dans les quartiers malfamés de la ville. Le légendaire Lycée pour Garçons Suzuran, de renommée mondiale pour être celui où les jeunes les plus désespérés et violents vont tous ; pas de futurs ennemis du gouvernement, mais un beau fléau social tout de même.

La rentrée suivante, il fut donc intégré dans l’un des bahuts des plus violents au monde, et ce à son plus grand bonheur. Plus que jamais, il devait se battre, pour sa survie. Il gagnait un jour, perdait le lendemain, se vengeait deux jours après avoir récupéré. Le climat tendu aidait à tisser des liens de fraternité, de cette manière, il monta son propre clan à l’intérieur de cette jungle : GPS, pour Genji Perfect Seiha. Comme son nom l’indique, cette faction avait pour but de faire de notre personnage le chef suprême de la cage aux fauves que représente cet établissement, le mâle alpha. Ayant sué sang et eau toute sa première année pour se faire reconnaître comme le plus fort parmi sa génération, il ne s’intéressa à ses aînés que celle d’après, lorsqu’il était en première. Un monstre se dressait entre lui et son objectif : Rindaman, surnommé Le Roi des Monstres. Plus grand que le jeune rêveur au sang chaud d’au moins une tête –ce qui est totalement hors-normes, puisqu’il avait déjà sa taille définitive de deux mètres-, il était également doté d’une carrure deux fois plus large que la sienne. Roux de chevelure, il s’habillait en treillis et manteau de cuir.

Il n’avait pas osé l’affronter en duel. C’était la première fois de sa vie qu’il ne pouvait pas braver le danger, cela le mettait dans un état inimaginable, entre la rage et la folie, mais quoi qu’il fasse, le courage d’aller le voir pour le provoquer ne naissait jamais en lui. Etait-ce de la peur, ou bien autre chose ? Il ne put décider, et se résigna. L’endroit plein de promesses, Suzuran, perdait énormément de sa superbe, et sa deuxième année fut beaucoup moins mouvementée que la première. Pourquoi-diable ne tentait-il pas un combat contre lui ? Se posant la question quotidiennement, il essayait tant bien que mal de trouver la réponse dans n’importe quoi. Il vécut ainsi plus pleinement que jamais pendant plusieurs mois, battant son record de petite-amies simultanées, prenant des cuites toujours plus intenses, il profitait de son existence. Mais on ne naît pas un soir de lune rouge par pur hasard, la violence était liée à Genji, et il était lié à elle. Ne trouvant pas la réponse à la question qui le turlupinait depuis le début de la période scolaire, il décida néanmoins de combattre Le Roi des Monstres, son sang chaud étant refroidi depuis trop longtemps désormais.

C’était un jour de neigeux de décembre, la température était glaciale. C’était aussi le jour de l’affrontement, et le climat hostile n’entamait en rien sa détermination. Il voulait gagner, devait gagner, pouvait gagner. Enfin, ça, c’est ce qu’il croyait… Rindaman ne tirait pas son surnom d’un Kinder surprise, et même si notre personnage avait atteint son niveau par l’entraînement, la victoire lui serait presque impossible, de par sa résistance physique hors du commun. Toutefois, le match pouvait toujours réserver tout de même une surprise, car Mad Dawg, (le surnom du leader de GPS depuis ses années collège) avait lui aussi plus d’un tour dans son sac, notamment son penchant pour la douleur. Le rendez-vous était fixé sous un pont, celui qui franchissait le canal des eaux usées de Skycity. Contrairement à ce qu’on pouvait espérer d’un combat de cette envergure, aucune assistance n’était là pour admirer l’évènement. En effet, les deux hommes avaient préférés tenir leur combat secret, pour ne pas être dérangés par des encouragements ou bronchades. Une véritable confrontation, voilà ce que cela allait être, pas un évènement sportif.

Qu’est-ce qui attendait Genji là-bas ? La victoire ? La défaite ? Il n’avait jamais perdu un combat au poing, ne pas gagner était tout simplement inenvisageable pour lui.
« -T’es en retard. dit calmement le géant.
-J’suis au courant, répondit-il en jetant sa cigarette.
-Tssss… t’es prêt ?
-Une seconde… Il sortit une bière de sa veste, et en avala une gorgée avant de la jeter derrière lui. C’est bon, amène-toi, géant vert.
-Humph ! »

Il avait beau être l’un des personnes les plus imposantes qu’il avait jamais rencontré, c’était aussi une des plus rapide, et il est inutile de mentionner que c’était la plus forte. Le premier coup de poing qu’il reçut avant de pouvoir faire quoi que ce soit le fit bien voler à cinq mètres. Il n’avait reçu d’aussi violente attaque, et après un gros effort pour se relever, le dévisagea dans une grimace de douleur. *Le Roi des Monstres, hein…*. Se recoiffant, il réfléchit à la manière dont il pourrait mener la contre-offensive sur lui. Mais cette idée s’évanouit de son esprit assez rapidement, dans ce genre combat, c’était le meilleur qui restait debout à la fin. *Je dois surpasser cet abruti de p'tit… Génial !*. Il s’élança au pas de course vers son adversaire, en sautant pour envoyer voltiger son pied en plein son visage, le faisant tomber. Soupirant de malaise, il tenait sa face dans son visage en se tortillant sur ses flancs. Genji ne possédait aucune pitié, et ne laissa aucun répit à celui qui était par terre, lui assénant plusieurs coups de pieds dans les côtes, avant qu’il n’en intercepte un : il lui avait attrapé la cheville de sa main gauche. Tirant un grand coup sec pour le faire chuter, Rindaman se remit debout, pendant que son opposant restait lui à terre.

La neige tombait toujours, pourtant le géant roux retira son blouson en cuir, se laissant en t-shirt sous ce climat hostile. Comme pour ne pas paraître inférieur, Mad Dawg jeta son gakuran par terre aussi. Le temps était glacial, mais leur sang était plus bouillant que le feu des volcans. Il poursuivit par une rapide baffe au visage, histoire de lui faire tourner la figure, lui donnant juste assez de temps pour préparer un énorme coup de poing à l’estomac, qui le plia en deux, et le fit reculer puis s’agenouiller.

-« Keuf… Je te pensais pas de ce niveau-là.
-Moi non plus, répondit-il, amusé. »

Se relevant aussi rapidement qu’il le pouvait, il asséna un coup de genou dans le menton de notre personnage, qu’il ne vit pas venir. Ne pouvant pas réagir dans l’immédiat du heurt, il comprit que l’autre l’agrippait par le col de son maillot. Remettant sa tête en place afin de voir ce que son ennemi préparait, il n’aperçut qu’un poing et ne sentit qu’un choc. Frappant à répétition de cette manière, il jeta l’adolescent, qui peinait à se relever mais en rigolait curieusement. Prenant un instant pour évacuer un glaviot de sang, il plaqua littéralement le Roi des Monstres au sol dans la seconde qui suivit, en lui fonçant dessus et ceinturant sa taille. Ne perdant pas une seconde, notre protagoniste s’assit sur son abdomen et le martela d’une douzaine de coups au visage, et saupoudra le tout en heurtant sa cage thoracique avec son coude. Après s’être relevé en prenant bien le soin de marcher sur les bras de son adversaire, il lui asséna une balayette quand il s’accroupit pour se remettre debout. Les deux belligérants haletaient, suaient, saignaient… La différence de niveau était aussi mince que l’épaisseur d’une feuille de papier.

La confrontation entre les deux hommes touchait à sa fin. Que ce soit un opposant ou un autre, ils voulaient tous y mettre rapidement et sûrement. Genji contracta son bras le plus fortement possible, en pensant que ce coup sera probablement son dernier, et Rindaman se mit en garde en se disant qu’il devait achever ça avant d’encaisser une autre attaque. L’un s’approcha de l’autre, et l’autre s’approcha de l’un. Tels des missiles, leurs bras décochèrent chacun un punch en même temps et attinrent leur cibles.



Les deux énergumènes s’étaient frappés en même temps, à une telle violence qu’un bruit sourd résonna jusqu’au véhicules sur le pont. Titubants en arrière, ils tombèrent. Sur le sol pour le géant roux, certes, mais Mad Dawg n’eut pas cette chance, et ce fut dans le canal qu’il atterrit. Se réveillant plusieurs heures plus tard avec une grippe offerte par la neige, il était persuadé qu’il avait perdu… et en déprimait. De son côté, l’autre, ayant été invaincu depuis cette double défaite se sentait revivre… Ici, le vrai perdant était le gagnant.

Après ceci, il quitta le lycée, et dissout sa bande. A 17 ans, il se mit à travailler dans un dojo, pour enseigner aux enfants comment se battre. Bien que ce genre de choses soit encore dans sa vie, il s’ennuyait, une fois encore. Il avait besoin de ressentir plus de douleur, de repousser ses limites toujours plus loin, mais ne s’en donnait pas les moyens. Au plus grand bonheur des services de police de la ville, il avait cessé de causer du grabuge à tout va sur toute l’île. Il passait désormais la plupart de son temps sur les zones aéroportuaires, à discuter avec le gérant du port, qui avait l’air d’un vieux marin. Il lui racontait de vieilles histoires de pirates, de loups de mer, ce genre de choses. Se faisant attirer par le large, il économisait à l’insu de tous, pour pouvoir se payer une caravelle et écumer les flots. Développant un complexe sur la force depuis sa cuisante défaite à la teneur de quiproquo, il y avait une légende qu’il avait obsédé, à un point tel qu’il n’en dormait pas.

C’était bien entendu la légende sur les fruits du démon, ceux qui accordaient des pouvoirs légendaires. Après tout, battre Rindaman serait un jeu d’enfant, avec n’importe lequel de ces pouvoirs, se disait-il. Aussi, fallait-il le retrouver, car il avait quitté la ville en même temps que lui avait quitté le système scolaire. Se donnant des objectifs, petit à petit, il reprit du poil de la bête, et eut enfin une relation enfin « saine » avec sa mère. Cela dit, elle était inquiétée à propos de quelque chose : la famille Minas. Leurs massacres hebdomadaires n’avaient cessés depuis le départ de Genji, et malgré leur immunité devant les lois, ils étaient des personnages détestés publiquement, leur partisans étaient donc lynchés jusqu’à la mort dans certains cas. Tout ceci devait prendre fin, et quelque part, notre personnage se sentait responsable. Mais avant, il devait acquérir plus de pouvoir, et pour cela, il n’avait qu’une chose à faire.

Il partit questionner le petit centenaire du port. « Quoi ? Comment veux-tu que j’sache où diable qu’on peut trouver ces fruits démoniaques ? Par contre, y’a un pirate qui va être là pour une semaine, le temps que j’répare son bateau volant, tu pourrais lui demander. ». Le message était reçu, et dès qu’il put, il s’entretint avec le susnommé capitaine pirate. «Quoi, tu veux savoir où est-ce qu’on trouve un fruit du démon ? Hoarf, y’a pas d’endroit précis… Moi, on m’a offert le mien, et j’ai battu un type qui avait eu le sien dans un coffre au trésor … Y’a même des gros malades sur Grand Line qui tuent leurs anciens possesseurs pour avoir le leur…enfin voilà quoi, c’est pas quelque chose de commun, ce genre de fruits, héhé ! ». Notre personnage détenait son billet pour purifier le monde de son ancienne fratrie adoptive.
Il avait entendu par le vieux que les utilisateurs de ce genre de pouvoirs étaient sensibles au granit marin. Ce n’était pas quelque chose que l’on pouvait se procurer au supermarché du coin, mais Mad Dawg avait son propre carnet d’adresses. Son ancien bras-droit de GPS avait fini dans la mafia de la ville, il pouvait bien se procurer une paire de menottes façonnée dans la matière si convoitée. Il dût dépenser toutes ses économies pour, mais eut finalement ce qu’il voulait. Lorsque la nuit fut venue, s’emparant de la longue lame à viande de sa mère, de sa nouvelle acquisition, et d’un bâillon, il s’introduisit dans le bâtiment du forban qu’il avait rencontré plus tôt dans la journée, et ouvrit sa cabine dans un rictus. Le menottant puis et obstruant sa bouche, il pouvait le tuer tranquillement… obtenir les pouvoir serait moins une partie de plaisir, par contre… cette personne avait mangé un fruit, le pouvoir se trouvait-il donc dans son corps ? Allait-il devoir le manger ? L’hypothèse lui semblant plausible, il quitta Bhujerba à l’aide du navire volant et s’en alla accomplir ses morbides desseins à l’abri des regards, massacrant l’équipage au passage.

Pendant deux ans, il vagabonda dans les calmes océans de ce monde. Cherchant ou diable se trouvait la famille Minas. Bien qu’ayant vécu parmi eux, il n’avait aucune idée d’où est-ce que se trouvait-leur bassement. Allant de bar en bar, de contact en contact, accomplissant même quelques sales boulots pour un seul filon d’information. Cela dit, chaque chose qu’on lui disait ne concordait avec rien de ce qu’il avait appris d’un autre. Le manque d’information à ce sujet semblait cacher un quelconque secret, et le doute planait. Toutefois, ce n’est pas pour autant qu’il abandonna sa quête, et tant bien que mal, finit par les retrouver, en naviguant sur la lointaine North Blue. Les glaciers tout autour de lui étaient familiers, et lorsqu’il aperçut une plage à moitié enneigée, il sut qu’il était là ou il voulait.

Ne faisant ni une, ni deux, il s’équipa d’un fusil. Leurs immondices allaient prendre fin, ses obligations seraient bientôt remplies. Marchant d’un pas décidé vers le camp, il allait d’abord massacrer tout le monde, puis terminerait par une vengeance personnelle, son père adoptif, l’actuel chef de la tribu, qui trouverait la mort en dernier, et dans d’atroces souffrances pour l’avoir emmerdé dans sa petite enfance. Lorsqu’il arriva aux installations de la horde, il mit son arme en joue, et visa le premier garde en pleine tête, le faisant rejoindre l’autre monde. Son compagnon de garde restait bouche bée, et contempla plus attentivement l’auteur du coup de feu… Il l’avait déjà vu ici… C’était un ancien apprenti !

« -Gen… Genji … ?
-SURPRISE, MUTHAKUKA ! »

Un tir se logea cette fois-ci dans la mâchoire de l’importunant. L’assassin en uniforme scolaire avait une cigarette au bec. La jetant, il pénétra dans l’enceinte de leurs aménagements, tout en tirant sur les crânes de tout ce qui bougeait. Il y avait du sang partout, et le plaisir qu’il prenait à chasser ces personnes pour les tuer gratuitement était plus que démentiel. Bien entendu, certains n’avaient rien à voir avec les tueries occasionnées qui passaient au-dessus de la loi, mais comme on dit, un poisson pourri contamine tout le cageot. Pas un n’échappait à l’expédition punitive de notre personnage, un nombre plus qu’impressionnant de cadavres jonchait le sol gelé. Il avait fini le gros de son travail, il restait la partie amusante : mettre fin à la vie de son père de cœur. Hélas, en arrivant dans sa maisonnée, son corps gisait déjà dans une flaque de sang. A part Mad Dawg, un Minas n’en trahirai jamais un autre, donc quelqu’un d’inconnu s’était occupé de lui. Jetant un œil dehors, il crut entrapercevoir une silhouette féminine de dos, mais elle disparut. Tout cela n’était pas plus mal, il en avait finie avec cette fichue lignée.

Le passé de Genji vient de vous être conté. C’est une explication à ce qu’il est aujourd’hui, toutefois, le dénouement de cette histoire n’est que le début d’une autre qui commence, plus de cinq ans après le massacre de la sanglante famille Minas.





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Dernière édition par Takiya D. Genji le Sam 9 Fév - 11:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I Make the Impossibru Possibru! || Takiya D. Genji   Mar 10 Avr - 20:16

Description : [16/20]
Spoiler:
 

Histoire : [24/30]
Spoiler:
 

Général : [42/50]
Spoiler:
 

Total : [85/5] : [18/20] 36

Bonus : [3/5]

Tu finis donc lvl 39 (non, pas de favoritisme ici, lisez vous même la prez et vous vous rendrez compte de la qualité, ceux qui doutent de mon jugement). Pour les descriptions, c'est très variés (et original, ça fait plaisir, j'ai jamais vu quelque chose comme ça), mais tu fais quelques petites fautes qui te coûtent un point ici et la... Rien de dramatique en somme. Juste quelques manques de précisions peu important, ça ne te pénalise que très peu.

Pour l'histoire, c'est original (sauf quelques petits passages minimes, mais bon, je cherche pas la petite bébête) et il n'y a que très peu de fautes (sauf 2 horribles qui me font encore saigner des yeux tiens), ou légère incohérence (j'en prend pour exemple l'endroit où tu ne dis jamais avoir perdu au poings alors que tu dis qu'à ton arrivée à Suzuran tu perds régulièrement). L'ensemble est toutefois agréable à lire, et quelques blagounettes gentillette égaillent la lecture...

Peu de choses à dire au final, à part que la présentation était excellente... Niveau 39, capitaine pirate, et à ta demande tu accède à la prime de 30 millions de berrys qui est due au massacre des Minas sous protection gouvernementale, et le vol du navire pirate qui aurait du revenir à la marine au final.

Bon jeu sur One Piece New Genesis!

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I Make the Impossibru Possibru! || Takiya D. Genji

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